Skip to main content

Full text of "Ostéologie - Splangnologie - Myologie - Angeologie"

See other formats


Vu.. 
























OSTEOLOGIE. 


’OSTEOLOGIEcftune fcien-: 



JLl/ce qui nous inltruit de la llrudhire 
<Jés os , organes delîinés à donner la 
Configuration:non feulement à tout no- 
.'tre corps , mais encore! chacune partie 
■qui le compofe, ce font eux aufii qui 
fervent d’appui , de bàze & de fonde- 
ipént a toutes les parties molles , qui 
donnent attache à nos mufcles &c k 
leurs tende iis , enfin qui donnent palïà- 
,gê tant âux'arteres veines &.rierfs qui' 
vont fediftrjbuer dans leurs propres fub- 
feanccs qu ! à ceux qui vont & revien¬ 
nent des-diÏÏè.ten£és parties molles. 

L’Oftcologie' eft diftinguée en gene- 
J-ale ,& éri particuliered’Ofteplogié gene- 
leeft celle qui'nous infiruit de ce que 
les os ont de'communs, e.atr’eux, & lai 
particulière nous enfeigne ,ce qu’ils ont 
de remarquable, chacun en leur particu¬ 
lier. 

Du general des Os. 

On entend par le fquelet rafiemblagc 


A 





1 


de tous les os qui le conftfuifent, folt 
par leurs propres ligamens 8c cartilages^ 
ce qui-tui donné le nom de fquelet na¬ 
turel , foit à la faveur de quelque corps 
étranger quifupplée au défaut des l'iga-* 
mens , comme fil de laiton ou d’argent» 
8c au défaut des cartilages comme buflfe, 
& c’eftcequi lui fait donner le nom de 
fquelet artificiel. 

L’os eft défini un compofé de fibres- 
trèsTfolides qui-s’étendent ou fuivant fa. 
rectitude, ou interrompent fa reéiitude» . 
8c forment la partie de notre corps I® 
plus ferme qui eft exenue deflexibilité 
8c capable par confequeht de répondre- 
aux adages aufquels la nature l’a deftimé. 

11 eft donc compofé de plans de fibres, 
ofîeufes , d’un corps réticulaire , autre-., 
ment appelle tiffu fpongteux ou cellu¬ 
laire, les plans de fibres ont différentes- 
directions ou reélitudes fuivant la lima- 
tioivde l’os, 8c font couchés les unes 
fur les autres, ce font ces plans de fibres 
qui s’étendent le long de l'os-8c qui for¬ 
ment fa circonférence extérieure , 8c 
l’on obferve quêtant parvenus particu¬ 
lièrement aux extrémités des os, ils difo 
pafoiftent pour, ainfi dire , nç fortu$[$ 






plus pour lors qu’une couche'fous laquel» 
le fe rencontre le tiffu fpongieux qui efï 
d’écartement des plans de fibres de l’os 
'même qui s’entrecroifent les uns avec 
les autres pour former des efpaces qui 
ont tous communications les uns dans 
les autres & qui par la même ràifon con- 
conllruifen t des cellules qui reprefentent 
differentes grandeurs,differentes figures; 
& differentes lituations ; tous ces plans 
de fibres & ce tiffu cellulaire fe trouvent 
de même que les autres parties molles 
de notre corps en abrégé dans l’oeuf,mais 
après avoir été pénétré par l’adtion de 
l’efprit feminal, }ls fe développent & ils 
font augmentés nourris par la prefen- 
ce des fucs nourriciers qui leur font ap¬ 
portés par les vaiffeaux fanguins & non 
pas par la moelle. 

Eu égard à cette differente ftrudtnre ; 
on doit trouver par confequent à l'os 
deux differentes fortes de cavités inter- 
tiés,particulierërhent aux grands os des 
extrémités tant fuperieures qu’inferieu¬ 
res, ( car excepté ceux-ci les autres n’en 
ont que d’une efpeee enfermée par une 
couche de plans de fibres , & les autres 
p’en ont aucunes * ) ces cavités font 



l 

grandes où petitesses grandes font cel¬ 
les que l’on trouve aux os longs des 
ex:tremités,celle-ci renferment la moelle, 
Scies petites font celles qui fe trouvent 
aux extrémités des mêmes os longs 8c à 
tous les autres os du corps,celles-ci con¬ 
tiennent le fuc moelleux ou médullaire. 

La moelle 8c le fuc moelleux ii’eft au¬ 
tre chofe que la féparation de la partie 
buileufe du fang qui s’épanche dans les 
cavités 8c qui s’y congelle plus ou moins, 
ce qui fait qu’on la diftingue ( quoique 
ce foit toujours de la moelle,) en moelle 
qui eft d’une confiftance folide 8c qui 
remplit la cavité des grands os des extré¬ 
mités , & en fuc moelleux qui eft moins 
folide 8c qui fe trouve contenue dans le 
tiflu \fpongieux ; ces deux efpeces de 
moelle pénètrent jufques dans la fubftan- 
ce de l’osipour rendre leurs fibres moins 
caflarites. 

Il faut obferver que la furface interne 
de l’os fe trouve tapiffée , particulière¬ 
ment ceux qui font longs , d’une mem¬ 
brane appellée membrane de la moelle, 
qui forme plufieurs cellules membra- 
neufes qui ont toutes communication 
les unes dans les autres, 8c quirenfer- 












fôent de la moelle comme dans un tiffu 
cellulaire, 8c ce tiffu enfuite fe commu¬ 
nique jufqùes dans le tiffu fpongieux de 
l’os où il tapiff e la circonférence des cel¬ 
lules , pour renfermer le fuc moelleux 
ou médullaire. 

La fùrface externe de l’os fe trouve 
recouverte d’une membrane très-fenfî- 
ble appellée periofte , excepté les têtes 
& cavités, de l’Os qui font recouvertes 
d’ùfl cartilage liffe 8c poli fans fentiment 
8c p&r conséquent capable de produire 
le mouvement désarticulations plus li¬ 
bre,excepté auffi la partie des dents qui 
cft hors des alvéoles qui cft tout à nud 
pour ne point empêcher la maftication.. 

Les ufagesdes os fout.generaux 8c par¬ 
ticuliers', leS'ùfages 'gerrèfaux'font que 
les uns fervent à fqutenir le corps.8c.aa 
marcher,tels iontlesOs qüicompofentles 
extrémités inferieures; les autres fervent 
a nous aider , tels font les os des extré¬ 
mités fuperieures, à Taidc defqùels nous 
faifonsefffltens ouvrages ; enfin les au¬ 
tres fervent à renffetrher des parties , tels 
font les os qui conffruifent le crâne, qui 
contiennent le cerveau , le cervelet la 
Oioëüe allongée 3 Ie commencement des 


6 

dix paires de nerfs , & les dépendances 
de ces parties, auiïi-bien que l’organe 
de l’-oiiie , comme les os de la face, qui 
renferment l’organe de la vue, de l’odo¬ 
rat & du goût,comme lqs os qpi.forment 
la poitrine, qui contiennent le cœur,, 
lespoulmons, les gros vaiffeauxôc au¬ 
tres , comme les os du balfin qui con*. 
tiennent les parties internes de la.gene- 
ration ou de l’un ou de l’autre fexe , le 
reétum, la veiïie 8e autres, enfin comme 
l’épine qui renferme dans fon long canal 
la moelle épiniere. 

Les ufages particuliers font autant dif- 
ferens qu’il y a d’os 6c feront expliqués 
plus loin. 

De la divijîon du Squelet. 

Le Squelet fe divife en tête, en tronc, 
Bc en extrémités , la tête a fon étendue 
depuis le vertex, qui eft îa jonébon du 
coronal avec les deux pariétaux, qu’on- 
nomme fontanelle aux .enfans jufqu’à la 
première vertebre du col, elle fe divife 
en crâne 6c en face, le crâne eft compofé 
de huit os contenans 6c de huit conv 
tenus. 






Les huit os contenans font diftingués 
en propres au crâne & en communs au 
crâne ôt à la face; les propres font trois,, 
fçavoir les deux pariétaux & l’oçqipital; 
les communs font cinq, fçavoir le coro-* 
nâl, les deux temporaux, le fphenoïde 
& l’etmoide. 

Les huit os contenus au crâne font les 
quatre qlïeists de l’oüie de chaque côté 
renfermés dans L’apophife pierreufe de 
l’os, des tempes qui font l’étrier , l’en-s 
çlume , le marteau , & le lenticulaire. 

La face fe divife communément eu 
deux mâchoires , l’une fuperieure Sc 
l’autre inferieure. 

La mâchoire fuperieure eft compofée 
de treize os, fçavoir les os du nez, le9 
os unguis , les os maxillaires, les os de 
la pometre, les'.osdu palais, les coquilles 
inferieures du nez ou os nazaux inter-, 
nés, & le vomer. 

La mâchoire inferieure eft faite de 
deux os dans les enfans & d’un feul dans 
lçs adultes. 

A chaque mâchoire on admet les dents 
qui entrent , aufïï dans leur compofition 
& dont le nombre n’eftpas limité , c’efi 
ce que nous examinerons dans le parti-- 
cuüer, 



s 

Le’tronc a fon étendue depuis lapre- 
ttiiere vertebre du col, jnfqu’au cocchc 
par derrière, 6c par devant jufqu’aux 
Os-pubis inclufivement , y comprenant 
la poitrine 6c ie baffin. 

fPfe divifè en trois parties qui font 
l’épine, la poitrine 6c les os des ifles ou 
ihnortïinés. 

L’épine fe divife en cinq parties, qui 
font le coi fait de'fept vertebres , le dos 
fait de douze , les lombes faites de cinq , ■ 
l’os facrum fait de cinq ou fix, 6c lecoc-;' 
dix fait de trois ou quatre. 

La poitrine comprend les côtes 6c le 
flernum, les côtes font vingt-quatre, 
douze de chaque côté diftinguées en fept 
vrâyes fuperieures Se cinq fauffes infe¬ 
rieures , lëfternum dans les enfans eft 
fait de cinq ou fix os, 8c dans les adultes 
de deux, trois 8c quelquefois d’un feui, 
à fon extrémité eft un cartilage appelle • 
xiphoide. 

Les- os des ifles ou 1 innommés font 
deux, un de chaque côtédivifés chacun 
dans les enfans en trois, le premier le fu- 
perieurôc le plus grand eft llleum, le 
deuxième , le plus petit, l’inferieur 6c 
anterieur eft le pubis, le troifiéme, le 




moyen, l’inferieur Çcpofterieur eftl’iÆ» 
chium. 

Les extrémités font fuperieures 8t in¬ 
ferieures , les fuperieures fe divifenc en 
quatre parties, la première eft l’épaule , 
compofée de l’omoplatte 8c delà cla¬ 
vicule, la deuxième eft le bras fait de 
l’humerus , la troifiéme eft l’avant-bras 
fait du cubitus 8c radius. 

La quatrième eft la main qui fe divi- 
fe en-carpe, en métacarpe, & en doigts 
ou phalanges-, le carpe eft fait de huit os 
difpofés en deux rangées ,. fçavoir trois 
dans la première , quatre dans la deuxie¬ 
me , 8c le huitième eft hors de rang fi- 
tué du côté du petit doigt, le métacar¬ 
pe eft fait de quatre os , 8c les doigts de 
chacun trois appelles phalanges. 

Les extrémités inferieures fe divifent 
auffi en quatre parties , la première eft 
la cuifîe faite du fémur, la deuxième 
eft le genou fait de la rotule , la troifié-, 
me' eft la jambe faite du tibia 8c du péro¬ 
né , enfin la quatrième eft: le pied qui fe 
divife en tarfe,en metatarfe 8c en doigts. 

Le tarfe eft fait de fept os qui font 
l’aftragal, le calcanéum, le feaphoide ou 
naviculaire,le cuboide 8c les trois canei- 



ï® 

formes; le metatarfe eff fait de cinq os 
les doigts de chacun trois appellés or* 
teils i excepté le poulce qui n’en a qu® 
deux. 

T)es différences des Os. 

Les différences des Os fe tirent de plu- 
îieurs chofes,la première fetire de leur 
ïubftance, en ce que les uns font durs 8c 
Creux dans leur milieu,comme les grands 
os des extrémités fuperieures & infe¬ 
rieures j les autres font fpongieux com¬ 
me l’extremité des mêmes grands os 6g 
les autres os du corps. 

La deuxième différence fe tire de leur 
grandeur, en ce qu’il y en a de grands 4 
de moyens, de petits, 6e de très-petits 
comme font les offelets de l’ouïe. 

La troifiéme différence fe tire de leu? 
diviüon,laquelle eft différente fuivant la 
fituation des os 8c leur étendue , mais en 
general ofi les divife en partie fùperieu- 
re, moyenne, inferieure, anterieure, 
pofterieure , en latérale droite ou gau¬ 
che , interne ou externe ,8c en face in¬ 
terne ou externe , anterieure 8c pofte- 
xieure, 6c ainfi des autres. 






*r 

La-quatrième différence fe tire de leufi 
figure, en ce que les uns reffemblent k 
des colonnes , comme les grands os des 
extrémités fuperieures & inferieures,les 
autres reffemblent à des demi cercles * 
comme les côtes , à des s romaines 
comme les, clavicules , à des triangles 
comme les omoplates, à un fer à che-; 
val comme la mâchoire inferieure, a une 
figure ovalle comme .l'occipital,à une fi¬ 
gure qnarrée comme les pariétaux^ une 
coquille comme le coronal,à une chauve- 
fouris comme le fphenoide , à un crible 
comme l’etmoide , à un foc de çharrue 
comme le vomër, & ainfi des autres fi-* 
jjures dont le particulier nous inffruit „ 


Bi parties ies Qs, 




Gn remarque en general dans tous les 
os de deuxfortes de parties.,- les unes s’é¬ 
lèvent de la propire fubftance de l’os & 
fe nomment éminences, les autres s’im¬ 
priment dans leurs propres fubftances 
& fe nomment cavités. 

Les éminences de l’osffont l’apophife 
& l’épiphife qui renferment fous elles 
putes les autres, cfpeces. dréminenees,o{> 



Î2 

entend par apophife toute émînenoè oa 
bofle qui s’élève de la fubftance de ï 
l’os & excede fa fuperficie naturelle; | 
leur ufage eft de fervir aux articulations, 
de donner attache aux mufcles & aux 
ligamens ; ces apophifes font continus if 
au corps de l’os, au lieu que i 5 épiphife y i 
cft feulement contiguë. 

L’épiphife ne différé donc de l’apo- I 
phife , que parce que les éminences ne f 
font pas continues à l’os principal*, mais ' 
il femble qu’ils y foient comme ajoutées, É 
commençant d’abord par être cartilagi- 
neufes , enfuite s’oflifient fans être con¬ 
tinues à l’os , mais par l’âge, ils devien. 

Bent apophifes, & ont par confequent 
les mêmes ufages 

* Les apophife tirent leur nom de leur 
figure, de leur fituation 8c de leur u- 
fage. 

Par rapport a leur figure on les ap¬ 
pelle ftiloides, parce qu’elles reffèmblenc i 
à un flilet,maftoides à unmammelon,pte* 
rigoides aux aîles de chauves-fouris, cli- 
noides à des quenouilles de lit,criftagal-, 
lies à la crête d’un coq , pierreufe à un f 
rocher,acromion à un ancre, coracoïdes 
au bec d’un corbeau , coronoides à un 
bec. 








bec , épineufes parce que d’une bazelargtf 
«lies fe terminent en pointe , têtes parce 
qu’elles font rondes, col parce qu’elles 
font plus étroit,es que la tête ou la cavité 
qu’elles foutiennent,condilles parce cju’élj 
les font plates & ovales , tuberofités parce 
qu’elles font girofFes & inégales. 

Par rapport à leur lïtuation , on les ap¬ 
pelle obliques & tranfverfcs , telles foné 
.celles des - vertébrés ; enfin par rapport à 
leur ufage, on le? nomme grands & pe¬ 
tits trocarrters. ' 

Les cavités'de l’os font de plufieurÿ 
fortes, feavoir trou, conduit, fînus, folTe > 
-goutiere, échancrure & fente. 

On entend par un trou lorfque les deux 
tables de l’os font percés en droite ligne , 
de maniéré que feutrée nc ; fe trouve’pas 
éloignée de la fôrtie, comme le trou oc¬ 
cipital & autres. 

On entend par un conduit lorfque l’en¬ 
trée fe trouve éloignée de la fortie , fai- 
fant un trajet dé chemin dans l’os, tels 
font les crinduits incififs, palatins 
toniers ; aqueducs, auditifs internes Si 
externes ,.<jrbitaires externes , lacrymaux. 
Ceux de la carotide interne appellés con 3 
duits obliques, &ç. 



On entend par finus lorfque les deu* 
tables de l’os fe trouvent éçartés l’une, 
de l’autre , kiffant un efpace large qui a 
un fond Si une entrée qui lui fert de (or¬ 
tie e tels font les finus frontaux, maxil¬ 
laires 8i fphenoidaux. 

On entend par fç>ife un enfoncement 
en l’os "dont l’entrée eft plus large que le 
fond , tels font les füfles orbitaires , 
nazalles , maxillaires, palatines, alvéolés, 
pterigoides, tempqralles, jugulaires, pel¬ 
les qui fe trouvent dans l’intcrieur dq 
crâne , Si celles qu’on remarque aux ar¬ 
ticulations , dont les profondes fe nom¬ 
ment cqtiloides & les fuperficielles gle- 

noides- 

On entend par une goutiere un enfon¬ 
cement en l’os en forme de demi - canal. 
Si comme il y en a de trois fortes , on 
leur a donné trois noms differens , ©n 
appelle finuofitc les goutieres qui logent 
des tendqns , cpmme celle de la partie 
fuperieure de l’hnmerus , feifiures cel¬ 
les qui logent des vaifleaux, comme cel¬ 
les des côtes , Si filions celles qui logent 
aufli des vaifleaux , mais qui font plus 
.étroites, pomme celles de l’interieur du 
crâne. 





‘Oh entend par échancrure la moitié 
d’un trou, comme celles qui fe trouvent 
aux vertebres, & celles de la partie infe-: 
rieure & pofterieure de l’os ileum. 

On entend pat fente une ouverture lon¬ 
gue & étroite , ayant fon entrée proche 
de fa fortie, comme la fente irreguliere. 

Des Articulations. 

On entend par articulation l’Union na¬ 
turelle de deux os enfettible. 

On en fait de trois fortes, une avec 
mouvement appellée diartrofe , une fans 
mouvement appellée finartrofe, 8e l’autre 
qui participe des deux appellée amphiar- 
îrofe. 

La diartrofe qui eft une articulation 
avec mouvement, comprend fous foi le 
genou , & la charnière ou ginglime. 

Le genoux eft une articulation dont le 
mouvement fe fait en tout fens, on en 
fait de deux fortes, un grand &c un pe¬ 
tit ; le grand genou eft quand une groffe 
tête roule , dans une grande cavité com¬ 
me la tête du fémur dans la cavité co-j 
tiloide dës'ôs des Iflcs, & la tête del’hu-' 
-merus danis’ia cavité glenoide dé l’omoj 
flatç. 6 ï\ 







le petit genou èft lorsqu'une petite 
tête roule dans une petite cavité , comme 
l’arriculation des os du métacarpe à la main 
& du metatarfe au pied avec les premiers^ 
phalanges. 

La charnière ou ginglime eft une articu¬ 
lation doht les mouvemens font bornés à 
certains fens & non point à tous : on ert 
fait de trois efpeces. ' 

La première efpece de charnière oit 
ginglime, eft quand à l'extrémité- d’un 
os , il y a fur les côtés deux éminences r 
& dans le milieu une cavité, & qu’à l’ex-: 
tremité de l’autte qui s’y vient articules 
il y a fur les côtés deux cavités & dans le 
milieu une éminence -, enforte quer les 
deux cavités du fécond reçoivent les 
deux éminences du premier T & la cavité 
dû premier reçoit l’éminence du fécond 
telle eft l’articulation de l’humerus avec 
le cubitus , de la rotule avec le femuf,' 
des phalanges entr’elles , ' du tibia avec 
l’aftragal, & des côtes avec le corps des 
vertebres du dos, on appelle ce gingli-, 
me là parfait. 

La deuxième efpece de charnière ou 
ginglime eft quand à l’extremité d’un os 
il y a fur les çôtés deux éminences éc. 






'if 

qu'à l'autre qui s’y articule , il y a deux 
cavités comme l’articulation du fémur 
avec le tibia 3 de la tête avec la première 
vertebrè du col, de la mâchoire inferieure 
avec les os des tempes ■, &c des côtes avec 
les apophifes tranfverfes des vertebres dû 
dos ; on appelle ce ginglime imparfait, 
parce qu’un os reçoit , 8c l’autre eft reçu, 
au licu que dans la première efpece , ils fe 
teçôivent m'utuellement. 

Là troiliéme 8c derUiere efpece de char¬ 
nière ou ginglime eft quand une tête rou¬ 
le dans une cavité demi-circulaire en for¬ 
me de pivot. 

Ce pivot eft fimple ou double, le pivot 
ïïmple eft comme l’apophife odontoide 
de la deuxième vertebre du col '■ qui rou¬ 
le dans la cavité de la première ; le pivot 
double eft comme l’articulation de la 
partie fuperieure du radius dans le cubi¬ 
tus , & la partie inferieure du cubitus dans 
lé radius. 

La finartrdfe qui eft une articulation 
îans mouvement, comprend fous elle la 
future qui eft -lorfque deux os font dé¬ 
coupés par plu fie u rs éminences & cavi¬ 
tés qui fe reçoivent mutuellement les 
jmes 8c les autres en maniéré de dent de 
B iij 


*8 

fcie , telle eft la jon&ion des os du crânej 
des os de la face, des dents dans leur alJ 
veole,& des épiphifes avec le corps de i’oS* 

Les futures du crâne font communes &£ 
propres 3 à joint apparent & à joint recou-i 
.vert. 

Les futures propres qu’on nomme! 
telles , parce qu’elles ne joignent que les 
os du crâne cnfemble font cinq „ la pre¬ 
mière eft la coronale y qui joint le coronal 
avec les pariétaux, & qui s’étend depuis 
une apophife plate du fphenoide, jufqu’à 
celle du côté oppofé la deuxième eft la 
lambdoide , qui joint l’occipital avec les 
pariétaux, &, qui s’étend depuis une apo-, 
phife maftoide, jufqu’à celle du côté op- 
pofé-, la troifiéme eft la fagitalle, qui joint 
les deux pariétaux enfemble , & s’étend 
depuis la lambdoide jufqu’à la coronale,Sc 
jufqu’à la trànfverfale ; lorfque le coronal 
eft divifé en deux pièces, ces trois futures 
font à joint apparent; la quatrième & cin-, 
quiéme eft l’écaklleufe.qui eft à joint re¬ 
couvert , c*eft elle qui fait lajomftion de 
la partie écailleufe des os des tempes avec 
les pariétaux. 

Les futures communes qu’on nomme, 
ainfi parce qu’elles joignent les os du çr| 


( 

! 




fce avec ceux de la face, font trois; la pM 
miere eft la tranfverfale qui commenH 
ce à l’angle externe de l’orbite , s’y en-- 
fonce, traverfe la face & finit au côté op-; 
pofé ; cette future joint le coronal avec 
une grande partie des os de la face,la deu« 
X iéme eft la fphenoidiene, qui fait le tout 
du fphenoide , tant en dedans qu’en de-: 
.hors y & joint le fphenoide avec les os du 
crâne & quelques uns de ceux de la face > 
la troifiéme eft l’etmoidiene , qui fait le 
tour de l’etmoide , & qui le joint avec 
les os du crâne & de la face. 

Les futures de la face font quatre , la! 
première eft la nazalle qui joint les deux 
os du nez enferftble , la deuxième eft k 
maxillaire qui joint les os maxillaires 3 k 
troifiéme eft la palatine qui joint les os du 
palais 3 la quatrième eft la zigomatique 
..qui joint l’os de la pomette avec Papophi- 
fe zigomatique de l’os des tempes. 

Les autres futures de la face, prennent 
le nom de jeur direction, qui étant diffe-i 
renté, leur produit par conféquent diffe-i 
lens noms. 

L’amphiartrofe qui eft la troifiéme 8c 
derniere efpece d’articulation , participe 
jks deux précédentes, en ce qu’elle a du 


Mouvement ou n’en a point ; celle-ci fs 
pomme fimphife ou fincondrofe. 

La fimphife eft lorfque deux os font 
joints enfemble par des cartilages, telle eft 
la jonction des vertèbres entr’elles par 
leur corps , des côtes avec le fternum , 
des os pubis enfemble, des os des ifles S C 
du fternum entr’eux. 

Enfin on obferve que ; toutes les'-'articu¬ 
lations par genou &c charnière ^fqit qu’el¬ 
les ayent du mouvement , foit qu’elles 
n’en ayent point , font tenus en état pat 
les ligamens, qui leur permettent plus où 
moins de mouvemeus, & que les, têtes Si 
cavités font recouvertes d’un cartilage lif- 
fe & poli fans fentimèht qui permet la li¬ 
berté du mouvement joint à une liqueur 
mucilagineufe, qui les enduit, & qui eft 
filtré par des glandes qui fe trouvent dans 
l’articulation appellées finovialles , dont 
la liqueur en emprunte lenom. 

Des Os en particulier. 

Le crâne eft une boete ofleufe , qiiî 
forme comme un cafque , qui renferme 
le cerveau, le cervelet, la moelle allongée 
& le commencement des dix paires de 
nerfs, 




î)is Os du crâne , & premleremerit 
des pariétaux. 

Le premier & deuxième des os pro-3 
près aux crânes font les pariétaux fitués 
aux parties latérales du crâne, & formant 
fa partie fuperieiire , ces deux o.s n’en¬ 
trent point dans la compofition de la 
bafe. 

Leur figure efi: quarrée , ils font con¬ 
vexes en dehors & polies , caves & plus 
Inégaux en dedans leur partie extérieure 
fe trouve recouverte du pericrâne & leur 
intérieure tapiffée de la dure-mere , ils 
fpnt compofés de deux tables une inter-! 
ne & une externe -, entre ces deux tables 
eft un tilîu fpongieux appelle le diploè : 
enfin ils font joints par toute leur circon-; 
ference, fçavbir par en haut tous les deux 
enfemble par la future fagittalle , par en 
bas avec la partie écailleufe des os des 
tempes, & l’apophife plate du fphenoide 
par la future écailleufe , par devant avec le 
Coronal par la future coronale , par der¬ 
rière avec l’occipital, par la futurelamb- 
doide. 

Chaque pariétal a quatre angles, dons 


'deux font fuperieurs & deux inferieurs J 
des deux fuperieurs , l’u-n eft' anterieur , 
èc l’autre pofterieür ; des deux inferieurs,' 
l’un eft aufli anterieur èc l’autre pofte- 
iieur. 

On remarque qii’à leur partie fuperieu- 
îe, moyenne , un peu pofterieure & ex¬ 
terne proche la future fagittalle , il y à 
quelquefois un trou par où palfe Une veine 
qui fe va dégorger dans le finus longitudi¬ 
nal fuperieur. 

A leur partie inferieure , il y a une 
échancrure garnie extérieurement d’émi- 
hcnces & cavités pour fe .joindre avec la 
partie écailleufe des os des tempes par la 
future écailleufe. 

Dans leur partie interne , ils ont chacun 
Une folfe corifiderable qui loge les lobes 
moyens & fuperieurs du cerveau ; dans 
ces fartes on obferve des enfoncemens , 
dont les uns font faits par le battement du 
cerveau même dans le tèms de leur mol T 
lefle &c font nommés enfoncemens enfra- 
tftueux j les autres font faits par le batte¬ 
ment réitéré des arteres de la dure-mere , 
èc font nommés filions. 

A leur jondtion l’un avec l’autre partie 
interne j il y a une goutiere qui loge lç 




progrès du finus longitudinal fupetieur; 

A la partie interne de l’angle infericuÿ 

pofterieur , il y a un enfoncement fur 
le bord cfe l’angle, qui avecfos des tem¬ 
pes & l’occipital forme le progrès delà 
gbutiêre, qui loge une partie des finus 
latéraux. 

De l’occipital, 

Le troifiérae & dernier des os propres 
au crâne eft l’occipital , fituc à la partie 
pofterieure du crâne , faifant partie de fa 
|>afe, fa figure eft ovallaire. 

Il eft convexe en dehors, & cave en de¬ 
dans, il eft inégal tant en dedans qu’en de¬ 
hors, il eft épais dans des endroits & min¬ 
ce dans d’autres, il eft recpuvert en dehors 
du pericrâne & en dedans tapifle par la 
dure-mere. 

Il eft joint par toute fa circonférence *, 
fçavoir, par en haut & par derrière avec 
les deux pariétaux par la future lambdoi- 
de , pat en bas pc par devant avec le fphe- 
noide par une portion de la future fphe- 
noidiene , & par les côtés avec l’os des 
tempes par la continuation de la future 
Jambdoide. 

Qn remarque à fa partie externe & 




H 

fvrefqifinferieure d’abord deux éminencef 
ou avances appellées condilles qui font 
lecouvertes d’un cartilage , & qui font 
sreçûës dans les deux ca vités de la premiè¬ 
re yèrtebre du col par ginglime de la fer 
tonde efpece. 

A la partie pofterieure de ces d'eux con- 
idilles , cft quelque fois un trou nommé 
vertébral par ou pafle une veine du même 
nom, qui rapporte le fang du col & fe va 
dégorger dans le finus latéral. 

A la patrie fuperieure de chaque condil- 
Ic eft un trou nommé guftatif, pai où palfe 
la neuvième paire de nerfs du même nom 
qui fe va rendre à la langue. 

A la partie latérale externe ,de chaque 
condille , eft une échancrure qui forme 
avec celle'de l’apophife pierreufe un trou 
nommé déchiré qui fe trouve quelque fols 
féparé en deux par une lame pueufe , mais 
le plus fouvent par une duplieature de la 
dure-mere } par le troju anterieur qui eft le 
plus petit , pafle la huitième paire de 
nerfs qui fe diftribue au ventre, & au 
nerf fpinaljparle trou pofterieur paflent les 
finus latéraux , qui commencent dans cet 
endroit à prendre les noms de jugulaires 
internes. 

Entré 



Entre les deux cqndilles eft un grand 
trou nommé oval ou occipital par où 
fort la moelle allongée,& par où entrent 
les arteres vertébrales , & le nerf fpi- 
nal; au-delfiis de ce trou Ce trouvent qua¬ 
tre enfoncemens inégaux bornés par des 
lignes éminentes pour l’attache des muf- 
,clesextenfeurs & obliques delà tête, au- 
deffus ,eft une éminence qui fait le com¬ 
mencement de la nuque , ôc qui donne 
attache aux mufcles trapefes. 

A la partie interne de l’occipital il y 
a quatre foffes qui font féparées par une 
épine cruciale dont la branche fuperieu- 
re eft creufée pour loger la fin du finus 
longitudinal fuperieur, la branche tranf- 
verfale eft auffi çreufe pour loger le com¬ 
mencement des finus latéraux, ôc la bran¬ 
che inferieure eft épineufe pour donner 
attache au croifiéme replis de la dure- 
tnere qui fepare la partie pofterieure du 
.cervelet en deux. 

Des quatre foffes deux font fuperieu- 
res qui font les plus petites ôc logent 
les lobes pofterieures du cerveau , ôc 
deux font inferieures ôc plus grandes, ÔC 
logent la plus grande partie du cervelet •, 
dans ces foffes on remarque peu de fil- 



2<S 

Ions pour l’ordinaire, 8c plus ou moins 
d’enfoneémens enfraclueux fuivanc les 
fujets. 

A l’extremiré anterieure de l’occipi¬ 
tal eft une avance nommée occipitale ou 
fphenoidiene qui eft cave en dedans pour 
loger la moelle allongée, 8c convexe 8c 
inégale en dehors pour l’attache des muf- 
cles rengorgeurs ou flechiffeurs de la tè¬ 
te,enfin l’occipital eft fait de quatre piè¬ 
ces d’os dans les enfans qui fe réunifient 
enfembleà jnefure qu’ils avancent en âge.. 

Du Coron^l. 

Le premier des os communs au crâne 
& à la face eft le coronal fitué à la partie 
anterieure du crâne faifant partie de la 
bafe 8c de la face appellée le front. 

Sa figure reffembl.e à une coquille, il 
eft convexe 8c poli en dehors 8c recou r 
vert du pericrâne, il eft cave 8c inégal 
en dedans 8c tapiffe de la dure-mere, il 
eft compofé de deux tables une interna 
8c une externe , entre ces deux tables eft 
le diploë. 

Il eft joint par toute fa circonférence 
par en haut avec les pariétaux par la fu¬ 
ture coronale, par les côtés avec les apo- 
phifes plates du fphenoide 8c les os de 




la pomectre , 6c par en bas avec le fphe- 
àoide & Petmoide par la future fphenoi- 
diene &etmoidiene,& avecles os du nez, 
les os unguis, 8c les os maxillaires par 
la future tranfverfaile. 

Le coronal dans les enfans eft fait de 
deux pièces qui font feparées par la con¬ 
tinuation de la future fagittalle , & qui 
ne fe réuniffent quelquefois que dans un 
âge fort avancé.- 

A fa partie inferieure on remarque d’a¬ 
bord une furface plate qui eft feparé en 
deux par une échancrure qui loge la par¬ 
tie fuperieure de Petmoide ; cette furfa- 
• èc eft convexe 8 e inégalé en dedans, c’eft 
fur elle qu e pofent les lobes anterieurs du 
cerveau , 6c en dehors elle eft concave 6c 
polie, 6c forme la partie fuperieure des 
orbites. 

A cette même partie inferieure on re¬ 
marque fept apophifes ; les deux premiè¬ 
res 8 c lesplus grandes font nommées or¬ 
bitaires , ce font elles qui forment la fur- 
face du coronal ; la 5 e. 6c 4 e. font nom¬ 
mées angulaires internes, parce qu’elles 
aident à former l’angle interne de l'orbi¬ 
te $ à celles ci on remarque quelquefois 
fine petite foifette, quelquefois une pe- 

Cij 

" A 



«îte éminence pour l’attache du cartiîagê 
ou anneauappellé la troclée,la cinquième 
6c fixiéme font nommées angulaires ex¬ 
ternes , parce qu’elles aident à former 
l’angle externe de l’orbite , ce font elles 
qui forment un enfoncement qui fait 
partie de l’orbite 6c qui loge la glande la¬ 
crymale ; enfin la feptiéme apophife fe 
nomme nazalle, elle fe trouve entre les 
deux angulaires internes,c’efl ce qui fon¬ 
dent la partie fuperieure des os du nez. 

Entre les deux apophifes angulaires in¬ 
ternes 8c externes fe trouve de chaque' 
côté un rebord prefque demi circulaire 
qui fait la partie fuperieure de l’orbite, à 
ce rebord fe rencontre quelquefois une 
échancrure par oh paffe une branche de 
nerfs qui vient de l’optalmique 6c qui 
fort de l’orbite. 

Entre les deux apophifes angulaires in¬ 
ternes 8c la nazalle fe trouvent les deux 
embouchures des finus frontaux qui pou^ 
l’ordinaire fe trouvent feparés en deux 
par une lame ou cloifon offeufe, 8c foi- 
ment en dehors une élévation, ces finus 
contiennent une partie de la morve qui 
eft feparée par les glandes qui font répaü- 
. fdues ur la membrane qui les rapide, 8c 


i 



Cful eft une continuationde celles du nez 
àppellée pituitaire, 

A la partie interne du eoronal on re¬ 
marque une foffe qui eft feparée en deux 
par le milieu , en partie par une épine & 
-en partie par une goutiere qui loge ÔC 
donne attache au commencement du fi- 
nus longitudinal fuperieur au bas de 
l’épine eft un conduit appelle communé¬ 
ment borgne 3 d’où prend naiflance le mê¬ 
me finus longitudinal fuperieur. 

Les deux foffes du eoronal logent les 
deux lobes anterieurs du cerveau , 8c 
contiennent des enfoncemens enfrac- 
îueux & des filions. 

Des Temporaux. 

Le deuxieme 8t troifiéme des os com- 
Snuns au crâne & à la face font les tem¬ 
poraux ficués aux parties moyennes, la¬ 
térales St inferieures du crâne , faifant 
partie de la baffe, leur figure dans leur 
entier eft irreguliere, mais comme on 
les divifent en deux pièces,en écailleufe 
St en pierreufe, l’écailleufe eft prefquc 
circulaire 8t la pierreufe eft inégale. 

Ils font joints par toute leur circonfé¬ 
rence , fçavoir par en haut avec les pa¬ 
riétaux par la future écailleufe , par en 

C iij 





3 & 

as 8c par derrière avec l’occipale , paf 
devant avec l’os de la pomette par la 
future zigomatique, 8c aveç les apophr- 
fes plates du fphenoide. 

Dans les enfans on les divife donc cha=» 
cun en partie écailleufe, 8c en partie 
pierreufe ; la partie écailleufe eft un peu 
convexe & polie en dehors 8c recou¬ 
verte du mufcle crotafite, 8 c un peu 
concave 8 c inégale en dedanstapiffée de 
la duremere. 

La circonférence fuperiéure 8c interne 
de l’écailleufe eft rempli d’éminences 8 c 
cavitéspour fe joindre avec les parie taux. 

La cavité interne de l’écailleufe loge 
une partie du cerveau 8c contient des en- 
foncemensenfracftueux 8c des goutieres. 

A chaque os des tempes on remar¬ 
que trois apophifes 8c trois conduits. 
Lapremiere apophife fe nommemaftoi» 
de qui donne attache au mufcle efterno 
maftoidien ; derrière cette apophife eft: 
quelquefois un trounommé cervical par 
où pafle une veine du même nom qui fe 
.dégorge dans les finus latéraux ; à la 
bafe de cette apophife 8c intérieurement 
eft une goutiere qui loge 8c donne atta¬ 
che au premier ventre du/nnfcle digaftri» 



que ; i’interieure de cette apophife eft 
remplie de cellules qui ont communica¬ 
tion dans l’oreille interne. 

La deuxieme apophife fe nommé fti- 
loide qui femble s’élever d’une, autre 
qu’on appelle vaginal , elle donne atta¬ 
che aux mufcles ftilcyoidiens, ftiloglof- 
fes,ôc ftilopharingiens, àufli bien qu’au 
ligament de l’os hyoide- 
Entre l’apophife maftoide&ftiloideeft 
ün conduit nommé ftilomaftoidien par 
où fort la portion dure du nerf auditif 
qui eft une branche de la feptiéme paire 
La troifiéme apophife fe nomme zigo- 
matique qui fe joint avec l’os de la po« 
mette & forme une arcade par deftous 
lequel paflele tendron du mufclecrota- 
fite ; à la partie pofterieure de cette apo¬ 
phife , il y a une cavité recouverte d’un 
cartilage appelle condiloide qui reçoit 
les condilles de la mâchoire inférieur^ 
par ginglime de la deuxième efpece. 

Le premier des conduits eft celui qu’ori 
nomme oblique formé dans l’apophife 
pierreufe , il donne pafiage à la carotide 
interne qni entre dans le crâne, & don¬ 
ne fortie au nerf intercoftal. 

Le deuxième des conduits fe nomme 



U 

fqücduc., qui communique dans la caifle 
par où l’air entre de la bouche , enfin 
le troifiéme conduit eft celui de l’oreille 
externe, autrement appelle auditif, par 
où entre auffi l’air deftiné au fon. 

Au-deffous de la partie écailleufe fe 
trouve l’apophifepierreufe,qui contient 
les parties qui compofenc l’organe de 
fouie. 

On confidere à cette apophife trois fur- 
faces , dont deux font internes,dc une eft 
externe ; des deux internes , l’une eft an-* 
terieure } 8c l’autre pofterieure ; à la face 
interne 8c pofterieure, fe trouve un con¬ 
duit nommé auditif interne , par oit 
paffe la feptiéme paire de nerfs nommée 
auditif, au deffous de ee conduit eft une 
échancrure qui avec celle de l’occipital, 
forme le trou déchiré. 

A la face externe de l’apophife pier- 
feufe eft'unefofïe nommée jugulaire,qui 
loge le nœud ou cul de fac de la jugulaire 
interne. 

Et à la partie interne 8c pofterieure 
de cette apophife, eft une foflè qui loge 
une partie du cervelet , 8c qui contient 
une goutiere, qui loge une partie du H-* 
nus latéral. 





3es parties deftinées à l'organe ddl’oüies 

Les parties qüe l’apophife pierreufè 
renferme font le canal offeux de l’oreille', 
îe cercle offeux, le titïipan ou membrane 
du tambour , la caille , les quatre offe- 
lets,les feneftresje veftibule, le limaçon, 
les trois cariauidemi-circulaires & le la- 
birinte. 

Le cadal offeüx de l’oreille dans l’horfl- 
tne eft exiftant & étendu , formant uti 
conduit dont la ligure èft otallaire ; à fa 
circonferettce externe,-s’attache le Con¬ 
duit cartilagineux de l’oreille externe’, 
qu’on nomme la conque , fa fin eft à la 
membrane du tambour» 

Le cercle offeux nommé tel par fa fi¬ 
gure eft fitué à la tertninaifon du canal 
offeux, & il forme dans fa circonferenCe 
une goutiere , quiféct comme de cliaflis 
à la membrane du tambour ; il faut ob- 
ferver que ce cercle n’eft point fermé pâr 
fa partie fuperieure,& qu’il eftpofé obli¬ 
quement ; dans le fœtus ce cercle fait 
îe commencement de l’oreille interne 
comme dans l’adulte, à la différence que 
dans l’adulte il eft précédé du canaloffeu& 




. # 

La membrane du tambour, autrement 
appellée timpan, fait la réparation de l’c* 
reille interne d’avec l’oreille externe, fa 
fituation eft oblique , puilqu’elle fuit 
Celle du cercle ofîêux dans la goutiere 
duquel elle eft enchaffée, à fa face inter¬ 
ne s’attache un dés oflèletsappellé le 
marteau. 

La cailfe eft une cavité creufée dans l’a- 
pophife pierreufe ,■ & fttuée derrière lai 
membrane du tambour;c’eft e Ile qui ren¬ 
ferme les quatre ôflelets qui font le mar¬ 
teau,l’enclume,le lenticulaire 8c l’etrier.- 
Au marteau on y confidere fon man¬ 
che 8c fa tête, fon manche eft grêle 8c at¬ 
taché a la membrane du tambour, fa tête' 
eft ronde, ayant deux éminences 8c une 
cavité dans le milieu , pour s’articuler 
avec l’enclume par ginglime de la pre¬ 
mière efpece. 

A l’enclume on y obferve fes deu* 
branches & fa bafe , l’une des branches 
eft grofle 8c aplatie, l’autre eft plus grêle 
& donne attache au lent iculaire^àfa bafe 
qui eft l’union des deux branches, on y' 
trouve deux cavités fur les côtés, 8e dans 
le milieu une éminence, pour s'articuler 
avec le marteau, par ginglime de la prêt 
eniere efpeee» 



Le lenticulaire eft un os rond, plat, Se 
jtrès-petir,attaché à l’extrémité d’une des 
branches de l’enclume & reçue dans une 
cavité qui fç trouve à la pointe de l'é¬ 
trier. 

L’étrier nommé tel par fa figure eft 
ccmpofé d’une bafe, d’une pointe & de 
deux branches, la bafe eft ovalle & bou¬ 
che la fenêtre ovalle ; à la pointe eft ua 
enfoncement qui reçoit le lenticulaire , 
les branches qui font deux font fituées 
entre la bafe & la pointe, elles font con¬ 
vexes en débets,& en dedans caves, for¬ 
mant un chaflis où s’engage la membrane 
de l’étrier qui ferme fon intérvale. 

Les fenêtre, font deux, l’une le nom¬ 
me fenêtre ovalle par la figure , celle-ci 
eft fermée par une membrane , fur la¬ 
quelle pofela bâzé dé l’étrier, l’autre eft 
iiommée fenêtre ronde, par ou pafie une 
branche de nerfs de la feptiéme paire ou 
portion molle. 

• Le veftibule eft une cavité creufée dans 
l’apopbife pierreüfe derrière la fenêtre 
ovalle,entre les canaux demi circulaires 
& le limaçon; dans cette cavité on obfer- 
ve les embouchures des canaux demi-cir¬ 
culaires , & celle du limaçon. 




te limaçon eft une cavitécrcufe’e (3an® 
i’apophife pierreufe, qui fe contourne en 
forme de fpiral & qui eft accompagné 
d’une lame aufii fpirale, qui fuit le tra¬ 
jet de la cavité & que Fon nomme la 
jrampe. 

Les canaux demi-circulaires font trois* 
qui vont s’ouvrir par cinq trous dans le 
veftibule , & ce font eux qui conjoin¬ 
tement avec le limaçon & le veftibule 
confpirent à former ce que l’on nomme 
le labyrinte. 


Du Sfhenotde. 

te quatrième des os communs au crâne 
&àlafaceeftlefphenoide , fitué tranf- 
verfalement au milieu de la baze du crâ? 
ne ; fa figure eft des plus irrégulière, ce¬ 
pendant on lui attribue celle d’une chau¬ 
ve fouris. 

Il eft joint par toute fa circonférence, 
fçavoir par devant avec l’etmoide & le 
coronal, par derrière avec l’occipital, 
par les côtés avec les os des tempes, les 
os de la pometee & les pariétaux, par en 
bas avec les os maxillaires, les os du pa¬ 
lais ôc le vomer. 



Il fe divife en fa baze & en fes parties 
latérale, fa bafe fe nomme la felle du 
turques, fes parties latérales font dites 
apophifes plattes. 

A la parue incerne.de la baze, il y a 
«ne folTe nommee turcique, oy eft logée 
la glande pituitaire ; cette folle eft bor¬ 
née par trois apophifes appellées clinoi- 
,des , dont deux font anterieures , & la 
troifiéme eft pofterieure fituée tranfver- 
falement. 

Au-delTous & à côté de l’apophife cli- 
moide pofterieure ?eft une petite échan¬ 
crure qui loge une partie de l’s de la ca¬ 
rotide interne. 

- Cette baze eft formée par deux tables, 
entre lefquelles fe trouvent les finus Iphe- 
noidaux, qui font feparés l’un de l’autre 
par une cioifon, &c qui contiennent une 
partie de la morve. 

On remarque au fphenoide cinq paires 
de trous & deux fentes. 

Les deux fentes font nommées irregu- 
lieres orbitaires, ou fphenoidales, par où 
paffe la troificme paire de nerfs ou les 
moteurs,,laquatriéme paire ou patetique, 
une branche de la cinquième paire nom¬ 
mée optalmique & une de la fixiéme pai¬ 
re. ' D 



Les deux premiers trous font les optï-î 
quespar où palfent les nerfs du même 
nom » qui fçnt la deuxième paire, & une" 
branche delà carotide interne. 

Le troifiéme 8c quatrième trou fe nom? 
me trou rond ou maxillaire fuperieur 
par où palïè le deuxieme cordon de la 
cinquième paire de nerfs nommée ma¬ 
xillaire fuperieure,. 

Le cinquième 8t fixiéme trou,font les 
trous ovales ou maxillaires inferieurs » 
par où pafle le tfoiliéme cordon de la cin¬ 
quième paire de nerfs , nommée maxil-l 
laire inferieure. 

Le feptiéme & huitième font les trous 
épineux par où pâlie une branche de la 
carotide externe,qui entre dans le crâne» 
appellée artere de la dure-mere à qui elle 
va fe diftribuer. 

Enfin le neuvième 8c dixiéme trou font 
les fphe.nppterigoidiens, qui fe trouvent 
à la baze des apqphifes pterigoides, 8c 
qui donnent pafiage à une branche de la 
carotide externe. 

On obferve au fphenoide neuf apo? 
phifes, les deux premières font appellées 
pterigoides , qui fe divifent chacune en 
deux .ailes ? une interne 8c une externe s 



entré ces deux aîles eft une foffe nom¬ 
mée pterigoide,à l’eXtremité de-l’aîle in¬ 
terne eft un petit crochet qui fert de poil- 
lie au tendon du mufcle periftaphilin ex-, 
terne* 

La troifiéme 8c quatrième apophife 
font les angulaires , nommées telles par 
leurfigurej de leur extrémité extérieure* 
s’élève la cinquième 8c fixiëme appellée 
par rapport à fa figure épineufe,qui don¬ 
ne attache aux mufcles periftaphilins in¬ 
ternes 8c externes. 

La feptiémé apophife eft celle qui fé 
trouve entre les deuxpterigoides , c’eft 
elle qui reçoit le vomer. 

Enfin la huitième 8c neuvième apo- 
pTiîfe font celles qui font les parties la¬ 
térales du fphenoide, 8c qui font les plus 
confiderables, on les nomme apophifes 
plattes ou temporales. 

Celles-ci ont chacune trois faces, une 
qui eft interne 8c deux qui font externes^ 
l’interne eft cave 8c inégale , elle loge 
une partie des lobes moyens 8c inferieurs 
du cerveau, des deux externes qui font 
polies, l’une forme une partie de la fofle 
temporale. 



4 ° 

De l’Etmoide. 

Les cinquième & dernier des os eortr* 
munsjau crâne & à la face font l’etmoide 
fitué à la partie anterieure du crâne dans 
l’échancrure du coronal ; fa figure eft 
quarre'e , il eft joint par toute fa circon¬ 
férence par en-haut avec le coronal 3 8c 
le fphenoide, par en-bas avec le vomer* 
8c les os maxillaires, & par-devant avec 
les os unguis 8c les os du nez. 

Sa partie fuperieure forme une partie 
de la baze du crâne 8c eft percé de plu- 
lieurs petits trous nommez olfaâifs par 
où paflent les nerfs du même nom qui 
font la diftribution de la première paire. 

De cette même partie il s’élève une 
apophife appellée criftagally qui donne 
attache au commencement de la faulx» 

Sa partie inferieure eft fpongieufe Ô£ 
forme ce que l’on nomme les cornets ou 
coquilles fuperieures du nez , entre les¬ 
quels eft une lame perpendiculaire qui fe 
joint avec le vomer 8c aide à la répara¬ 
tion du nez en deux cavités. 

Ses parties latérales font appellées os 
plats qui forment une partie des foffes 
orbitaires , 8c qui fpnt polies du côté 
de l’orbite & inégales du côté des foflès 
nazales. 



Ces os plats à leur jonction avec le 
coronal forment un,deux ou trois petits 
trous appelles orbitaires internes par où 
paflent des vaiffeaux fanguins , & -un fi¬ 
let de nerfs qui vient de l’optalmique ÔC 
qui va fe diftribuer dans le nez. 

Des Os de lu face , & premièrement des os 
maxillaires. 

Les deux premiers os de la mâchoire 
fuperieure & les deux plus confidera- 
bles font les os maxillaires , formant 
la plus grande partie de la face,& étant 
d’une figure irreguliere. 

Ils font joints par toute leur circonfé¬ 
rence avec le coronal, les os du nez, les 
osunguis, les os plats, le fphenoide 
les os du palais, le vomer & tous deux 
enfemble. 

De leur partie fuperieure s’élève une 
apophife platte qui ferme partie de la 
voûte du nez & partie de l’orbite; à la 
partie pofterieure de cette apophife eft 
une goutiere qui aide avec celle de l’os 
unguis à former le conduit nazal ou la- 
c-rimal où eft logé le fac du même nom. 

Au-delFous de cette apophife eft une 
furface qui forme la partie inferieure de 
D iij 


4 * 

l’orbite, & qui anticipe jufqu’à Ton foncl 
où elle forme une pointequi fait fajon- 
étion avec la partie fuperieure des os du 
palais. 

.Au-delTous de cette furface & exté¬ 
rieurement eft la fin d’un conduit appel- 
lé orbitaire externe par où pafle le deu¬ 
xieme cordon de la cinquième paire de 
nerfs nommée maxillaire fuperieure. 

Au-deftous de ce conduit eft une fof- 
fe nommée maxillaire ; derrière cette 
folle eft un finus nommé aulfi maxillai¬ 
re, qui eft un des refervoirs de la morve,' 
au-delTous de la fofle maxillaire eft une 
rangée de huit autres folTes'nommées al¬ 
véolés dans lefquelles fontenchaflées les 
dents. 

. Les os maxillaires par leur partie infe¬ 
rieure forment la plus grande partie de 
la voûte du palais que l’on trouve fort 
inégale pour l’attache plus intime de la 
membrane qui la rapide. 

Outre cela on remarque qu’à la jon- 
étion des deux os maxillaires , antérieu¬ 
rement à cette voûte , & derrière les 
dents incififseftun conduit qui va s’ou¬ 
vrir dans le nez qu’on nomme incifif QU 
palatin anterieur. 



4 î 

Des Os du neu 


Le troifie'me 8c quatrième des os delà 
mâchoire fuperieure font les os du nez fi- 
tués entre les deux apophifes plattes des 
os maxillaires formant une partie de la 
voûte du nez,kur figure étant tous deux 
enfemble approche d’un quarré. 

Ilsfontconvexes fic polis en dehors» 
caves & inégaux en dedansjils font joints 
par toute leur circonférence avec le co- 
ronal, les apophifes plattes maxillaires » 
l’etmoide 8c tous deux enfemble. 

Ils font plus épais & plus étroits à leur, 
partie fuperieure qu’à leur inferieure où 
ils font plus larges & plus minces,8c qui 
fe trouvent découpés par des éminen¬ 
ces 8c des cavités pour l’attache des car¬ 
tilages appelles ailes du nez. 

A leur partie externe on obferve quel¬ 
quefois un trou par où palfe une veine 
qui entre dans le nez pour s’aller rendre 
au conduit borgne 8c fe dégorger dans 
le finus longitudinal fuperleur. 

■Des Os unguis. 

Le cinquième & fixiéme des os de I* 



.44 

mâchoire fuperieure font les os unguis 
nommés tels par leur figure reffemblan- 
' te à peu près à un ongle , ils font fitués à 
la partie anterieure & interne de l’orbi¬ 
te formant une partie du grand angle. 

Us font joints par toute leur circonfé¬ 
rence avec les ôsjmaxillaires, les os plats 
de l’etmoide & le coronal, ces os font 
très-minces, & font un peu concaves 8ç 
polis du côté de l’orbite, & un peu con¬ 
vexes & inégaux du* côté du nez. 

A leur partie anterieure on remar¬ 
que une goutiere qui étant jointe avec 
celle des apophifes plattes maxillaires, 
aide à la formation du conduit nazal ou 
lacrimal. 

Des Os de la Pomette. 


Lafeptiéme & huitième des os de la 
mâchoire fuperieure font les os de la po¬ 
mette fitués à la partie fuperieure de la 
face , étant d’une figure triangulaire, ils 
font joints par toute leur circonférence 
avec le coronal, les os maxillaires, les 
os des tempes & le iphenoide. • 

Us font convexes en dehors & polis, 
caves &' inégaux en dedans. 

Us forment chacun trors angles & un® 




échancrure , des trois angles, l’un eft fu- 
perieur qui fe joint avec l’os coronal 8s 
aide à former l’angle externe de l’orbite, 
le deuxième eft inferieur , qui fe joint 
avee l’os maxillaire & aide à former le 
rebord inferieur de l’ôrbitc;enfin le troi- 
fiéme eft pofterieur qui fe joint avec l’a-» 
pophife zigomatique des os des tempes 
& aide à la formation de l’arcade du zi- 
goma. 

L’échancrure fe trouve entre fangles, 
fuperieur 8c inferieur formant tout le 
côtéexterne de l’orbite , on remarque à 
quelque peu de diftance de cette échan-» 
crure & extérieurement un,, deux ou 
trois petits trous par où paffent des 
lets de nerfs , quelquefois il n’y en a 
point. 

Des Os du Palais. 

Le neuvième & dixiéme des os de la 
mâchoire fuperieure font les os du pa¬ 
lais qui forment partie de la voûte du 
palais, partie de l’orbite, & partie des 
folles nazales, leur figure eft irreguliere. 

Ils font joints par toute leur circonfé¬ 
rence ; fçavoir , avec les os maxillaires * 
le fphenoide , le v orner 8c tous deux 
enfemble. 



îlsfedivifent chacun en partie fopé-* 
fieure , moyenne & inferieure. 

A leur partie fuperieure eft une avancé 
qui forme une furface* cette avance fé 
joint avec la partie fuperieure de l’os 
maxillaire dans le fond delforbite, ce 
qui fait que l’os du palais entre dans la 
compolition de l’orbite. 

Leur partie moyenne eft en forme dé 
lame qui s’étend depuis l’orbite jufqu’à 
la voûte du palais & forme par ce moyen 
la parois pofterieur des folfes nazales, 
elle aide encore à fermer une partie de 
l’embouchure des finus maxillaires. 

Leur partie inferieure eft quarrée 6g 
forme la partie pofterieure de la voûte 
du palais, à cette même partie qui for-* 
me le palais & latéralement eft un con¬ 
duit formé par fa jonéiion avec l’os ma¬ 
xillaire, on l’appelle palatin pofterieur 
ou guftatif par où paftè un cordon de 
nerfs qui vient du deuxieme cordon de 
la cinquième paire; enfin à leur jonétion 
l’un avec l’autre eft un petit bec où s’at¬ 
tache la luette. 

Dec Cornets inferieurs du Ne je. 

Le onzie'me & douzième des os de la 
mâchoire fuperieute font les cornets ou 




coquilles inferieures du nez , S-ommes 
tels par rapport à leur figure, leur fïtua- 
tion eft dans la partie inferieure 6c late-; 
raie des folles nazàles. 

Elles font convexes du côte qu’elles 
regardent la cloifon, 8c concaves du cô¬ 
té-des finus maxillaires ; elles font iné¬ 
gales dans toute leur circonférence , & 
font recouvertes delà membrane pitui¬ 
taire , elles font rondes à leur extrémité 
anterieure & pointue à leurpofterieure; 
enfin elles font jointes par leur circon-r 
fèrence avec les os maxillaires Sc les os 
du palais. 

Du Vomer. 

Le treiziéme 6c dernier des os de la 
mâchoire fiiperieure eft le vomer nommé 
tel par fa figure relTemblante à un foc 
de charue , il eft fitué au milieu du nez 
qu’il aide à féparer en deux cavités , il 
eft joint par toute là circonférence avec 
l’etmoide , le fphenoide, les os maxil¬ 
laires & les os du palais. 

Cet os eft très mince, à fa partiefupe- 
rieure eft fouvent une rainure où s’en¬ 
gage la lame perpendiculaire de l’etmoi- 
de, 6c une portion du cartilage qui con¬ 
court à former la cloifon j à fa partie 



pofterieure eft une foffé longuette qui 
reçoit l’élévation qui fe remarque au 
fphenoide entre les deux apophifes pte- 
rigold.es. 

Sa partie inferieure eft reçue fur la 
rainure que forme la jonélion des .deux 
os maxillaires & du palais; enfin par fa 
partie pofterieure il forme les folles na ; 
gales internes. 

De la mâchoire inferieure. 

La mâchoire inferieure qui fait la fé¬ 
condé partie de la face eft faite de deux, 
pièces d'ans les enfans, 8c d’une feule 
dans les adultes, elle eft mobille, fa fi¬ 
gure refîèmble à un fer à cheval, elle eft 
convexe en dehors 8c cave en dedans , 
elle a deux tables 8c deux faces, l’une in¬ 
terne 8c l’autre externe, entre les deux 
tables eft untiffu fpongieux. 

Elle a dans fa partie pofterieure 8c fu- 
perieure quatre apophifes, les deux plus 
pofterieur.es fe nomment condiloides, el¬ 
les font recouvertes d’un cartilage 8cfont 
reçues dans les cavités des os des tempes 
par ginglime de la deuxième efpece , les 
deux plus anterieures font dites coro- 
noides 




noides , elles font plantes & donnent' 
attache au tendon du mufcle crotafite. 

Entre ces apophifes , de chaque côté, 
çft une échancrure au-deflbus ôc inté¬ 
rieurement dç laquelle eflle commence» 
ment du conduit mentonier par oùpafle 
letroifiéme cordon de la cinquième pai¬ 
re de nerfs. 

Au-deffousde chaque condille eft une 
avance appellée l’angle de la mâchoire 
qui donne attache extérieurement au 
mufcle maffeter, ôc intérieurement atf 
mufcle pterigoidien interne ; ce qui s’é¬ 
tend depuis un angle jufq.u’à celui du 
côté oppofé fe nomme la bafe. 

La^partie anterieure de la mâchoire 
fe nomme le menton , 8c le milieu du 
rçienton la iimphife ; on remarque à la 
partie externe du menton deux petites 
fbfîettes qui logent & donnent attache 
aux deux petits mufclesquarrés, & ou» 
tre cela les deux embouchures des con¬ 
duits mentoniers. 

A la partie interne du menton font 
des inégalités qui donnent attache aux 
mufcles milohyoidiens, genihioidiens, 
& geniogloffes ; enfin à la partie fupe- 
.rçieufe de cette mâchoire fe trouvenc 



ÇO 

des fbfTes appelles alvéolés pour l’en? 
chaflement des dents, - 

Des Dents. 

Les dents font des os furnumerairès? 
au nombre admis aux‘deux mâchoires,- 
elles font divifées en incifives, en cani¬ 
nes 8c en mollaires ; les incifives font 
toujours quatre fituées à la partie ante¬ 
rieure de chaque mâchoire , les canines 
font deux fituées aux côtés des incifives- 
qu’elles enferment, 8c les mollaires font 
pour l’ordinaire dix, cinq de chaque cô¬ 
té, le tout fait le nombre de feize à cha¬ 
que mâchoire , 8c quand il s’en trouve 
moins ce font les mollaires qui man¬ 
quent. * 

On obferve deux parties à la dent ; 
celle qui eft hors de l’alveole appellée fon 
corps ou la couronne , 8c celle qui eft 
enfermée dans l’alveole appellée fa raci¬ 
ne. 

La çouronpe des dents incifives eft 
convexe anterieurement 3 cave pofterieu- 
rement, 8c tranchante à fon extrémité $ 
la couronne cfes dents canines eft irrégu¬ 
lièrement ronde 8c moufle a fqn extré¬ 
mité , la couronne des mollaires eft* 
quarrée 8c inégalé aux gtofiès dents ? 
aux petites le quarré eft inégal. 



çr 

Les dents incifives 8c canines font ëri^ 
thaffées dans leurs alvéolés par des raci¬ 
nes fimples, & les mollaires par des ra- 1 
cines fimples doubles, triples , 8c quel¬ 
quefois quadruples. 

Toutes les racines font creufes jufi» 
qu’au corps de la dent pour renfermer 
Un nerf, une artère, 8c une veine, 6c font 
reçues dans les alvéolés par cette articu¬ 
lation qu’on a nommée gomphofe 8c 
qui répond à la future y ayant à l’un 8c à 
l’autre des éminences 8c cavités qui fe 
reçoivent mutuellement. 

Lesufages des dents font les incifives 
de couper les alimens , les canines 8e 
mollaires de les cafier 6c broyer. 

De l’Os Hyoïde . 


Quoique l’os hyoide ne faffe point 
partie du (quelet, comme os il faut ce¬ 
pendant lui admettre. 

11 fe trouve fitué à la bafe ou racirie de 
la langue , fa figure redouble à un fer 
de cheval, on y confidere fa bafe 8c fes 
cornes, fa bafe eft anterieure , elle efl 
convexe antérieurement 8c concave po- 
fterieurement ; fes cornes font quatre f 



deux Supérieures & deux' • inferieures* 

Les deux inferieures font celles qui 
forment la continuité de la bafeen s’ÿ 
joignant à la faveur d’un cartilage qui 
s’offifie quelquefois par l’âge ,■ ces deu» 
cornes s’étendent de devant en arriéré , 
elles font inégales dans leur longueur j 
à leur extrémité elles ont une petite tête 
qui donne attache à un ligament qui de 
fon autre bout va s’attacher à la partie 
fuperieure & pofterieure des cartilage® 
tiroides. 

Les deux cornes fuperieures font cel-r 
les qui s’élèvent de l’union des inferieu¬ 
res avec la bafe , celles-ci fe portent de 
bas en haut & à leur extrémité don-5 
nent attache à un ligament qui fe va 
suffi attacher aux apophifes ftiloides, & 
qui fouvent par l’âge devient offeux. 

De l'épine en general. 

L’épine qui eft la première partie du 
îronc,eft une colonne olTeufe,compoféé 
de pjufieurs os pofés les uns fut les autres 
appellés vertèbres, fa figure par fes con¬ 
tours reffemble à une double If romaine* 
clic fe divife en cinq parties qui font le 



Col fait de fépt vertèbres, le dos fait de 
douze, les lombes faites de.cinqd’os fa-, 
crum fait de cinq à fix dans les enfans, 8c 
dans les adultes d’un feul os, 8c le coccix 
fait de trois à quatre. 

Toute la face interne de l’épine efl af- 
fez polie, mais l’externe eft très-irregu- 
here. 

Le .col eft convexe en dedans & fou- 
tient l’œfophage 8c la trachée artère, il 
eft cave en dehors; le dos eft cave en de¬ 
dans , pour rendre la capacité de la poi¬ 
trine plus grande, il eft Convexe en de¬ 
hors, les lombes font convexes en dedans 
8c caves en dehors, l’os facrum eft cave 
Cn dedans,pour rendre le baflin plus fpa- 
cieux , il eft convexe en dehors ; enfin le 
coccix fe voûte en dedans, y formant 
une cavité 8c une convexité en dehors. 

De toute l’épine il n’y a que le col, le 
dos 8c les lombes, qui ayent du mouve¬ 
ment , l’os làcrum 8c le coccix n’en ont 
point, 8c fi le coccix en a , ce n’eft que 
par accident, comme dans l’accouche¬ 
ment 8c dans d’autres oeçafions. 

On remarque en 'général à chaque ver¬ 
tèbre leur corps, leur apophife, lpur épi- 
phife, leur échancrure, leur trou, 8c leur 
cartilage. E iij 



Leur corps n’eft pas par tout égal, aiî 
col il eft plat, au dos il. eft irreguliere* 
ment rond & plus épais qu’au col, aux 
lombes il eft rond 8t très-épais , à l’os 
facrum il èft plat 8c irrégulièrement é- 
pais, au coccix il eft plat. 

A chaque vertebre, on y obferve fepC 
apophifesjfçavoir, deuxtranfverfes, une 
épineufe 8c quatre obliques, dont deux 
font fuperieures8c deux fontinferieures. 

On y obferve auffi cinq épiphifes; fça- 
voir , il yen a deux à leur corps, une à 
chaque circonférence, une à 1’e.xtremité 
de l’apophife épineufe, & une à l’extre- 
mité de chaque apophife tranfverfe. 

Entre le corps de chaque vertebre & 
leurs apophifes obliques, tranfverfes 8c. 
épineufes, eft un trou irrégulièrement 
rond 8c grand, qui quand plufiéurs ver¬ 
tébrés font jointes enfemble, forment le 
canal fpinal,qui loge àla moelle épiniere. 

Entre le corps des vertebres Scies âpo-». 
phifes obliques, on remarque quatre é- 
chancrures, dont deux font fuperieures 
8c deux inferieures, les inferieures font 
plus grandes que les fuperieures, 8c tant 
les unes^que les autres , elles forment 
des trous lorfque les vertebres font join* 



tes enfemble ; ces trous font riomméâ 
cervicaux au col, dot faux, lombaires 82 
facrés , au dos , aux lombes 8c à l’os fa-a 
crum; ils font plus grands les uns que 
les-autres, ils laiffent paflèr les branches 
de nerfs qui viennent de la moelle de 
l'épine,& qui reçoivent les mêmes noms 
que les trous. 

Les vertebres font articulées les uneâ- 
avec les autres par leurs apophifes obli-i 
ques par ginglime de la deuxième efpece* 
& par leur corps par fmcondrofe ou fim« 
phife , autrement dit par uti cartilage * 
qui eft plus épais à la partie anterieure 
de la vertebre qu’à la pofterieure , 8c 
outre cela il eft plus épais au col qu’au 
dos, 8c aux lombes il eft plus épais qu’< 
ailleurs. 

Les vertebres du dos font articulées 
avec les côtes par leur corps par gingli* 
me de la première efpece,8c par leur a* 
pophife tranfverfe , avec les mêmes cô* 
tes par ginglime de la deuxième efpece* 

Il faut obferver que les vertebres du 
dos entrent dans la compofition de la 
poitrine, 8c celles de l’os facrum 8c du 
coccix aident à former une partie du 
baffia. 




pE L'EPINE EN PARTICULIER 

Des vertebres du Col, 

' Le col eftfait de fept vertebres , elles 
different des autres vertebres, en ce que 
leur corps eft plat 8c s’enchâlïe l’un dans 
l’autre, fçàvoir celui de la vertebre fupe- 
rieure dans l’inferieure , que leurs apo- 
phifes épineufes font fourchues & don¬ 
nent attache aux mufcles extenfeurs de 
la tête 8c du col, 8c que leurs apophifes 
tranfverfes font auffi fourchues 8c per¬ 
cées pour le paiïage de l’artere vertébrale. 

La première vertebre du col fe nomme 
atlas, elle n’a point de corps, 8c àla place 
il y a une petite éminence qui donne at¬ 
tache au ligament qui tient cette verte¬ 
bre avec la fécondé ; à la partie interne 
de cette éminence, il y a une cavité fu- 
perficielle 8c ronde,recouverte d’un car¬ 
tilage , qui reçoit l’apophife odontoide 
de la fécondé vertebre par ginglime de 
la troifiéme efpece. 

Son trou eft plus grand que celui de9 
autres, elle n’a point d’apophife épineufe 
pour mieux jecter la tête en arriéré , fes 



Spopfiifes obliques fuperieures , foriê 
creufées 8c recouvertes d’un cartilages 
pour recevoir les condillesde l’occipital 
par ginglime de la deuxieme efpece; fes 
apophifes obliques inferieures {ont plat- 
tes, pour pofer fur celle de la fécondé 
vertebre , 8c faciliter le mouvement de* 
mi-circulaire de la tête; 

A la partie pofterieure de chaque apô- 
phife oblique fuperieure, il y a Une gou* 
tierequi loge la dixiéme paire de nerf 8C 
J’artere vertébrale ; entre les apophifes 
_ obliques fuperieures 8c inferieures. dë 
chaque côté 8c intérieurement eft Une 
petite éminence 8c une enfoncement qui 
doqne attache au ligament tranfverîë, 
qui retient l’apophife odontoide en fî- 
tuaticjn, 8c qui empêche que dans les 
tnouvemens obliques, demi circulaires 
de la tête,ladite apophife ne forte de fa 
place j8c ne comprime la moelle de l’épi* 
ne. 

La féconde vertebre du col, fe nom- : 
me odontoide,parce que dans fon corps, 
il s’en éleve une apophife appellée odon¬ 
toide , qui eft reçue-dans la cavité de la 
première vertebre par ginglime de la 
troftiéme efpece $ 8c dans laquelle elle 



Îôtiîe, c’eft ce qui forme les mouvémens 
demi circulaires de la tête. 

Il faut obferverque l’apophife épineu- 
fe de la derniere vertebre du col eft 
plus longue que celle des autres 6t corn* 
ftience à fe coucher fur , celles du dos. 

Enfin les apophifes obliques des verte* 
bres du col fontplattes ôt dirigées obli¬ 
quement. 

Des vertebres du Dos, 

Le dos eft fait de douze vertebres j 
leur corps eft plus gros que celui du col, 
& eft irrégulièrement rond . 6e leurs a-* 
pophifes obliques font plattes comme an 
col, mais pofées perpendiculairement ; 
leurs apophifes épineufes font très lon¬ 
gues 6e couchées les unes fur lesautres, à 
l’exception des trois dernieres qui font 
femblables à celles des lombes;leurs apo¬ 
phifes tranfverfes font rondes, convexes 
en dedans 6c caves en dehors * elles font 
plus longues que celles du col. 

On remarque qu’à l’extremité de cha¬ 
que apophife tranfverfe, il y a une petit® 
furface un peu cave recouverte d’un car¬ 
tilage qui reçoit une petite apophife d« 
chaque côtépar ginglime de la deuxième 
ffpece* 




Oa remarque encore qu ? aux parties 
latérales du corps de chaque vertebre , 
fuperieurement §c inferieurement, il y a 
une furface recouverte d'un cartilage , 
pour s’articuler avec Eextremité dés cch 
tesparginglime de la première efpece. 

Des vertebres des lombes. 

Les lombes font compofées de cinq 
Vertebres, leur corps eft pitre gros que 
celui de toutes les autres vertebres, il 
eft rond ; leurs apophifes tranfverfes & 
épineufes font toutes' droites , longues., 
plattes & arrondies à leur extrémité ; 
leurs apophifes obliques font groffes 8c 
sknchâffent les unes dans ks autres, car 
les deux fuperieures font caves & les 
deux inferieures font convexes;de façon 
que {es deux inferieures font reçues par 
les deux fuperieures de la vertebre de 
deiïbus. ' 

Elles n’ont plus rien de particulier, fi- 
non que la première fe nomme rénal ou 
nefretique. 

De l’a s,Sacrum. 

L’os façrum dans les enfan? eft fait de 
einq à fix os, mais dans les adultes, U 



6o 

n’eftque d’un feul, fa figure eft triangu¬ 
laire , il eft plus large 8c plus épais à la 
partie fuperieure qu’à fon inferieure oq 
il eft plus mince 8c plus étroit. 

11 eft convexe 8c inégal en dehors, ca¬ 
ve ôc poli en dedans à la partie fuperieu? 
re, il y a deux apSphifes obliques caves 
qui reçoivent celles de la derniere ver- - 
tebre des lombes, celles des autres font 
tputes offifiées,auffi-bie.n que les epineu- 
fies 6c les tranfverfes, fon canal diminue 
de diamètre en approchant du coccix. 

On remarque que fes parties latérales 
font rempliesd’éminencesôc cavités qui 
fe joignent avec l’os ileum par future; en¬ 
fin on y trouse dix paires de trous, cinq 
internes 8c cinq externes ; par les inter¬ 
nes, qui font les plus grands, pajjent lés 
nerfs facrés.qui forment le nerf feiatique, 
8c par les externes paflènt des filets de 
nerfs qui vont aux tqufcles des lombes ? 
ces trous font plus petits que les pièce-; 
dens. 

Du Cocfix , 

Le coccix qui cft la derniere partie d,e 
l’épine eft fait de trois ou quatre os,fa fH 
gure eft piramidale,il eft voûté en dedan^ 
6ç donne attache au re&um , à fa partie 
fu^ericurg 




ét '■ 

fupeneure il y’a deux apophifes obliqtfe# 
platef qui pofent fur l’extrémité pofte- 
rieure de l’os facruçn , outre.cela il aide 
à la formation'du dernier trou de l’os 
faerum. 

Des Cotes, 

La poitrine eft compofée des coftes Sc 
du iternum , les coftes font au nombre 
de vingtequatre , dont il y en a douze de 
chaque côté, elles fe divifenr en vrayes 
& en fauffes , les vrayes font les fepC 
fuperieures nommées telles , parce que 
fe joignant avec le fternum & les vertè¬ 
bres du dos , elles forment un cercle en*, 
tier; les fauffes font les cinq inferieures 
nommées teHes , parce qu’elles ne ffe joi¬ 
gnent par lepr effilage que le long de 
celui des S dernieres des vrayes , qu’el¬ 
les ne forment point le cercle, 

La figure des coftes eft demi-circulai> 
te , leur grandeur eft differente , les der¬ 
nières vrayes & premières fauffes fonÇ 
les plus grandes ,, & les premières vrayes 
avec les demieres fauffes font les plus 
petites, leur mouvement eft de haut en 
bas, & de bas en haut, de dilatation Sc 
de .contraction. 


F 



<fz 

Elles font chacunes compofees de deus 
tables, l’une eft interne & concave,l’au- 
tre eft externe & convexe > elles ont 
deux-parties , une anterieure Si une pof- 
terieure ; elles ont deux bords, un fil- 
perieur & un inferieur. 

La partie anterieure eft plate & fpon- 
gieufe, & donne attache à un cartilage 
qui fe joint au ftèrnum Sç forme une 
fincodrofe , la partie pofterieuré eft inér 
gaiement ronde, & on y obferve fur les 
côte's .deux cavités , & dans le milieu 
une éminence.recouverte d’un cartilage^ 
pour s’articuler avec le corps des vertè¬ 
bres du dos par ginglime de la première 
efpeee j plus antérieurement eft une émi¬ 
nence auftî recouverte d’un cartilage qui 
éft reçu dans les cavités des apophifes 
tr anfverfes.des vertebres du dos par gin-* 
glime de la deuxième efpece. 

Qn remarque à la partie inferieure Sç 
interne des côtes,Une goutiere qui com¬ 
mence à leur partie pofterieure, Si s’a¬ 
vance jnfque vers leur partie anterieur 
re où elle difparoît ; cette goutiere loge 
la veine & Fartere intercqftale Si le nerf 
dorfal, enfin le bord fuperieur. & infé¬ 
rieur donne .attache aux mufdes inter* 
coltaux internes & externes. 




Du Sternum. 

La deuxieme partie de la poitrine efl 
le fternum , litué le lo'qg de fa partie an¬ 
terieure , il eft fait de quatre , cinq à fis 
os dans lesenfans, 8c.dans les adultes 
de deux ou trois , 8c quelquefois d’un 
feul ; il eft convexe en dehors, 8c cave 
en dedans ; il -eft plus large par fa partie 
fuperieure que par fon inferieure. 

A fa partie fuperieure., il y a fur ies 
Côtés deux cavités fuperfkiellès, recou¬ 
vertes d’un cartilage qui reçoivent les 
Clavicules par genou. 

Entre ces deux cavités il y a deux émi¬ 
nences 8c une échancrure, cù s’attachent 
les mufcles fterrioclinomaftoidiens, fier- 
noclinohyoidiensjékles fîernotiroidiens» 
Sur fes côtés 8c dans toute fa langueur 
il y a de diftance en diftance des enfon- 
çemens 8c des échancrures ; les enfonce- 
mens reçoivent les cartilages -des côtes * 
8c les échancrures donnent attache aux: 
mufcles intercoftaux. 

A fa partie inferieure il y a un cartila¬ 
ge appellé xiphoide qui fe termine quel¬ 
quefois en pointe , quelquefois en four- 

F 'i 


?4 

che, quelquefois il eft percé dans fou mi¬ 
lieu; ce cartilage s’oflifie en partie paaf 
l’àge du côté qu’il fe joint avec le fter- 
numi. 

Des os dès IJks bu innommés. 

Les os qui entrent dans la compofiricin 
du baflin & qui lui font propres font les 
deux os des ifles ou innommés r qui dans 
les enfans font compofés chacun deJtrois 
os & dans les adultes d’un feui y le pre¬ 
mier eft fileum , le deuxieme eft le po^ 
bis j le troifiéme eft l’ifchium* 

Des Os ileum. 

Le premier des os des ifles le plus 
confiderable •& le plus fuperieur eft l’i-: 
leum, dont la figure eftprefque circulai¬ 
re ; cet os eft en partie cave &en partie 
convexe tant en dedans qu’en dehors , il 
U deux faces une interne 6c une externe } 
-il a deux levres une interne 6c une ex¬ 
terne ; entre ,les deux levres eft un re¬ 
bord appellé la crête , il eft épais dans 
toute fa circonférence , mince 8c tranf- 
parent dans fon milieu, il a deux parties? 
une anterieurej» & une pofterieure. 



A k partie anterieure il y a deux apo« 
phifes appellées épines, entre lefqueiles 
eft une échancrure j l'épine fupericure 
donne attache au mufcle couturier 8c fa- 
ciafkta , l'épineinferieure donne attache 
au droit grêle ; à la partie poflerieure il 
y a une greffe apopbife garnie intérieu¬ 
rement d’éminences 8c cavités pour fe 
joindre avec l’os facrmi par future. 

La face externe deTileum donne at¬ 
tache au moyen 8c petit feJîier, la face- 
" interne donne attache au mufcle iliaque, 
klevre externe donne attache au muf- 
cle grand oblique du bas-ventre, la crête 
au mufcle petit oblique, 8c la Ievre in¬ 
terne au mufcle tranfverfe. 

L'iléon» par fa partie inferieure forme 
la partie fupericure de la cavitécotiloide# 
De l’Os pubis. 

Le deuxième des os des ifles , le plus 
petit, l’inferieur 8c anterieur eft le pu¬ 
bis qui a à fa partie fuperieure proche 
lafidphife une petite éminence qui doa;- 
fle attache au mufcle droit & piramidaî 
du bas venue , à côté de cette éminence • 
tft une deprefïlon par où paffe le mufde 
iliaque 8c les vaideaux cruraux. 

Cet os forme parafe partie pçfterieure 



tè 

la partie anterieure de la cavité côtiloicfe 
des os des iflesjil ferme auffi la moitié du 
trou oval à la faveur de deux avances qui 
fe joignent avec celles de l’os îfchium * 
enfin un pubis joint avec celui du étëté 
oppofé forme ce que l’on nomme la Cm- 
phife , au-deffous de laquelle eft une 
échancrure confiderable formée auffi pat 
l’éloignement des os ifehium. 

De l’Os ifchtim. 

Le troifiéme 8c dernier des os des ifles 
le moyen, l’inferieur & pofterieur eft 
l’ifehium qui forme par fa partie porte- 
rieure deux apophifes dont la plus grofle 
6c fuperieure fe nomme tuberofité qui 
donne attache au mufde demi nerveux, 
membraneux , 8c biceps , 8c la plus pe¬ 
tite fe nomme épine, Ô£ donne attache 
au mufcle gemeau fuperieur ; entre ces 
de-ux apophifes eft une échancrure qui 
fs va terminer par une goutiere pour lo¬ 
ger le tendon du mufcle opturateur in¬ 
terne. 

L’ifehium par fa partie anterieure for* 
me la partie pefterieure de la cavité co^ 
ïiioide, où il y a une goutiere pour lç 



paITage des vaiffeaux qui vont 8c revien¬ 
nent de l’articulation, il forme auITi la 
moitié du trou oval par fes deux avan¬ 
ces qui fe joignent avec celles des pubis.' 

Le concours des trois os forme la ca¬ 
vité cotiloide, qui eILrecouverte d’un 
cartilage & reçoit la tcte d-u fémur par 
grand genoux ; au fond de cette cavité 
eft un enfoncement, qui donne attache 
à l’épanouilTement du ligament fufpen- 
foir de la tête du fémur, 8c qui loge les 
glandes fînoviales ; la partie inferieure 
de cette cavité forme une échancrure, 
enfin le trou oval eft fermé par les mut; 
clés opturateurs , internes 8c externes» 

Des extrémités fuperieures & premier de s 
Omoplattes. 

L’épaule qui fait la première partie des 
extrémités fuperieures, eft compofé da 
l’omoplate 6e delà clavicule. 

: L’omoplate eft fituée à la partie fupe- 
irieure Se pofterieure de la poitrine-, fa fi¬ 
gure eft triangulaire, il eft épais dans fa 
circonférence 8c mince dans fon milieu , 
il a deux faces, une interne 8c une extern 
terne, ces deux faces font en partie ca¬ 
ves & en partie convexes» 



éÊ 


lî a deux parties une fuperieure & une 
inferieure, la fuperieure a deux angles , 
dont un eft antérieur & un efîpofteneur, 
la partie inferieure eft bornée par un feui 
angle., 

Ceq 
&poft 

me labazequi donne attache au mufcle 
romboide 6c grand dentelé ce qui s’é¬ 
tend depuis l’angle fuperieur & anterieur 
jufqu’au pofterieur, fe nomme la eoftç 
fuperieure, où il y a une échancrure qui 
donne pafifage à des vaiffeaux.; ce qui s’é¬ 
tend depuis l’angle fup.erieur & ante¬ 
rieur jufqu’à l’inferieur } fe nomme la co¬ 
te inferieure. 

A l'angle fuperieur & anterieur, il y 
a une cavité fuperficielle nommée gle-, 
tfoide, qui cil recouverte d’un cartilage, 
& qui reçoit la tête de l’humeru-s par ge¬ 
nou; au-delTôus de cette cavité eft une 
.partieétroiteappelléè col, au-delïusde 
cette cavité eft une apophife appellée co» 
racoide, qui donne attache au mufele pe¬ 
tit peéioral, coracobrachial & à une tê¬ 
te du biceps; entre la cavité gknoide,l’a- 
pophife.coracoide & l’acromion, eft une 
échancrure par cùgaflè lemufclefusépf; 
neux. 


ui s’étend depuis l’angle fuperieur 
erieur jufqu’à l’inferieur, fe nom- 




ï/àngle fuperieur & poftârieur dontil 
attache au veleveur de cet os , l’angle in¬ 
ferieur donne au grand rondScpetit rond. 

La partie externe de ce t es eft feparée 
en deux par une épine qui diftingue deux 
eavités,dont la fuperieure fe nomme fus- 
e'pineufe 8c l’inférieure fous-épineufe,ces 
deux cavités logent 81 donnent artache 
auxmufcles du même nom ; cet.te'épine 
s’élargit en devant 8c forme Une apophife 
appellée acromion * qui fe joint avec la 
clavicule, à la faveur d’une furface plate 
& recouverte d’un cartilage* 

Le bord fuperieur de cette épine donne 
attache au mufcle trapefe, 8c l’inferieur 
au mufcle deltoide. 

Enfin à la partieinterne fie cet os eft une 
cavité nommée foufcapulaire,qui loge 8s 
donne attache au mufcle du même nom. 

De U Clavicule. 

Le deuxième des os qu,i forment l’épau-, 
le eft la clavicule fituée tranfverfalement 
à lapartie fuperieure 8c anterieure de la 
poitrine ; elle reffemble à une S romai¬ 
ne,elle eft en partie cave.& convexe,tant 
en dedans qu’en dehors,elle a deux extré¬ 
mités , l’une anterieure qui eft arrondie j 
8c eft reçue dans la cavité du fternum par 




genou , 8c l’autre pofterîeure qui efi 
platie , 8c qui forme à fon extrémité 
une furfâce recouverte d’un cartilage 
qui fe joint avec celle de l’acromion;on 
Remarque fouvent le long de fa partie 
inferieure une goutierequi logeôc donne 
attache aumufcle fous-clavier,outre celai 
il donne attache à une partie du mufeié 
trapefe , deitoide, grand perforai,peau- 
èier , fîernohyoidien , fternoclinotiroii 
dien, & fternomaftoidien.- 
De tHumérus. 

L’humeras eft le fèul os qui forme le 
feras, fa figure reffemble à une colonne^ 
à Ta partie fuperieure, il y 1 ai une grofles 
tête recouverte d'un cartilage pofé ofeli-r 
quement 8c fitué à la partie internejeetts' 
tête eft reçue dans la cavité glenoide de 
l'omoplate par genou ; au-deffous de 
éette tête eft une partie étroite appellée' 
Êol à la partie externe de -cette tête font 
deuxtuberofitez dontTune eftplusgref¬ 
fe que l’autre , 8c aufquels on remarqué 
des furfaces pour l’attache des roufeks 
fus-épineux , fous-épineux , petit rond 
8c foufcapulaire , ces- deux tuberofitei 
font feparées Tune de l'autre , par une 
goutiere,qui fe termine jufqu’enyiron l» 





■7 Ÿ 

sarde moyenne de cet os qui loge unfi 
•des têtès duèinu fçle biceps. 

A h terminaifon de cette goutiere font 
des inégalitez pour l’attache des mufcles 
del toide, coracobrachial, & brachial an¬ 
terieur , tout Je corps de l’humerus eft 
rond jufqu’environ fa partie inferieure 
où il devient triangulairejdes trois angles 
l’un e/1: anterieur & lés deux autres laté¬ 
raux , ils donnent attache aux mufcles. 

A fa partie inferieure on remarque fur 
chaque côté une petite tuberofité , comt 
înunément appellée condille , dont l’un 
: eft interne & plus gros qui donne attache 
aux mufcles flechiffeurs des doigts &du 
poignet, & l’autre eft externe & plus pe¬ 
tit, qui donne attache aux tftufcles ex- 
' tenfeurs des doigts & du poignet. 

Entre ces deux tuberofitez font trois 
.éminences recouvertes d’un cartilage,les 
deux internes s’articulent avec le cubitus 
parginglime de la premiereefpece,& l’ex¬ 
terne s’articule avec le radius par genou.. 

Au deffus de ces éminences & antérieu¬ 
rement e/tune cavité qui reçoit l’apophi- 
fe coronoide du cubitus dans le tems de 
la flexion , & poflrerieurement il y en a 
une plus grande qui reçoit l’olecrâne dans 
le tems de l’extenlîon. 



?*. 

Du Cubitus . 

L’avant-bras eft fait du çubitus 5c dtj 
radius , Le çubitus eft le plus Long fitué 
à la partie internefa figure reffemble à 
unecolonne il eft plus gros dans la par¬ 
tie fuperieure que dans l’inferieure ; à fit 
partie fuperieure , on remarque d’abord 
deux apophifes, la plus grolfe 6c fupe? 
rieure îe nomme ole.crâne 3 la plus petite 
6c anterieure fe nomme coronoide;entre 
ces deux éminences font de chaque côté 
une cavité ôc dans le milieu une éminen¬ 
ce recouverte d’un cartilage, pour s’ar¬ 
ticuler avec l'humérus par ginglime de la 
première efpece ; au-deffous de l’apophi- 
fe coronoide ejl une éminence qui donne 
attache au mufcle brachial anterieur. . 

A la partie externe de L’apophife coro¬ 
noide eft une petite cavité demi-circu¬ 
laire , qui eft recouverte d’un cartilage , 
6c qui reçoit la partie fuperieure du ra¬ 
dius par ginglime de la troifiéme efpece; 
le long de la partie externe de cét os , 
régné une ligne éminente qui donne at¬ 
tache à la merpbrane ligamenteufè , au¬ 
trement appellée intero.ffeufe. 

A fa partie inferieure qui eft ro.nde eft ex¬ 
térieurement une tête recouverte d’un cari 
tfiagg 



tilage.qui roule dans la cavité du radius 
par ginglime de la troifiéme efpece , 8c 
intérieurement eft une apophife pointue 
nommée ftiliforme , qui empêche la lu* 
Ration du poignet en dedans. 

Du Radius, 

Le deuxième des os de l’avant-bras & 
le plus court eft le radius fitué à la partie 
externe,fa figure reflemble à une colon¬ 
ne, il eft plus gros à fa partie inferieure 
qu’à fa fuperieure;à fa partie fupericure 
eft une tête ronde,qui intérieurement eft 
recouverte d’un cartilage 8t eft reçût: 
dans la cavité du cubitus par ginglime 
de la troifiéme efpece. 

Au-deffus de cette tête eft une cavité 
aufli recouverte d’un cartilage qui reçoit 
l’éminence externe de l’humerus par ge¬ 
nou ; au-deffous de cette tête eft une 
partie étroite nommée col, & interieu* 
rement eft une éminence qui donne at¬ 
tache au mufcle biceps ; dans toute fa 
longueur partie interne , eft une ligne 
éminente , qui donne attache au liga¬ 
ment ou membrane interofleufe. 

La partie inferieure de cet os eft con-î 




Vexe pofterieurement & applatie anté¬ 
rieurement; à fon extrémité eft une ca- 
.viré recouverte d’un cartilage qui. reçoit 
Jes os du poignet par genou , à fa partie 
interne eft une cavité demi-circulaire 
auffi recouverte d’un cartilage qui reçoit 
le cubitus par ginglirne ^e la troifiéme 
efpece, à la partie externe eftuneapo- 
phife apppllée ftiliforme , qui empêche 
la luxation du poignet en dehors ; enfin 
à fa partie pofterieure font des goutieres 
pour loger des tendons. 

Ve U Main. 

La main fe divife en carpe ou poigner ? 
en métacarpe 8ç en doigts ,1e carpe eft fait 
de huit os difpofés en deux rangées, fça- 
voir trois de la première & quatre dans 
la fécondé; je huitième eft hors du rang 
fitué du côté du petit doigt, il donne at¬ 
tache au ligament annulaire & au tendon 
du mufcie cubital interne , la première 
rangée forme fuperieurement une tète 
recouverte d’un cartilage qui eft reçô 
dans la cavité du radius, & inferieure- 
ment forpe une concavité qui reçoit la 
çonvexité de la fécondé rangée, laquelle 
par fa partie,inferieure fe joint avec le? 
og du métacarpe, les os du carpe n’ont 



tffen cîe particulier, finonqü'ih fottt pîu§ 
gros les uns que les autres, & qu’ils for¬ 
ment avec le métacarpe , une convexité 
en defîus appéllée le dos de la main * 8s 
line concavité en defious appeilée la 
paulrne de la main* 

Le métacarpe eft fait de quatre Os ob* 
longs convexes en defîus & en caves en 
defious ; à leur extrémité fuperieure ils 
ont des furfaces recouvertes de cartila¬ 
ges pour s’articuler entre eufx, & àveü 
les os de la deuxième rahgée du carpe, à 
leur extrémité inferieure ils ont une tête 
recouverte d’un cartilage * quieftreçuë 
dans les premières phalanges par petit 
genou; enfin ces os biffent entre eux des 
intervalles qui logent êc donnent atta _ 
the aux mufcles interofïeux. 

Les doigts font au nombre de cinq com- 
pofés chacun de trois os appelles pha¬ 
langes qui fonrconvexês en defîus, ca- 
Ves & applatis en deffous, elles font plus 
grandes les unes que les autres , elles 
ont fur les côtés des lignes éminentes 
qui donnent attache auxligamens annu¬ 
laires, les premières ont à leur partie fu¬ 
perieure une cavité recouverte d’un car¬ 
tilage qui s’articule avec les os du meta* 



7 4 

tafpepar genou, elles s’articulent èntft 
elles par ginglime de la première efpece; 
l’extrémité de la derniere phalange eft 
arrondie & inégale, ôe donne attache en 
deffousau tendon du mufcle profond, & 
en deffus attache aux ongles. 

Des extrémités inferieures ,& premier du 
Fémur. 

La cuiffe eft faite d’un feul os appelle 
fémur, fa figure reffemble à une colonne, 
il eft convexe antérieurement & concave 
pofterieurement, à fà partie fuperieure il 

Î r a une grofîè tête recouverte d’un carti- 
âge qui eft reçu dans la eavitc cotiloids 
des os des ifles par genou } environ le 
milieu de cette tête eft un enfoncement 
inégal qui donne attache au ligament 
fufpenfoir de cet os, au-deffous de cette 
' tête eft une partie étroite nommée col. 
A la partie externe de cette tête eft u- 
ne groffe apophife appellée grand tro«< 
canter qui donne attache au moyen & 
petitfeffier & au mufcle quatre. 

A la partie interne de cette apophife 
eft une cavité qui donne attache au pe¬ 
tit feffier,aux gemeaux,aux obturateurs^ 
& au piramidalj au-deffous de cette tê- 
îe ôc pofterieuretnent eft une autre apo^. 




jjhife appellée petit trocanterqui donne 
attache au mufcle pe<Stineus;au-de{Tous 
du grand & petit trocantereftune ligne 
éminente& inégale qui s’étend jufqu’en- 
viron la partie moyenne inferieure , & 
qui donne attache par en haut au grand 
feffier & dans fa longueur au triceps, 
& à la deuxième tête du biceps. 

A la partie inferieure du fémur font 
deux co'ndilles difiingués en un interne 
& un externe qui font recouverts d’un 
cartilage pour leur articulation avec le 
tibia par ginglime de la deuxieme efpe- 
ce; entre ces deux condilles & antérieu¬ 
rement fur les côtes, font deux éminen¬ 
ces, & dans le milieu une cavité recou¬ 
verte d’un cartilage pour s’articuler avec 
larotule par ginglime de la première ef- 
pece , entre les deux condilles & pofte- 
rieurement eft une échancrure qui loge 
les glandes finovialles & donnent atta¬ 
che aux ligamens croifés. 

De U Rotule, 

Le genou eft en partie fait par la rotule 
dont la figure eft prefque ronde, exté¬ 
rieurement elleeft convéxe & recouverte 
de l’aponevrofc des mufcles extenfeurs 
G iij 



7 $ 

de la jambe, intérieurement elle a fur Ies : 
côtés deuxfurfaces & dans le milieu une . 
-éminence recouverte d’un cartilage pour 
s’articuler avec lefemu-rparginglime de 
la première efpece. 

A fa partie inferieure eft une avance 
moufle qui donne attache à un ligament 
qui de fon autre bout va s’attacher àune- 
éminence qui eft à la partie fuperieure & 
anterieure du tibia. 

Du Tib.'a.- 

La jambe eft faite de deux os, du ti¬ 
bia & du péroné , le tibia eft le plus gros' 
iîtuéàla partie interne, fa figure ref- 
femble à une colonne, fa partie fuperieu- 
re eft plus grofle qu e l’inferieUre à fâ 
partie fuperieure font deux condilles,un 
interne & un externe, au-deflusdes con- 
dilies eft une cavïté recouverte d’un car- • 
tihgequi reçoit les condilles du fémur 
par ginglime de la deuxième efpece; en- ' 
tre ces deux condilles eft une éminence 
qui donne attache auxligamens croifés', 
au-deflous des deux:-condilles & anté¬ 
rieurement eft une éminence qui donne 
attache au ligam ent de larotulcjdetriere 



!è Concilie externe eft une furfacerecôü- 
verte d’un cartilage qui reçoit celle da 
péroné. 

Toute la longueur du tibia eft trian¬ 
gulaire , un des angles eft anterieur 8c 
forme la crête; le deuxième eft interne , 
& le troifiéme eft externe qui donne at¬ 
tache à la membrane ligamenteufe ou in- 
teroffeufe; ces trois angles déterminent 
trois furfaces dont l’une eft interne qui 
n’eft recouverte que de la peau , l’autre 
eft externe & eft recouverte dujambier 
an terieur, & la troifiéme eft pofterieure 
recouverte dujambier pofterieur, &c. 

A la partie inferieure du tibia font fur 
les côtés deux cavités & dans le milieu 
«ne éminence recouverte-d’un cartilage 
qui s’articule avec l’aftragal par gingli- 
me de la prem ière efpece ; à fa partie in- 
terne eft une apophife appellée malléole 
interne qui empêche la luxation da pied 
en dedans., à fa partie externe eft une 
«cavité qui reçoit le péroné. 

Du Péroné. 

Le péroné eft le deuxième desos de' 
£a jambe, ü eft le plus menu fitué à la 



$0 

pârtie externe, fa figure reiïemble à une* 
colonne; à fa partie fuperieure il y a une 
tête qui aune furfaee recouverte, d’un 
cartilage qui pofe fur celle du tibia* dans 
fa longueur il y a trois lignes éminentes 
dont l’interne donne attache à la mem¬ 
brane ligamenteufe*les deux autres & les 
furfaces donnent attache aux .mufcles 
peroniers anterieurs 8c pofterieurs, 8tc. 

La partie inferieure du péroné effc re¬ 
çue dans la cavité du tibia 8e forme une 
grolïè apophife nommée mâlleole exter¬ 
ne qui intérieurement forme une furfaee 
recouverte d’un cartilage qui pofe fur 1» 
partie latérale de l’aftragal, elle empêche 
auffi la luxation du pied en dehors. 

Du Pied. 

Le pied Ce divife en tarfe,en metatarfe - 
{k en doigts, le tarfe eft fait de fept os» 

De t'Jfimgul. 

L’aftragal eft le premier des os du taf-, 
fe, il a dans fa partie fuperieure fur les 
côtés deux éminences 8c dans le milieu 
une cavité recou verce d’un cartilage poui? 
s’articuler avec le tibia par ginglime de 


ï# 

îâ pferhîere efpecejfur fes côtés font detné 
farfaces recouvertes aufïi d’un cartilage 
fur lefquellespofent les deux malléoles, à 
fe partie inferieure eft une cavité recoud 
Verte d’un cartilage qui reçoit l’éminen¬ 
ce du calcanéum, à fa partie anterieure 
eft une grofle tête recouverte d’un car¬ 
tilage qui eft reçue dans le feaphoïde. 

Du CulcAmum. 

Le Calcanéum eft le deuxieme des oS 
idu tarfe , il a dans fa partie fuperieure 
tme groffetête recouverte d’un cartila¬ 
ge qui eft reçu dans la cavité de l’aftra- 
gal; à fa partie anterieure il a une furfa- 
ce recouverte d’iin c’artilagequi reçoit 
le cuboïde, par fa partie pofterieure il 
forme une groffe apophife nommée le 
talon , fa partie interne eft fort échaft- 
crée pour le paffage des vaiffeaux, 6s 
des tendons flechiffeurs des doigts. 

Du Saipboïle, 

' Le fcapboxde,' autrement appelle navî- 
«ulaire, eft; le troifiém'e des os du tarfe, il 
a dans fa partie anterieure trois furfac es 



s* 

«couvertes d’un cartilage pour reeevoîf 
les trois cunéiformes; à fa partie pofte* 
rieureeft une cavité auifi recouverted’uft 
cartilage qui reçoit la tête de l’aliragali 

Du Cuboïde ; 

Le Cuboïde eft le troisième os du tarA 
fe, ilafix f u faces dont trois font re¬ 
couvertes d’un cârtilage, l’antçrieure fe 
joint à l’os du metatarfe qui foûtient lé 
petit doigt & le doigt annulaire , la po- 
fterieure fe joint avec le calcanéum , 8e 
l’externe avec un des cunéiformes, à fa 
partie inferieure eft une goutiere qui lof 
ge le tendon du peronier pofterieur». 

Des Cunéiformes. 

■ Lés cunéiformes font les trois dernier^ 
6s du tarfe, on les nomme tels parce 
qu’ils font plus larges d’un côté que de 
l’autre^ on les diftingue en grand,moyen 
& petit, le grand répond âu poulce, le 
moyen au doigt du milieu, & le petit 
eft entre ces deux-ci ; le grand eft plus 
large en deiïous qu’en demis , les deuié 
autres font plus larges en defîus qu’ea 



( delTbus, ils ont des lurfaces recouvertes 
jd’un cartilage pour leur articulation avec 
les os du metatarfe, le fcaphoïde, le eu-» 
|>oïde, &entr’eux. 

pnfin le tarfe avec le metatarfe for- 
ment en deflus une convexité appelles 
le coude du pied & une concavité gg 
^delTous appellée la plante du pied» 

Du Metatarfe, 

Le metatarfe eft fait de cinq os ob» 
longs , convexes en deflus & caves en 
deïïous,ayant dans leur extrémité pofte- 
ïieure des furfaces pour leur articulation 
.entr’eux &ç avec le cuboïde 8c les cunéi¬ 
formes, 8c dans leur extrémité anterieur 
re des têtes recou vertes de cartilages pour 
s’articuler avec les premières phalanges 
par genou, ils laiffent des intervalles qui' 
logent 8c donnent attache aux mufcles 
interoffeux. 

Des Doigts. 

Les doigts font cinq compofés chacun 
de trois os appellés orteils , excepté le 
poulce qui n’en a que deux , les mêmes 
parties s’y rencontrent comme à larnain,. 

Fin del’Ofteologie, 







splangnologie. 


C Omme il n’y a que le corps humain 
qui foit le fujet de l’Anatomiey at¬ 
tendu qu’il n’y a que fur lui que nous 
pratiquons les operations ; ainu ce fera! 
de lui dont nous allons expliquer toutes 
les parties moles. 

On divife communément le corps hm 
main en tête, en tronc & en extremitez, 
autrement dit les branches. 

Le tronc fe divife en trois ventres ’ 
fçavoir ventre fuperieur appelle la tête» 
ventre moyen appelle torax ou la poi¬ 
trine , 8c ventre inferieur appelle bas- 
ventre ou abdomen. 

Le ventre fuperieur ou la tête a foi* 
étendue jufqu’au col , & fe divife en 
partie chevelue 8e en face ; la partie che¬ 
velue , c’efl: ce que nous appelions le 
crâne qui fe divife en partie anterieure, 
appellée fmciput ou le devant de la tê¬ 
te ou le front, en pofterieure appellée 
occiput ou le derrière de la tête , en la- 
teralle appellée les tempes, en fuperieu- 
re appellée le vertex ou fommet qui 




fait le milieu du devant, du derrière 8c 
des côtez;enfin en inferieure appelle la 
fiaze,. 

A chaque tempe .fe rencontre une 
éminence appellée oreille externe qui 
eft cartilagineufe, qu’on divife en plu* 
fleurs parties, fçavoir la fuperieure qui 
fe nomme Parle ou pinna8cl’inferieurele 
lobe i qui eft l’endroit qu’on perce aux 
filles pour mettre les boucles d’oreille f 
le circuit extérieur & le plus confidera-! 
file, 8t qui fait partie de l’aile,fe nomme 
Hélix; le circuit intérieur & le plus pe¬ 
tit eft l’enthelix. L’éminence qui eft à la 
partie anterieure dè la conque ou proche 
les tempes , le nomme l’antitrague, & 
celle qui lui eft oppofée, fe nomme le 
trague; entre ces deux éminences 8c le 
lobe, & l'amhelix, eft une foffe appel- 
Jée la conque ou la ruche , qui fait l’en¬ 
trée de l'oreille interne; au defTûs eft un 
enfoncement longuet- qui fe nomme la 
nacelle» 

Lu face eft ce qui commence au front 
& finit au menton ; elle, fe divife com¬ 
munément, en deux mâchoires, dont 
l’une eftfuperieure 8cl’autre inferieure 
rencontre plufieurs parties | d’a- 




bord dans fon milieu il’ y a une' émk 
nence appellée le nez , qui fe divife ea 
partie fuperieure appellée la racine,8C en 
inferieure appelle'e la baze;ee qui s’étend 
depuis la racine jufqa’à la baze, fe nom¬ 
me le dos du- nez , la baze eft la partis 
la plus large 8c forme deux ailes fepa- 
rées par un cartilage appelle la colonne 
du nez j ces deux aîles 8e cette colonne 
laiffent une ouverture de chaque côté j 
appellée les narines;aux côtés de la racine 
du nez font les yeux dont les parties ex¬ 
ternes font les paupieres,une fuperieure 
& une inferieure ; leur réunion forme 
deux angles appelles conamiffure, dont 
l’un eft litué au coin' interne de l’œil , 
qui regarde le nez , 8c l’autre au coin 
externe qui regarde la tempe ou l’o- 
reille;au-deffusde la paupière fupérieure 
& inferieure , eft un rebord fait du petic 
cartilage appellé le tarce garni d'une 
rangée de poils appellée cils j au-deffus 
de chaque paupière fuperieure , eft une 
autre rangée de poils appellée fourcils ; 
au-delïbus de la colonne du nez eft; une 
goutiere appellée filtre , deftinée pour 
conduire la morve ; 8c au-deffous du 
jpezeft une fente q,ui fait l’entrée de la 

Ai i 




bouche,qui eft formée par deux Ievres» 
dont l’une eft fuperieure, & l’autre eft 
inferieure, leur réunion forme deux an¬ 
gles appelles commiflure ; au-delfous 
de la levre inferieure eft une éminence 
appellée le menton , où on remarque 
quelquefois une petite foffette, que 
l’on prétend fervir à l’embelliffement. 

Les parties latérales de la face fe 
nomment les joues , qui font les enr 
droits où l’on fe baife. 

Au-deflous du ventre fuperieur, où la 
tête eft une partie ronde, longue & 
étroite, appeilée col , quife divife en 
partie anterieure appellée la gorge ; en 
pofteriéure appellée le col &Ja nuque, 
ék en latérale appellée les jugulaires; à la 
partie fuperieure de la gorge, eft une 
éminence plus ou moins vifible, formée 
par le larinx, appellée communément 
la pomme d’Adam. 

Le ventre moyen ou torax.fe divife 
en partie anterieure appellée propre¬ 
ment la poitrine,où eft fitué le ftermum j 
en pofterieure appellée le dos, en laté¬ 
rale appellée les côtés. 

Chacune de ces parties fe divife en 
•fuperieure, moyenne & inferieure &la<* 



terâle, auxquels on n’a point donné de 
nom particulier comme au bas-ventre. 

A la partie anterieure de la poitrine 
font deux éminencesappellées mamelles 
plus groflès & plus apparentes aux fem¬ 
mes qu’auxhommes;elles fe divifent en 
leur baze ou leur corps appelle pro¬ 
prement la mamelle eu le fein ou le tê- 
' tonj & enleur pointe où fe trouve une 
petite éminence appellée’le bout ou le 
mamellon , qui eftenvironné ou enfer¬ 
mé d’un cercle brun qu’on appelle la 
partie rayonnée ou areole. 

Le ventre inferieur, appellé bas-ven¬ 
tre ou abdomen,fe divife en partie ante¬ 
rieure appellée proprement l’abdomen ; 
en pofterieure appellée les lombes;& en 
fes parties, latérales appellées les côtés 
qui reçoivent differens noms. 

La partie anterieure ou abdomen fe 
divife en trois régions ; fçavoir une 
fuperieure, appellée épigaftrique ; une 
moyenne appellée ombilicale, & uner 
inferieure appellée hipogaftrique. 

On appelle région une cavité, qui 
fous elle contient des parties qui ont 
differens noms, differentes figures, dif¬ 
ferente s Situations & differens ufages* 

A iij 



La région épigaftrique s’étend de4 
puis le Diaphragme 8c le cartilage Xi- 
phoïde,jufqu’à deux travers de doigt au* 
deflus de l'ombilic. 

La région ombilicale s’étend depuis 
la fin deï’épigafiriquequfqu’àdeux bons 
travers de doigt au-deffous de l’ombilic. 

La région hipogaftrique s’étend de¬ 
puis la fin de l’ombilical, 8c comprend 
tout le refte du ventre. 

Les doigts deftinés pour la mefure de 
ces régions doivent être pris du fujet 
fur lequel on travaille. 

Chacune de ces régions fe divife en 
trois , fçavoir en une moyenne qui re¬ 
tient le nom du tout , 8c en deux la¬ 
térales, qui en ont un propre jainfi la 
région épigaftrique fe divife en celle 
du milieu , qui retient le nom d’epigaf 
tre , 8c en celles des côtés que nous 
appelions les hypocondres droit 8c gau¬ 
che; les hypocondres font compris de¬ 
puis le diaphragme ,jufqu’à la derniers 
des fauffes côtes. 

La région ombilicale fe divife en 
trois , en celle du milieu qui retient le 
nom de l’ombilic , 8c en celle des 
côtés qui s’appelle les flancs , dons l’un 
efl à droit 8i l’autre à gauche j les flancs* 



fout Compris, depuis la derniere faulfè 
côte jufqu’à la partie fuperieure des os 
des ifles ou jufqu’à fa crête. 

La région hipogaftrique fe divife erî 
deux, en une fuperieure, qui retient 
le nom d’hipogaftre r 8c une inferieure 
appellée pubis ou penil, fous lequel elt 
compris le baflin. 

Cette région hipogaftrique fe divife 
entrois, en celle du milieu qui retient 
le nom d’hipogaftre , en celle, des cô- 
tés appellée les ifles droites 8c gauches \ 
les ifles font compris depuis la crête de 
l’os ileum , jufqu’à la partie fuperieure 
du pubis latéralement. 

La région inferieure de l’hipogaftri- 
que fe divife en trois , en celle du mi¬ 
lieu , appellée le pubis, 8c en celle des 
«ôtés appellée les aînesdroite&-gauche; 

Le pubis ou. penil fe trouve garni de 
poil à l’âge de puberté 

La région pofterieure du bas ventre 
fe divife en deux, enfuperieure 8c en in¬ 
ferieure ; la fuperieure s’appelle propre-, 
ment les lombes aux hommes » 8c le r⬠
ble aux animaux , qui eft l’endroit où 
l’on les tâte pour fçavoir s’ils font gras ,! 
& l’inferieure fe divife en trois, dont les. 



g 

partîeslateraîes font appellees les feffes, 

8c celle du milieu la raye , qui eft une 
goutiere ou enfoncement fitué entre 
les deux fefiès, 8c qui va fe terminer 
à une ouverture appellée anus, par où 
fortent les excrémens ; au-deffous de 
l’anus eft un intervalle qui s’étend 
jufqu’au fcrotum, 8c eft fitué entre les 
deux cuiftes appelle periné : outre ce¬ 
la il y a le commencement du raphe'-j 
qui eft une ligne , qui parcoure le 
periné , 8c le fcrotum 8c la verge juf- 
qu’à Fextremité du prépuce , les extré¬ 
mités où les branches font fuperieures » I 
apgellées la grande main, ou communé¬ 
ment le bras, 8c l’inferieure appellée 
auffi communément la cuiflèou le grand 
pied. 

Les extrémités fuperieures fe divifent 
en trois parties, dont la première eft le 
bras , proprement dit s qui s’étend de-: 
puisfon articulation avec la cavité gle- 
noidede romoplatte, jufqu’à fon arti¬ 
culation avec l’avant-bras» 

La fécondé eft l’avant-bras, qui s'é¬ 
tend depuis fbn articulation avec le 
bras, proprement dit, jufqu’à fon arti¬ 
culation avec la main» 



La troifie'me eft la main qui fe divi- 
fe en carpe ou poignet, en métacarpe 
& en doigt 3 qui font au nombre de 
cinq naturellement à chaque main , 
dont le premier, qui eft le plus gros & 
hors de rang , fe nomme le poulce ; le 
fécond qui le fuit , fe nomme indica¬ 
teur, parce que par fon moyen nous 
indiquons ou montrons quelque chofe ; 
je troifiéme eft appelle le doigt du mi¬ 
lieu qui eft le plus long de tous ; le qua¬ 
trième qui le fuit, eft appelle le doigt 
.annulaire , parce que c’eft à celui-là 
* qu’on met ordinairement l’anneau d’al¬ 
liance : enfin le cinquième eft le petit 
doigt , parce que c’eft le plus petit, 
tant en longueur qu’en grolTeur ; on le • 
nomme encore auriculaire, parce qu’é¬ 
tant le plus petit par fon extrémité* 
il eft plus propre à porter au conduit de 
l’oreille , foit pour la nettoyer, foit 
quand elle nous démange. 

La partie fuperieure du bras fe joi¬ 
gnant avecl’omoplatte,l’acromion, & 
avec la clavicule, fe nomme commu¬ 
nément le moignon , &c vulgairement 
l’épaule ; à la partie fuperieure & in¬ 
terne du bras, eft une cavité appellée le 



fo 

delfous du bras, ou l’aifièllequifetrou* 
ve garnie de poil, & où fe trouve deS 
glandes appellées axillaires. 

L’éminence que forme la jonétionf 
du bras, avec l’avant-bras à leur partie? 
pofterieure fe nomme le coude, & 
la partie anterieure fe nomme le ply 
du bras. 

Le carpe , ou poignet , & le meta-J 
carpe, en-deftbus, ou à leur partie pok 
terieure , forment une cavité , appellée 
la paume dela ; main,& en-defiusfor¬ 
ment une convexité appellée le dos de 
la main. 

Les extrémité*inferieures fe drvifent 
(en trois ,de même que les fuperieures J 
fçavoir : 

La première eft l'a cuiffe proprement 
dite , qui eft comprife depuis fon arti¬ 
culation avec la cavité cotiloide des os 
des iles, jufqu’à fon articulation avec le 
tibia ou l’os de la jambe. 

La fécondé eft la jambe qui s’étend 
depuis fon articulation avec la cuiffe', 
jufqu’à fon articulation avecle pied. 

La troiliémeeft le pied qui s’étend 
depuis fon articulation avec la jambe 
jufqu’à l’extrémité des doigts, & qui 



Tl 

fe divife'en trois, qui font le tarce, le . 
metatarce , r & les, doigts qui font cinq 
à chaque pied , & qui ont le même nom. 
qu’à la main , quoiqu’ils n’ayent pas 
tous le même ufage ; à leur extrémité , 
comme à là main, fe trouve les ongles : 
à la partie fuperieure & anterieure de 
la cuiffè ; eft un pli appelle le pli de l-aî- 
ne , & à la pofterieure au-deflous de 
' chaque fefle eft un autre pli appelle le 
pli de la fefTe» 

A la jonction de la cuifle avec la jam¬ 
be, partie anterieure, eft une convexité 
àppellée le genoüil, formé parla rotule; 
à la partie pofterieure eft une cavité ap¬ 
pelle le jarret. 

Toute la partie anterieure de la jam¬ 
be fe nomme la crête, & la partie pos¬ 
térieure lé gras ou mollet de la jambe, 
qui eft une convexité qui rend l’hom¬ 
me plus parfait : aux parties inferieures- 
& latérales de la jambe , fe trouvent 
deux éminences , une de chaque côté , 
dont l’une eft interne, & l’autre exter¬ 
ne, appelléesmalleolles, & vulgairement 
chevilles. 

Le tarce & metatarce forment en déf¬ 
ias une convexité àppellée la voûte ou 




dos du pied, 8c en deffoUS une conca-f 
vite appelle la plante. 

Des parties renfermées fous chaque région 
du bas ventre. 

Dans la région épigaftrique fe trouve 
renfermée le lobe moyen du foye , l’o¬ 
rifice fuperieur 8c inferieur de l’eftomac 
aufli-bien que la plus grande partie de 
fon corps , la plus grande partie l’in- 
teftin duodénum , la partie fuperieure 
& moyenne de l’épiploon ,quidans cet 
endroit eft attachée à la partie convexe 
de l’eftomac , 8c au milieu de l’arc du 
colum, l’artere 8c la veine coronaire 
ïtomachique, l’artere cæliaque , l’ar- 
tere mefanterique fuperieure, le com¬ 
mencement de l’artere fplenique 8t de 
l’artere hépatique, le progrès de la vei¬ 
ne fplenique , le progrès de l’aorte 
inferieure, le milieu de l’arc du colum, 
une grande portion du pancréas , la fin 
du canal colidoc, les veines laélées fe- 
condaires ÔC le réfervoir de Péquet, 
aufli bien que le petit épiploon 3 8f le 
plexus ftomachique. 

Dans l’hipocondre droit fe trouve ren¬ 
fermé 



ïf 

-fermé le grand 8c le petit globe du foye, 
fes ligamens, l’entrée de la veine om¬ 
bilicale dans le finus de la veine porte, 
la veficule du fiel, fon canal fiftique, la 
fin de l’artere hépatique, la fortie du 
canal hépatique, le commencement du 
canal colidoc, l’entrée de la veine porte 
dans le foye, la réünion de la veine me- 
fenterique fuperieure avec la veine 
porte aufli-bîen que de la veine fpleni- 
que, la capfulle de gliffon le plexus 
hépatique,la glande renaledumême cô¬ 
té , le progrès de la veine cave afcen- 
dante , qui en paflant reçoit les veines 
hépatiques, le couide droit de l’arc du 
colum qui en paflant par cet endroit, 
8c côtoyant de près la veficule du fiel, 
fetrouve teint de la couleur jaunâtre; 
enfin une portion de l’épiploon. 

Dans la région hypocondre gauche 
eft renfermée la rate , la fin de l’artere 
fplenique, & le commencement de la 
veine, le plexus fplenique, le fond de 
l’eftomac 8c fes vaiflèaux courts, le 
commencement du pancréas, la glande 
renale du même côté, une portion de 
l’epiploon ; enfin laterminaifon de l’arc 
du colum ou fon couide gauche. 



Dans la région ombicale , fe trouve 
d’abord l’ombilic ou nombril, le com¬ 
mencement de la veine ombilicale, 8c 
la fin des deux arteres du même nom; 
& l’ouraque, une partie de l’épiploon 
qui nage fur les inteffins, une partie des 
circonvolutions de l’inteftin jéjunum, 
le centre du mefcentere, 8c par confe- 
quent fes glandes, 8c fes vaiffeaux , le 
progrès de l’aorte inferieure 8c de la 
veine cave afcendante, le commence¬ 
ment des arteres fpermatiques, de l’ar- . 
tere mefenterique inferieure , 8c des 
arteres émulgentes ; dans la région des 
flancs droit eft contenue le rein droir, 
la menbrane adipeufe , la fin des arteres 
émulgentes 8c le commencement des 
veines, le commencement de l’uretere,, 
}a fin du cæcum 8c le commencement 
du colum, qui monte vers le foye, le 
commencement de La veine fpermati* 
que , une portion de l’épiploon, 8c des 
circonvolutions de l’inteftin jéjunum) 
enfin le pluxus rénal. 

Dans la région des flancs gauche , 
font contenues les mêmes parties 8c le 
colum , qui dans cet endroit commen¬ 
ce à fçfmer fon s romaine. 



Dans la région hÿpogaftrique pro* 
prement prife , eft contenu le progrès 
des arteres ombilicales & del’ouraque, 
quelquefois Une portion de l’épiploon, 
une portion des circonvolutions de l’in-, 
teftin îleum, le commencement du re- 
étum, la divifion de l’aorte & de la veii 
ne cave en iliaquele fond de la veffie, 
le fond & les cornes delà matrice aux 
femmes, avec- les commencemens des 
ligamens rond & large , & les progrès 
des üreteres : dans la région iliaque, 
droite , fe trouve une portion des cir¬ 
convolutions del’inteftin ileum , la po¬ 
che ou le fond du cæcum, fon appen¬ 
dice vermiculaire, le progrès de L’ure- 
terè droite , le progrès des vaiffeaux 
fpermatiques aux hommes,la plus gran¬ 
de portion des ligamens larges aux fem¬ 
mes, leurs ovaires ou tefticules,la trom¬ 
pe, le morceau déchiré ou du diable, la 
fin des vaifleaux fpermatiques ; enfin 
une artere 5c une veine iliaque externe 
& quelquefois une portion de l’épi¬ 
ploon. 

La région iliaque gauche renferme 
les mêmes parties, & à la place du cæ¬ 
cum 5c de fon appendice, qui eft dans 

Bij 



1(5 

l'ille droite, il y a la fia de l’s 'romaine 
du colum. 

Le pubis comprend le baflln , qui fait 
la région balle de l’ipogaftrique & qui 
renferme la fin des ureteres, & le col de 
la veille, la fin du reélum, la fin des can- 
neaux defferens,les velicules feminaires, 
les proftates, l’orifice internede la ma¬ 
trice, fon col ou vagin , les veines & ar¬ 
tères iliaques internes & hipogaftriques. 

Dans Taine tant droite que gauche, fe 
trouve contenues également plufieurs 
glandes appellées inguinalles , le pro¬ 
grès des vailTeaux fpermatiques ôè du 
canal defferens aux hommes, le progrès 
des ligamens ronds aux femmes, ôc le 
commencement de la veine, de Tarte-; 
re & du nerf crural. 

Au delîous du pubis aux hommes fe 
trouve la verge & le fcrotum ; la verge 
fe divife entrois parties ; en celle qu’on 
appelle la racine qui eft attachée au pu¬ 
bis , en celle qu’on nomme fon corps, 
& en celle qu’on nomme fa tête. 

Son corps fe divife en quatre parties, 
en anterieure appellée le dos, en pofte- 
rieure appellée l’uretre, & en fes par¬ 
ties latérales appellées les corps caver¬ 
neux. 



La rête s’appelle le gland ou balanua 
qui fe divifeenfabaze & en fa pointe. 

La baze forme une efpece de bour- 
let appellé couronnement ; à fa pointe 
il y a une ouverture , qui eft la termi- 
naifon de l’uretre ; entre la baze & le 
corps de l’uretre dft une partie étroite 
appellée le col du gland, il fe trouve 
recouvert d’une efpece de calotte ap¬ 
pellée prepuce; le fcrotum eft un fac qui 
renferme les tefticules, les épidimes, le 
commencement des vaiffeaux defferens, 
la fin des artereslpermatiques & le com¬ 
mencement des veines du même nom : 
le fcrotum dans fon milieu a une ligne 
appellée raphée, qui s’étend depuis l’a¬ 
nus jufqu’à l’extremité du prepuce ; le 
pubis aux femmess’appelle la motte 
ou mont de Venus,au-deflous de laquel¬ 
le font deux éminences longuettes ap¬ 
pelles grandes levres , entre lefquellcs 
eft une fente nommée la vulve , où fe 
trouve deux autres éminences appellées 
les nimphes ou petites levres ; à la par¬ 
tie fuperieure de cette fente eft une pe¬ 
tite éminence appellée le clitoris 3 ou 
verge féminine, recouverte d’une calot¬ 
te appellée prepuce; au-deflouseftune 



i8 

ouverture qui eft la fin du conduit de 
l’uretre , au-deffous eft une autre ou¬ 
verture plus grande appellée orifice ex¬ 
terne de la matrice, qui fait l’entrée du 
vagin ; dans les filles , il y a autour un 
petit cercle membraneux , appellé hy¬ 
men ; dans les femmes, on trouve des 
éminences appellées caronculles mirti- 
formes, produites par la rupture du 
cercle. 

Du bas-ventre en particulier. 

Le bas-ventre eft borné pardevant 
par les mufcles droits & piramidaux 8c 
des aponevrofes des mufcles oblique s 8c 
tranfverfeSjpar derrieredés vertébrés des 
lombes 8c des mufcles du dos , par les 
côtés par la partie charnue des mufcles 
obliques 8c tranfverfes, 8c par en haut 
par le diaphragme,les faufîes côtes,8c le 
cartilage Xiphoïde ; enfin par en bas > 
par les os des ifles. 

Ondivifeles parties du bas-ventre, 
en ce que les unes font contenantes , 8c 
les autres contenues ; les parties conte¬ 
nantes font diftinguées en communes 8s 
en propres. 



Les parties contenantes communes- 
font celles qui envelopent génerale- 
ment tout le corps, qui font l’épider¬ 
me , la peau, la graille, la membrane 
adipeufe , appellée mal-à-propos des 
anciens, panicule charnue ; ces parties 
vont être expliquées dans la fuite. 

Les parties contenantes propres font 
deplufieurs fortes, les unes font char¬ 
nues comme les mufcles du bas-ventre, 
les autres aponevrotiques, comme les 
aponevrofes defdits mufcles, les autres 
olTeufes & cartilagineufes comme les cô¬ 
tes & leur cartilage comme les verte-; 
bres des lombes, l’os facrum , le coccix 
ôt les os des ifles & leur cartilage v aufll- 
bien que le Xiphoïde ; enfin les autres 
font membraneufes comme la péritoi¬ 
ne. Les parties contenues dans le bas- 
ventre font de trois fortes, les unes fer¬ 
vent à la perfection du chile & des ex- 
cremens , comme le canal inteftinal, 
les autres à la conduite du chile com¬ 
me les veines laCtées premières & fe- 
condaires , les autres à la préparation 
du fang, comme les glandes, dont les 
plus confiderables s’y rencontrent ; en¬ 
fin les autres fervent à la génération» 


20 

DE L’EPIDERME. 

L’Epiderme qui eft la première en- 
velope commune à tout le corps , 8c 
qui eft autrement appellée furpeau ou 
cuticulle, eft une menbrane privée de 
fentiment , fortement adhérante à la 
peau qui ne s’en fépare que par acci¬ 
dents , cqjnme dans les brûlures J gan¬ 
grenés , 8c à la fuite des tumeurs 8c 
des grandes tenfions où elles fe féparent 
fort facilement, elle empêche que le 
fentiment du toucher ne foit trop vif, 
8c que l’air ne fafle trop d’impreffion, 
ce qui fait que quand elle eft détruite,' 
les mamellons , ou houpes 'nerveufes 
font très-fenfibles 8c font douleur ju f- 
qu’au rétabliiïèment de cette menbra¬ 
ne. 

Elle eft de differente épaiffeur fui- 
vant les endroits où elle fe rencontre ; 
elle eft fort épaifTe à la plante des pieds, 

. elle eft fort mince à la paume de la 
main , 8c encore plus mince par le re- 
ite du corps. 

Enfin elle eft plus épaifle aux extré- 
mitez, au ventre, au dos, 8e dans Pau- 



très endroits, aux lèvres , & aux par¬ 
ties externes de la génération de l’un 
8c de l’autre fexe , où elle eft des plus 
mince» 

"De la peau, 1 

La deuxième des enveloppes du corps 
eft la peau, autrement appeilée le cuir 
ou le derme ; elle fe trouve immé¬ 
diatement fous la furpeau ou épider¬ 
me, à qui elle eft fort adKerante. 

Cette peau renferme fous elle plu- 
fleurs parties, qui font le corps ou-la 
membrane réticulaire , la mamillaire » 
8c le tilfu ou parchemin ; le tilfu de la 
peau qui eft la membrane fituée entre 
le corps grailfeux 8c le corps mamillai- 
re 3 n’eft autre chofe qu’un compofé de fi¬ 
bres tendineufes, des quatre genres des 
vaiflêaux entrelaffés tous enfemble d’u¬ 
ne maniéré à lailfer palfer les .tuyaux 
excréteurs des glandes ; ce tilfu eft la 
feule partie de la peau qui refte quand 
elle eft corroyée.,8c que l’on nomme le 
parchemin; la fécondé partie de la peau 
eft le corps ou la membrane mamillai¬ 
re qui eft fituée entre le tilîu 8c le corps- 


réticulaire 3 8c n’eft autre chofe que I’e- 
panoüiffement des nerfs du tiflu qui for¬ 
me plu fieurs corps de differente figuré 
appelles mamellons, ou Itoupes ner- 
veufes, qui font l’organe immédiate du 
toucher. 

Entre les mamellons, ouhoupesner-i 
veufes , il fe trouve des petits corps ap¬ 
peliez oignons qui fervent non-feule¬ 
ment pour i’inplantation des poiles , 
mais encore à les nourrir. 

La troifie'me 8c derniere partie de la 
peau eft le corps, ou fa membrane ré¬ 
ticulaire qui eft fituéefous l’épiderme « 
fous quoi elle eft immédiatement atta¬ 
chée ; elle eft ainfi nommée réticulai¬ 
re, parce qu’elle eft percée de plu- 
fieurs petits trous de differente gran¬ 
deur 8e figure qui répondent aux ma¬ 
mellons , ce qui la fait reffembler à un 
réfeau; mais il faut obferver que cette 
membrane eft double , 8c que par con¬ 
séquent l’une eft interne , 8c l’autre 
externe , que c’eft la membrane inter¬ 
ne qui eft percée pour le paffage 8c 
le logement des mamellons 8c des 
oignons, 8c que l’externe au contrai¬ 
re eft entière , 8c recouvre les ma- 


mêlions , quoique cependant elle' fc 
trouve percée pour le paffage des 
poils. 

La peau eft de differentes couleurs, 
fuivant le climat, ou fuivant le tem¬ 
peramment. 

Suivant les climats, les Egyptiens 
l’ont noirâtre, les Efpagnols l’ont ba- 
fanné , les Mores l’ont noire , & les 
François l’ont blanche, mais le tout 
équivoque fuivant le temperamment; 
les uns l’ont rouge , comme les fan- 
guins , les autres l’ont jaune comme 
les bilieux, les autres l’ont blanche 
comme les pituiteux , & les autres 
l’ont plombée comme les mélancoli¬ 
ques. 

Il faut obferver ici, que les diver- 
fes couleurs qui furviennent à la peau 
de la part du temperamment , fe ma- 
nifeüent au travers-de l’épiderme s ôc 
ne la font paroître de la même couleur 
que par rapport à fa tranfparence, ainfi 
ces couleurs viennent de la peau , & 
non de T épiderme ; mais il faut aufli 
obferver que l'épiderme a diverfes 
couleurs qui lui appartienent , & non à 
la peau, par exemple, la noirceur, la 


*4 

blancheur, & enfin toutes celles qui 
font caufées de la part des differens 
climats. 

La peau, auffi-bien que l'épiderme 
fe trouve percée de plufieurs trous,dont 
les uns font fenübles & manifeftes , & 
les autres font imperceptibles ou înfen- 
fibles ; les fenfibles font comme les ou¬ 
vertures des yeux , de la bouche , du 
nez , des oreilles, cfe l’anus, du gland, 
du vagin, êc de l’uretre aux femmes. 

Les trous infertfibles font de deux for¬ 
tes,les uns donnent paffage à Iatranf 
piration qui eft de deux fortes, une 
îenfible, & l’autre infenfible ; l’infen- 
fible tranfpiration eft lorfque nous 
liions, c’eft-à dire qu’il s’élève de no¬ 
tre corps une fumée , & la fenfible 
tranfpiration eft lorfque toutes les par¬ 
ties externes de notre corps font moiiil- 
lées , & que nous en voyons couler 
des goûtes d’eau en forme de larmes ; 
enfin les autres trous infenfibles, font 
ceux qui donnent palfage aux poils. 

Delamembune adippeufe. ^ 

La troifiéme & derniere enveloppe 
com- 



"Commune à tout le corps , eft la mem- 
•brane adippeufe auifi nommée, parce 
qu’elle renferme la graille, cette mem¬ 
brane eft double ; l’une e-ft adhérante 
au tiiïu de la peau , & l’autre eft ad¬ 
hérante à la membrane qui recouvre les 
mufcles , 8c entre ces deux membra¬ 
nes fe trouvent des cellules membra<- 
neufes qui ont toute communication 
•les unes dans les autres, 8c qui font 
adhérantes à la furface interne de cha- 
que-membrane-j ce font ces cellulesqui 
-reçoivent la partie fulphureufe du fang 
qui fe congelle enfuite , 8c forme une 
üabftance appellée la graiffe. 

De lagratffe.. 

La graiffe eft un corps d’une confît 
■ftance plus ou moins dure , plus ou 
moins blanche , plus ou moins épaifîe, 
•qui feliquifie , 8c qui fe fond faciles 
ment au feu , 8c s’endurcit au froid, 
formée de la partie huileufe.8c fulpjhu- 
reufe du fâng qui eft apportée par les 
extrémitez des arteres capillaires, 8c 
k ëépofée dans les cellules membraneu- 
fes, après que les glandes , que l’on 


prétend s’y rencontrer l’ont féparée; 
ôc s’y étant repofée, elle s’endurcit, la 
graille fe trouve plus abondante dans 
des endroits que dans d’autres ; par 
exemple, il y en a beaucoup au ven¬ 
tre , aux fefles & aux mamelles , ôc 
moins fur les mains, ôc fur les pieds, 
ôc point du tout au bord des lèvres, aux 
paupières, au fcrotum , à une partie de 
la verge, ôc à toutes les parties qui fe 
rencontrent à la vulve des femmes, il 
s’en trouve beaucoup auto.urdes reins, 
au mefantere, à la bafe du côèur , ôc 
à d’autres endroits. 

Il y a plufieurs fortes de graiffes; 
l’une fe nomme axongç, ou lard ou 
graille, fuivant les animaux , comme 
celle qui fe trouve dans toute l'habitu¬ 
de du corps fous la peau ; l’autre s’ap¬ 
pelle fuif qui fe trouve autour des 
reins, à la bafe du cœur, au mefantere, 
ôc à l’épiploon , ôc qui eft de couleur 
blanchâtre ; l’autre fe nomme fuc hui¬ 
leux quife rencontre dans les interfti- 
ces des mufcles enfin la derniere fe 
trouve dans l’interieur des os , dont 
l’une a le nom de moelle , ôc l’autre de 
lue moelleux ou médullaire. 



Les ufages de la graiffe font diffetens 
fuivant les endroits ou elle fe rencon¬ 
tre , celle qui fe trouve autour du cœur 
fert à humeéter les fibres , & empê¬ 
cher qu’ils ne fe defîechent trop à cau- 
fe de fon mou vendent continuel} celle 
qui fe trouve autour desseins eft defti- 
née poür adoucir l’âcreté des Tels de l’u¬ 
rine qui pourraient faire imprefiion ; 
celle qui eft autour des gros inteftins , 
èft deftinée à lubrefier Ôc à humeéter 
leurs fibres; celle qui fe trouve dans 
l’interftiee des mufeles , 8c qui a été 
appellée fue huileux, fert à humeéler 
leurs fibres, & à les rendre plus fou- 
pies ; celle qui fe trouve à l'endroit 
des articulations , fert à les humeéter 
& aies oindre , afin que le mouvement 
fe falfe avec liberté ; celle qui fe trou¬ 
ve dans toute l’étendue du corps fert à 
î’embeliftement , à conferver la cha¬ 
leur naturelle, à oindre , St à lubre¬ 
fier la furface externe de la peau , en 
la rendant plus fouple , plus flexible » 
plus douce i plus polie , & plus tendre 
& délicate : enfin celle qui fe trouve 
dans les os, fert à rendre leurs fibres 
moins fecs, 8c par conféquent moins 
caftants. C ij 



z8 


Des Mufcles du bas-ventfe. 

Les mufcles du bas-ventre font uns 
des parties contenantes que nous avens 
dit lui être propres, ils font au nombre 
de dix, cinq de chaque côté, quelque» 
fois il n’y a qu’un piramidal, & pour 
lors , il n’y en a que neuf, d’autres fois 
il ne s’en trouve que huit, lors que les 
deux piramidaux manquent. 

Le premier eftle grandoblique , l’o¬ 
blique externe, l’oblique defeendant, il 
s’attache par en haut par fon aponevrofe 
à la partie inferieure & externe du ftêr- 
num , au cartilage xiphoïde partie ex¬ 
terne., confond près'de cet endroi tquel- 
qu’un de fes fibres avec le grand pecto¬ 
ral , fournit des digitations qui font au 
nombre de fept , dont les deux pre- 
m ; eres s’attachent à la face externe de 
la partie offeufe des deux dernieres 
vrayes côtes , Sc les cinq autres s’atta¬ 
chent à la face externe de la partie offeu- 
fe des cinq fauffes côtes; de plus les qua¬ 
tre premières digitations s’entrecroi- 
fent avec celles du grand dentelée , de 
même que les doigts des deux mains 



» 9 . 

s’cntrecroifent l’une dans l’autre & les 
trois dernieres s’entrecroifent avec cel¬ 
les du grand dorfal, couvre enfuite la 
partie latérale du ventre , s’attache à la 
levre externe de l’os ileum , par une 
portion de fon aponevrofe fe joint inti¬ 
mement , avec celle de l’oblique inter¬ 
ne,paffepardeflus un des mufcles droits/ 
& va fe terminer à la ligne blanche qui 
eft leur union avec ceux du côté oppo- 
fé, & qui s’étend depuis le cartilage 
xiphoïde immédiatement jufqu’à l’os 
pubis. 

Le fécond des mufcles du bas-ventre 
eft l’oblique interne, le petit oblique, 
l’oblique afcendant, il s’attache par en 
haut à la partie inferieure & externe 
du fternum ou cartilage xiphoïde face 
externe, s’attache au rebord inferieur 
externe du cartilage des deux dernieres 
vrayes côtes , au rebord inferieur & ex¬ 
terne du cartilage des cinqfaufles, con¬ 
fondant dans cet endroit fes fibres, avec 
celles des mufcles intercofteaux exter¬ 
nes , couvre la partie latérale du bas- 
venrre, s’attache à toute la crêtte de 
l’os ileum par une portion de fa partie 
charnue, s’attache à la partie fuperieu: 


te-des 09 pubis j fous l’aponevrofede 
l’oblique externe j ce mufcle aufli-bieri 
que celui du côté oppofé fournit enfui- 
te deux aponevrofes , dont Pune eft in¬ 
timement unie & confondue avec celle 
de l’oblique externe, & paffe pardeffus 
un des müfcles droit& l’autre s’unif- 
fant aufli avec celle du tranfverfe, paffe 
pardeflous le mufcle droit en lui fervant 
pour ainli dire de gaine , vont enfuite 
le terminer à la ligne blanche» 

La 3. des mufcles du bas-ventre, eft 
le tranfverfe , il s’attache à la partie in¬ 
ferieure & externe du fternum au carti¬ 
lage xiphoïde , face externes’attache à 
la face interne du cartilage des deux 
dernieres. vrayes côtes où dans c,et en¬ 
droit il confond fes fibres avec celles 
du diaphragme , s’attache aufli à toute 
la face interne des cartilages des cinq 
fauffes côtes, aux apophyfes tranfverfes 
des. trois vertebres moyennes des lom¬ 
bes à toutelalevre interne de l’os ileum 
par une portion de fa partie charnue, 
s'attache aufli. à lapartie fuperieure d’un 
des os pubis fous l’oblique interne,for¬ 
me enfuite une aponevrofe, qui s’unif¬ 
iant avec une de l’oblique interne,paffe 
pardeflous un «lufcle droit, pour aller 



fe terminer à la ligne blanche; ce mufcle 
fournit encore une autre aponevrofe 
moins eonfiderable q,ue celle qui va à la 
ligne blanche , & qui fe trouve à l’en¬ 
droit des flancs, 8c qui paffepardeffous 
le grand doifal, le quarré des lombes 
8c le facré , elle s’attache auxapophyfes 
tranfverfes des vertebres des lombes : 
de plus le mufcle eft. fi fortement uni 
avec le péritoine, principalement à l’en¬ 
droit de fon aponevrofe , qu’il eft diffi¬ 
cile pour ainfi-dire del’enféparer ,.fans 
y faire quelque ouverture, à moins que 
d’y prendre bien garde, 6c d’être adroit 
aie diffequer^ 

Le quatrième mufcle du bas-ventre 
eft le mufcle droit, il s’attache à la par¬ 
tie inferieure ôt externe du fternum au' 
cartilage xiphoïde face externe , à la 
face externe des deux dernieres vrayes, 
& de la première des faufles côtes , fe 
termine enfuite en droite ligne , 8cper- 
pendiculairement enveloppé dans tout 
fbnchemindes aponevrofes des mufcles 
obliques Ôc tranfverfes, 8c va fe termi¬ 
ner à la partie fuperieure d’un des os 
pubis fous le tranfverfe. 

Le cinquième ôc dernier des mufcles 

du bas-ventre eft le piramidalil s’at- 





tache à la partie fuperieure d’un des os 
pubis, enfuite monte en diminuant de 
volume , pour s’attacher par une ef- 
pece de petite aponevrofe à la ligne 
blanche , trois ou quatre travers de 
doigt au-deflus des os pubis , cinq du 
côté oppofé , qui ont les mêmes at¬ 
taches , font le nombre de dix , qui 
cependant varient comme il a été dit 
ci-deffus. 

Remarque fur des mufcles du bas-ventre. 

Le premier eft nommé oblique, 
parce que fes fibres vont oblique¬ 
ment; externe , parce qu’il yen a un 
dellous qui eft auflî oblique ; grand ; 
parce que celui de deflous eft plus pe¬ 
tit ; & defcendant, parce que les fibres 
vont de haut en bas & de derrière en 
devant. 

Le fécond eft nômmé oblique, parce 
que fes fibres vont obliquement ; inter' 
ne, parce qu’il eft deflous le precedent; 
petit, parce qu’il eft moins large Ôt é- 
tendu que le precedent; & afcendant; 
parce que fes fibres vont de bas en haut 
de derrière en devant. 

Le tranfverfe eft nommé tel, parce 



que fes fibres vont tranfverfallement » 
traverfant la ligné droite du bas-ventre; 
quelqu’un l’ont nommé tel, parce qu’il 
s’attache à quelqu’une des apophyfes’ 
tranfverfes des vertebres des lombes , 
le mufcle droit eft ainfi nommé, parce 
qu’ilfuit la ligne droite du bas-ventre; 
& le piramidal eft nommé tel, parce 
que commençant d’une. baze large à 
Pendroit du pubis , il vient en dimi¬ 
nuant former une piramide. 

Les aponevrofes des mufcles'obliques 
&C tranfverfes font differentes les unes 
des autres, en ce que celle de l’oblique 
externe eft plus confiderable à fa partie 
fuperieure qu’à fon inferieure qui eft 
charnue ; celle du tranfverfe eft plus 
confiderable dans fon milieu qu’à fes 
deux extrémités qui font charnues , St 
celle de l’oblique interne eft plus con¬ 
fiderable à la partie fuperieure qu’à fort 
inferieure où elle eft charnue ; les apo- 
nevrôfes des mufcles obliques & tranf¬ 
verfes dans leur milieu , & à l’endroit 
où ils forment la ligne blanche, ont Un 
trou ou anneau dans le fœtus , par 
où paffent les vaiffeaux umbilicaux y' 
& qui après la ligature du cordon fé 
trouvé fermé quoiqu’ils rie laifTent ce-. 





SV 

pendant pas que de fe dilater* pour for¬ 
mer des tumeurs appellées exomphal- 
les qui quelquefois font fi confiderables, 
qu’outre qu’elles dilatent ces anneaux, 
elles écartÊnrlès rriuMes droits les uns 
des autres; ce qui dans un ferïs eft beau¬ 
coup plus avantageux pour le malade *j 
en ce qu’il n’eft pas facile de s’y for J 
ffier un étranglement , mais auffi il eft 
plus difficile de contenir les parties 
forties 8c de raprocher celles qui font 
écartées. * 

A la partie inferieure de l’aponévrofé 
de chaque Jmufcle oblique externe fe 
rencontre une ouverture , appellée an¬ 
neau deftinée pour laifler paffer aux 
hommes les vaiffeaux fperrhatiques, 8c 
aux femmes les ligamens ronds 8c par 
accident l’inteftin ou l’épiploon , od 
tous les deux enfemble; 8C c’eft cet ari- 
neau qui étrangle les parties ; par con- 
féquent que l’on dilate dans l’opera¬ 
tion du bubonoeelle; 

Quoiqu’on ait prétendu que les rriuf- 
cles obliques , internes 8c tranfverfes 
füfient percés par leurs extrémités in¬ 
ferieures , nous obfervons cependant 
qu’ils ne le font point 8c que les vaif¬ 
feaux Ipermatiques aux hommes Scies 



îigamens ronds aux femmes , pafîenï 
pardefîous l’extremité de ces mufcles. 

Et fi quelquefois ces vaiffeaux paf? 
fent au travers de ces mufcles , cela ne 
vient que parce que quelqu’uns de leurs 
fibres charnus, s’écartent les uns des au¬ 
tres , mais pour y avoir des anneaux» 
il n’y en a point, puifqu’il n’y a que 
l’oblique externe qui en ait. 

L’anneau de l’oblique externe eft for¬ 
mée par deux pilliers, l’un eft anterieur 
& l’autre pofterieur. 

Les ufages des mufcles du bas-ventre 
font, generaux & particuliers, les par¬ 
ticuliers font autant differens que la 
direction de leurs fibrçs eft differente; 
ainfi les fibres de l’oblique externe fe 
terminent de haut en bas obliquement, 
compriment les parties latérales du 
ventre de la même maniéré. 

Les fibres des mufcles obliques in¬ 
ternes fe terminent obliquement de bas 
en haut, compriment les parties latéra¬ 
les , dans lé même feus. 

Les fibres des mufcles tranfverfes fe 
terminent tranfverfallement de la partie 
anterieure à la partie pofterieure, com¬ 
priment les parties latérales du ventre 
tranfverfallemeat , de maniéré que les 



«rois mufcles étant appliqués les uns 
,deffus les autres ils reprefentent cette 
figure à peu près*; les fibres des rnuf- 
cles droits s’étendent perpendiculaire¬ 
ment de.haut en bas.,& fe trouvent in¬ 
terrompus par des intervalles que nous 
.appelions énervation pu 7 intérfedban 
nerveufe qui font deftinées à diftinguer 
ces mufcles en plufieurs, afin que leur 
.action puiffe agir tout le long du ventre 
en le comprimant également de toute 
part dans fon milieu, ce qui ; n,e fe feroit 
pû faire s’ils ^voient été charnus dans 
toute leur étendue, parce qu’il auroit 
.été comprimé dans fon milieu feule¬ 
ment , & non pas en haut ni en bas. 

Les fibres des mufcles piramidaux ne 
fe trouvent fituez.qu’au milieu de la ré¬ 
gion hipogaftrique , & ne fe terminent 
qu’à la partie fuperieure de l’os pubis, 
jufqu’au commencement de ladite ré- 
gion-hypogaftrique en montant; ils fer¬ 
vent, à ce que quelques-uns prétendent, 
à comprimer la veflie jorfqu’elle eftplei- 
ne; mais comme.ces mufcles ne fe ren¬ 
contrent le plus fouvent pas, ils ne font 
tloqp pas utiles : Il eft bien vrai qu’en ce 
cas la partie inferieure des mufcles 



droits eft plus large & plus epaiffe ea 
recompenfe, ce qui les fortifie da¬ 
vantage. 

Par le moyen de ces diffèrens plans 
de fibres qui compriment le ventre en 
differentesmanieresdedans toute fon é» 
tendue, il en refulte les ufages gene¬ 
raux qui font produire les differentes 
fecretions qui fe font dans le ventre , 
de faire fortir les excremens hors du 
corps , de faire circuler le chile .afin 
'qü?il puiffe continuer fon chemin 8c 
s’aller rendre dans le refervoir, de 
donner une fortie plus facile à l’enfant 
contenu dans la matrice dans le tems 
de l’accouchement, enfin de fervir à la 
refpiration & ainfi des autres. 

Les vaiffeaux les plus particuliers & 
les plus vifibles qui fe remarquent à ces 
mufcles font particulièrement au droit 
deux artères dont l’un fe nomme ma- 
maire interne qui fe trouve à la partie 
fuperieure de ces mufcles, & l’autre 
épigaftrique qui fe trouve à leur partie 
inferieure ; les veines font aufïi deux 
qui ont le même nom, la même fitua- 
tion, & accompagnent les arteres. 

Les arteres des autres mufcles vien* 
D 



tient des lombaires , les veines vont 
aux lombaires 8c les nerfs viennent des 
lombaires. 

De l'Umbilic. 

L’Umbilic doit être confideré oa 
avant ou après la naiflançe , avant 
la naiiïance c’eft un anneau deftiné pour 
la continuation de la veine umbilicale 
dans le ventre du foetus 8c le pro¬ 
grès des deuxarteres du même nom , 8ç 
c’eft dont il fera parlé plus amplement ; 
mais après la naiffance, c’eft une émi¬ 
nence en forme de bouton irrégulier, 
formée par la réunion de ces vaifîeaux , 
8c fituée au milieu de la ligne blanche • 
donnant pour lors attache à la veine 
aux deux artères 8ç à l’ouraque. 

Du, Péritoine , 

Le péritoine eft une membrane {im¬ 
pie d’un tiiïù fort ferré qui tapiffe tou¬ 
te la circonférence interne du bas ven¬ 
tre , 8c renferme comme dans un faç 
prefque tous les vifceres contenus dans 
icelui,& leur fournit à tous une envelo- 



?9 

pe commune , cette membrane a deux 
furfaces, fçavoir une extérieure qui eft 
inégalé pour mieux s’attacher aux deux 
mufcles tranfverfes & à leur apo- 
nevrofe , l’autre fùrface au contraire 
eft trèsdifle & polie & de plus eft en¬ 
duite d’une humidité pour ne pas nui¬ 
re au mouvement des inteftins Sc em¬ 
pêcher qu’ils ne fe froiffent. 

Le péritoine fe réfléchit par en haut 
pour le paflage de l’œfophage & de la 
veine cave inferieure , par en bas pour 
le paffage du rerftum 6c du vagin aux 
femmes. 

Le péritoine forme des alongemens. 

Les deux premiers font ceux qui font 
faits par fon tilïu celulaire , qui con¬ 
duit aux hommes les vaiflèaux fperma- 
tiques jufqu’aux tefticules , où étant 
par venus ils fe dilatent 6c envelopent le 
corps du tefticule, luifaifantla deuxiè¬ 
me membrane propre appellée élicroi- 
de ou vaginale , aux femmes ces deux 
alongemens conduifent les ligamens 
ronds de la matrice , les envelppant 
aufli bien que les vaiflèaux fpermati- 
ques. 

Les deux autres alongemens du pe« 
Dij 



4 ° 

moine font ceux qui accompagnent lei 
vaifîeaux cruraux. 

Le péritoine reçoit fes arteres dî 
differens endroits, il en reçoit des 
iphreniquesjdesépigaftriques&desma* 
maires,6c par la circonférence des lom¬ 
baires. 

Les veines vont porter le fang défit* 
perflu à fa nouriture dans les veines du 
même nom que les arteres, les nerfs lui 
viennent des lombaires & des autres eit* 
droits où elle eft voifine. 

De l'Epiploon. 

A l’ouverture du péritoine nous ap- 
percevonsune partie dotante fur les in- 
teftins en forme de membrane graiflèufe 
ou adipeufeappelléeépiploonou omen* 
tum , c’eft lui qui fait la hernie épiloi 
celle quand il fe trouve feul dans la tu¬ 
meur » fon étendue eft plus ou moins 
grande, car il ne paflè pas quelque* 
fois que très-peu l’umbilic , quelque¬ 
fois il fe trouve beaucoup au^deffous j 
quelquefois il tombe dans le fero- 
tum ou dans l’aine , quelquefois il 
fe met entre le col de la veille 
êc celui de la matrice, ôc empêche 



la génération comme on le prétend, en¬ 
fin il fe porte plus du côté gauche que 
du côté droit, cette membrane eft gar¬ 
nie d’une grande quantité de graiffe 
renfermée entre fa duplicature * dans 
les cellules membraneufes, ce qui s’ob- 
ferve dans les gens d’embonpoint 
mais dans ceux qui ont eu des maladies 
longues & qui font extenuez il y a très- 
peu de graiffe, & quelquefois point du 
tout , pour lors ce n’eft proprement 
que la membrane. 

Outre la duplicature de cette mem¬ 
brane qui renferme la graiffe , elle fe 
trouve auffi double par fa partie fupe- 
rieure & chaque membrane eft dou¬ 
ble fuivant cette compofition on lui 
donne la figure d’une gibeciere. Les 
deux membranes qui fe redoublent par 
en haut font écartées l’une de l’autre, ce 
qui fait que celle qui eft la plus inté¬ 
rieure s’attache à l’arc & à la barre du 
colum , 8c fe nomme mefocoli m , parce 
qu’elle lui fert demefanterre, & l’autre 
qui eft la plus extérieure s’attache par 
fa partie moyenne à la partie convexe 
< de l’eftomac à fon orifice inferieur, à la 
ratte ? au pancréas, & au foye $ çe* 



42 

deux membranes enfuite fe réunifient 
enfemble, & c’eft ce qui flotte fur les 
circonvolutions des menus inteftins 
fans être attaché à aucune partie , fi ce 
n’eft par accident ; les artères lui vien¬ 
nent de la gaftrepiploique * les veines 
vont dans celle du même nom, & les 
nerfs viennent des intercoftals, & de 
la huitième paire ; les ufages de l’épi¬ 
ploon font de communiquer de la cha¬ 
leur au fond du ventricule , 8c aux in¬ 
teftins grelles, tant pour faciliter la dif- 
fblution des alimens dans l’eftomacque 
dans les inteftins grelles ; outre cet épi¬ 
ploon nous en remarquons un à la par¬ 
tie concave de l’éftomac entre fes deux 
orifices appellé petit épiploon. 

Du Canal intefinal. 

Depuis le fond de la bouche jufqu’a 
l’anus s’étend un canal membraneux ap¬ 
pellé communément inteftinal i qui a 
différentes largeurs, differentes figures, 
differentesfituations,differentscontours, 
differentes divifions , differentes lon¬ 
gueurs , differents ufages & par coo; 
fequent differents noms. 



43 

Du Pcehannx & de l’Oefopbage. 

La partie fuperieure de ce canal eft 
appellée Pharinx, qui fait la partie fu- 
perieure de l’oèfophage qui forme com¬ 
me un fac mufculeux fitué précifé- 
ment au fond de la bouche au-defîbus 
de la baze de la langue, 8c à la partie 
pofterieure du larinx ; il a été regar¬ 
dé comme l’orifice de l’œfophage , là 
figure reffemble a fiez bien à un enton¬ 
noir , l’œfophage étant comme le ca¬ 
nal , c’eft lui qui reçoit le premier les 
alimens. 

Le Pharinx n’efl: donc qu’un com- 
pofé de plu fieurs plans de fibres char¬ 
nues qui étant différemment arrangées 
& ayant differentes attaches, par confé- 
quent reçoit differents noms ; les uns 
fervent à le fufpendre , & les autres 
pour le dilater 8c recevoir les alimens , 
les autres à le contracter, afin que lef- 
dits alimens puifient en fortir en conti¬ 
nuant leur route par l’œfophage qui eft 
la fécondé partie du canal inteftinal. 

La membrane externe du Pharinx^eft 

ïa continuation de la plevre^ ykiternç 




la continuation de celle qui tapi fie l’in- 
terieur de la bouche. 

Au-deffous de ce fac fe rencontre un 
canal rond & l’ong qui s’e'iend jufqu’à 
l’orifice füperieure de l’eftomac, ôc il 
defcend le long de la-partie anterieure 
des vertebres du col, fituée derrière 
la trachée artere , & le long du corps 
des' vertebres du dos, un peu latérale¬ 
ment , & à côté de l’aorte inferieure , 
ce qui fait qu’il parcourt -toute la 
poitrine , puis étant parvenu environ 
îa derniere vertebre du dos , il palfe 
par un ecartement que lui fournit le 
diaphragme , enfuite quitte le nom de 
l’cefophage,pour prendre celui d’orifice 
fuperieur de l’eftomac. 

Les arteres viennent de differents en¬ 
droits par où ils palfent ; les veines vont 
uifli dans differents endroits,ou pour 
mieux dire à l’afigos, & les nerfs vien¬ 
nent de la paire vague ou huitième 
paire. 

De VEflomc. 

La troifiéme partie du.canalintefti- 
nal eft l’eftomac ou autrement appellé 
le ventricule, qui eft le véritable inf- 



trument de la chihfication , il eft fî- 
tué au-deflous du daiphragme, occu¬ 
pant la région épigaftrique , 8c antici¬ 
pant un peu de l’hipocondre gauche , 
par le moyen de fon fond. 

Sa figure eft aiTez femblable à celle 
d’une cornemuze , lorfqu’on y laiffe 
l’œfophage 8c une partie du duodénum* 
On confidere plufieurs parties à l’ef- 
tomac , fçavoir les deux orifices, (on 
fond 4 la partie convexe ou la grande 
courbure , la partie concave ou la pe¬ 
tite courbure, fa face anterieure 8c fa 
Face pofierieure, de ces deux orifices 
l’un a été diftingué en fuperieur, & 
l’autre en inférieur ; le fuperieur eft 
fitué du côté gauche , 8c qui n’eft que la 
continuation de l’œfophage, qui prend 
ce nom après avoir percé le dia¬ 
phragme , 8c l’inferieur eft fitué du 
'côté droit , faifant l’extremité de la 
partie la plus étroite de l’eftomac , 8c 
finit en un cercle fibreux 8c membra¬ 
neux , que l’on appelle valvule ou 
pillorequi permet bien aux alimens de 
fortir de l’efiomac , pour entrer dans 
l’inteftin duodénum , mais il les em¬ 
pêche auifi de retourner dans l’efto- 



fhae \ le fond de l’eftomac eft uneef- 
pece de cul de fac , fitué du côté 
gauche dans l’hipocondre gauche*& qui 
eft au-defious de 1*orifice fuperieun 
La partie convexe de l’eftomac où 
la grande courbe * e’eft celle qui 
regarde les menus inteftins , & qui 
donne attache à la partie fuperieure d’u¬ 
ne des duplicatures de l’épiploon* 

La partie concave de l’eftomac où 
la petite courbe eft celle qui fe ren¬ 
contre entre les deux orifices qui re¬ 
gardent le diaphragme , qui loge le 
moyen lobe du foye , & qui donne 
attache au petit épiploon , qui rem¬ 
plit toute fon efpace. 

La face anterieure eft celle qui re- 
garde le cartilage xiphoïde , & la face 
pofterieure eft Celle qui regarde la 
derniere vertebre du dos & la première 
des lombes, & fous laquelle fe trouve 
le pancréas qui tranfverfe cette partie, 
en maniéré de barre. 

Enfin toutes ces parties réunies en* 
femble font ce que nous appelions le 
corps de l’eftomac. 

L’eftomac reçoit fes nerfs de la hui¬ 
tième paire qui fait un plexus fut 



fon . orifice fuperieur appelle' plexus 
-fioiuaehique, il enrpçôit auffrquel¬ 
ques branches des interçoftales. 

Le fang deftiné ppur fa nourriture lui 
eft apporté par une artere appellée coro-i 
naire ftomachique, qui eft une diftri- 
bution de la cæliaque , outre cela il 
lui vipnt encore deux artères pour ai¬ 
der à fa nouriture , dont l’une vient 
de l’hepatique , & fe pomme gaftri? 
que droite ou grande gaftrique, & Tau-* 
tre vient de la fpleniqpe appellée 
gaftrique gauche ou petite gaftrique; 
il y en a encore d’autres petites qui 
viennent de la fplenique , à l’endroit 
PP elle entre dans la partie concave de 
la rate,elles fe nomment vaifleaux courts 
ôç vont fe diftribuer au fond de l’ef- 
tomaç. 

Le fang qui n’a pu être employé 
pour la nourriture de l’eftomac , eft 
pris par autant de veines qu’il y a 
d’arteres , & ont le même nom ; ces 
vçines fe déchargent dans la veine por¬ 
te , jl y a de même que les arteres des 
veines qui partent de fon fond , appel- 
lées vaiifeaux courts, qui ont communi¬ 
cation à la partie concave de la rate» 


4 * 

où elles déchargent le fang , dans le 
rameau qui forme la veine fplenique 
au fortir de la race. 

L’ufage de l’eftomac , eft de rece¬ 
voir les alimens que nous prenons, 
foit liquides ou folides , 8c de les garder 
pour un tems jufqu’à ce qu’ils foient di- 
vifez entièrement, diffous & réduits en 
boüillie ou en chile , ce qui s’exécute 
tant par une liqueur diflolvante , qui 
fe rencontre dans l’eftomac , Sc par le 
mouvement de toutes les parties qui fe 
frappent continuellement & produifent 
leur trituration : mais comme cette 
boiiillie n’efl proprement pas un chile, 
puifque c’eft un mélange des groffiers 
& des fubtils, pour ainfi dire , leur 
féparation s’en fait dans les menus in? 
teftins, par la prefence de labile, 6? 
du fuc pancréatique. 

Des Intefiins. 

On doit appeller proprement canal 
inteftinal , ce qui s’étend depuis le 
pilore ou la fin de l’orifice inferieure de 
l’eftomac jufqu’à l’anus ; & c’eft dont 
il va être parlé. 



Les inteftins font des corps mem» 
braneux , longs , ronds , creux 8c 
continus , faifant plufieurs circonvolu¬ 
tions diyerfement rangées 8c .fituées 
dans b capacité du bas-ventre. 

Usi font communément divifez en 
grelles & en gros, les g-rell.es font nom¬ 
més tels parce qu’ils, font les plus me¬ 
ntis; ils font trois, fçavoir le duodes 
n.um ,1e jeju-num & l’ileum. 

Les gros font a'nfi nommez y parce 
qu’ils font plus gros que les précedens, 
& font auffi trois ; fçavoir , le cæ¬ 
cum , le colum 8c le.reétum. 

Ces deux genres d’inteftin font diffé¬ 
rons les uns des autres en fituation , en 
ce-que les gros font prefque tout le 
tour du bas-ventre, les grelles l’oc¬ 
cupent indifféremment , étant fituez 
entre, les gros 8c renfermé pour ainfi 
dire par eux. 

. Ils diffèrent encore entre eux enufa- 
ge, en ce que le duodénum 8c le jeju-? 
num conduifent le ch île mêlé d’excre- 
mens , que i’jleüm, le cæcum 5c le co¬ 
lum conduifent plus d’excremens - que 
de-chile,.5tle reélum.ne contient 8c 
conduit que.des excremens ; de plus le 



.■ÿ® 

duodénum fournit à cette bouillie la 
matière de fa fepararion, du la part de 
la bile & du fuç pancréatique qui y 
vient abonder; le jéjunum fepare le 
chile des excremens enjlui donnant en¬ 
trée , l’ileum conduit les excremens. 

Le Colum les prépare, leur donne 
une confillance folide & fepare aufli 
bien que l’ileum quelque peu de chile 
dont il peut être chargé, le reétum re¬ 
çoit les excremens auquel il donne la 
préparation, & il les charie dehors par 
l'anus. 

La longueur des inteftins approche 
de "fept fois la longueur du fujet où ils 
font tirés, v 

De plus ils ont deux mouvemens, un 
naturel, & l’autrèj contre naturelle 
naturel fe nomme periftaltique ou ver- 
miforme , il fe fait de haut en bas 
& c’eft celui qui facilite le paflage du 
chile dans les veines laétées , aufli 
bien que la fortie des excremens. Le 
contre-nature ou accidentel fe nomme 
cntiperiftalrique qui eft contraire au 
precedent ; c’efl-à dire, qu’il fè fait de 
bas en haut , & pour lors les matières 
ïçmontent & rentrent dans- i’.eftomac , 



femontent par ï’œfophage & fortent 
par la bouche , comme cela fe remar¬ 
que dans le miferere ou dans les her¬ 
nies avec étranglement* 

Du Duodénum. 

Le premier des inteftins grelles , eft: 
le duodénum nommé tel*parce que l’on 
prétend qu’il a douze travers de doigt 
de longueur ; ; mais fa longueut eft ter¬ 
minée depuis le pillore jufqu’à l’en¬ 
droit pù il perce lemefahtere , cet in- 
teftin n’a aucune veine ladlée, il eft 
plus rouge & plus épais que les autres 
grelles ; en partant du pillore il def- 
cend un peu de haut en bas, enfuite fe 
téflechit de’ droit à gauche en for¬ 
mant un cculde , enfuite perce le me- 
fantere où il finit : environ fon tpi- 
lieu il donne entrée à deux caneaux, 
dont l’un fe nomme colidoc, qui vient ■ 
dégorger la bile , & l’autre s’appelle 
pancréatique ou canal de virfongus * 
■qui y vient décharger le fuc pancréa¬ 
tique , ces deux liqueurs fe nomment 
recremens , elles fe mêlent avec le 
chile 8c rentrent avec lui dans la mafle 
' Eij 



fanguînaire , cet inteftin reçoit le fang 
pour fa nourriture d’une artere parti¬ 
culière qui quelquefois eft double, ap-i 
pellée duodenal qui vient de l’hépati¬ 
que avant que d’entrer dans le foye, le 
fuperflu du fan g eft reporté par une vei¬ 
ne du même nom dans la veine porte, 

Duÿejunum. 

Le ' cond des inteftins grelîes, eft 
le jejui m ainfi appelle, parce qu’on le 
trouve i iours moins rempli que les 
autres n ft beaucoup plus long que 
le duodénum & moins que l’ileum, fes 
circonvolutions occupent non-feule - 
ment la région umbilicale , mais en¬ 
core les régions des flancs droits ôfl 
gauches, il eft moins rempli que les 
autres , & on peut en attribuer la caufe 
au grand & innombreux nombre de' 
veines ladtées , qui y vont aboutir 8û 
qui pompent le chile ; il eft plus lar¬ 
ge que l’ileùm , il commence à l’endroit 
où le duodénum perce le mefanterey 
cet inteftin forme quelquefois des tu¬ 
meurs au nombril appellées enterom- 
phales & à la face anterieure du bas-* 


Ventre nommées ventrales , il a beau¬ 
coup de veines latfte'es. 

Leïllem. 

Le troifiéme & dernier des greffes 
eft l’ileum , il occupe non-feulement 
les deux régions iliaques dont il em¬ 
prunte le nom , mais encore les régions 
bypogaftriques par le moyen de fes 
circonvolutions; cet inteftin commen¬ 
ce à la fin du jéjunum, 6c fuivant les au- 
theurs où finiiïent de paroître les val- 
vulles du jéjunum, & finit au cæcum ; 
on le diftingue des autres non-feule¬ 
ment parce qu’il eft plus long 8c plus 
étroit, mais encore par fa couleur bru¬ 
ne ou jaunâtre on prétend qu’il a la 
longueur de douze pieds, mais la cho- 
fe eft équivoque , parce qu’il eft plus 
ou moins long fuivant la différence 
des fujets : c’eft cet inteftin qui for¬ 
me le plus fouvent les hernies appel- 
Jges bubonocelles, parce qu’il eft le 
plus proche des anneaux ; c’eft aiffli 
dans lui qui, fe forme le miferere ou 
pallions iliaques, 8c pour lors les àli- 
mens font obligez de refluer 8c de for- 




tir par la bouche, U a peu de veines 
laéle'es. 

J>u Cæcum. 

Le premier des gros inteftins eft le 
cæcum , ainfi nommé, parce qu’il eft 
en forme de cul de fac , ayant une en¬ 
trée ou fortie , fui vaut qu’on le veut 
prendre & un fond , il eft fitué en 
partie dans le flanc droit, un peu plus 
bas que les reins, en partie dans la 
région iliaque, & attaché par le pé¬ 
ritoine; on voir partir de fon cul de fac 
un prolongement creux en forme d’ap¬ 
pendice -, appellé vermiforme ou cae¬ 
cal , ayant une entrée ou une fortie 
fuivant comme on le prend : on lui a 
donné lè nom de veriforme , parce 
que cet appendice part du cæcum, 
à l’endroit où les trois bandes tendi- 
neufe du colum fe réüniflënt enfembte, 
8c refîemble à un ver , elle eft fituée 
dans la région iliaque droite ; à l’é¬ 
gard de fon ufage , auïfi bien que du 
cæcum > il n’eft pas bien déterminé. 


y? 

Du Celant. 

Le fécond des gros inteftins, eft le 
colum qui eft le plus gros & le plus 
large de tous,; il eft ainfi appelle , par' 
ce que e’eft chez lui que fc font fen- 
tir des douleurs appellées colique, fa 
longueur varie fuivant les differens fu- 
jetSj aufti-bien que fa_ largeur; mais 
ii les bandes tendineufes croient tout-à- 
fàit détruites , il augmenteroit de 
longueur 8c de largeur de plus de moi¬ 
tié , parce que les valvulles difparoî» 
traient. 

Il commence au cæcum 8c finit au 
reélum , & pour que cela fe puifie 
faire, il faut qu’il, ait differentes fitua- 
tions; fçavoir,-foh commencement eft: 
dans la région du flanc droit vers les 
reins , de là monte de bas en haut, 
gagnant la région hipocondre droite 
où il-forme fon premier arc ou coulde, 
lequel eft fitué au-deffous de la veffi- 
cule du fiel; en la touchant il s’em¬ 
preint de quelque peu de fa couleur, 
& de là tranfverfe la région épiga- 
flrique en formant la barre du colum. 



î<? 

de là varans l'ipôcondre gauche, où 
étant parvenu il forme fon fécond arc 
ou coulde , defcend enfuite de bas en 
haut dans la région du flanc gauche j' 
où il commence s à former fon s. ro¬ 
maine , enfuite va fe terminer, obli¬ 
quement à la partie fuperieure de l’os 
facrum , où il finit fon s. romaine, pour 
former le reétum ; par cette differente 
fituation , il environne prefque tout 
le ventre 8c contient dansloncercle les 
menus inteftins, il y a. quelques vei¬ 
nes laétées. 

Du reiïum. 

Le troifiéme 8c dernier des gros in¬ 
teftins eft le reétum nommé tel, parce 
qu’iL eft droit ; ou boyau gras, parce 
qu’il efl: garni & environné de quantité 
de greffe : fon commencement eft à la 
partie 'ftrperjeure de l’os facrum , & 
s’enfonçant dans la concavité dé l’os 
fecrum 8c du coccix , va finir à l’anus 
qui eft fon extrémité , par rapport au 
chemin qu’il fait; il eft faux de le nom¬ 
mer reétum , parce qu’il commence 
au côté gauche de la partie fuperieure. 



«3e Pos facrum, 8c il ne fe trouve atf 
milieu qu’environ l'a partie moyenne i 
cet inteftin a environ' un pied de Ion» 
gueur , êc il eft plus large par en haut 
que par en bas, de plus il eft beaucoup 
plus épais que les autres gros , 8c oc¬ 
cupe la régiqn du baflin , étant fitué 
entre la veffie aux hommes 8c l’os fa¬ 
crum, 8c aux femmes entre la matrice 8e 
fon col 8c l’os faêrum ; fon extrémité fe 
nomme anus, lequel donne fortie aux 
excremens ; autrement appelles ma¬ 
tières fécales , 8c eft formé par un muf- 
cle circulaire appellé fphincfter de l’a¬ 
nus qui fera décrit dans la myologieÿ 
de même que les deux qu’on nomme re^ 
leveurs. 

VAijJeausc des intejlinù 

Les inteftins reçoivent les nerfs d» 
plexus mefanterique, leur artere vient- 
par deux trônes ; l’un fe nomme me¬ 
fanterique fuperieure, qui part de l'aor¬ 
te-au-deiïus des émulgentes, 8c l’autre' 
fe nomme mefanterique inferieure qut 
part aü-delTous des émulgentes, leurs 
Veines vont former deux troncs , dont 
i’un fe nomme mefanterique fuperieu- 



H qui va à la veine porte, & l’autre 
inefanterique inferieure , qui va‘à la 
veine fplenique ; on nomme encore ces 
vaifleaux mefanteriques , & toute leur 
■diftribution parcoure le mefantere, au¬ 
paravant que de fe terminer ; fçavoir 
les arteres aux inteftins, & les veines 
à la veine porte ou à la Iplenique. 

Des Membranes du canal inteflinal. 

Les membranes du canal inteftinal 
font au nombre de quatre, la premiers 
& externe vient de differens endroits 
du péritoine > fuivant fa ficuation j la 
deuxieme eft lamufcüleufe eompofée 
de deux differens plans de fibres, dont 
les unes fçnt^ longitudinales & les au¬ 
tres circulaires on ajoûte les fpirales 
<jui font defïbus les circulaires , & qui 
entourent le canal en maniéré de ville, 
aidant à l’a&ion des fibres circulaires en 
la rendant plusexa&e; la troifiéme eft 
nerveufe , 8c la quatrième eft la velou¬ 
tée. 

La membrane externe de l’oefopha- . 
ge , eft la continuation de la plevre & 
l’interne eft la continuation de celle de 
la bouche ; la membrane externe de 



l’eftomaç 8c des inteftins vient du péri?» 
toine. 

Lorfque les fibres charnues droites 
•£e mettent en contra&ion , ils agran- 
diflent la cavité du canal, le retrecif- 
fent de longueur, 8c par là occasionnent 
le palTage des alimens 8c des excre- 
mens ; lorfque les fibres circulaires 
agiiïènt , elles allongent 8c retrecifient 
le canal en le diminuant de diamètre, 8e 
par là obligent ce qui eû contenu d’en 
fortir ôc de continuer fon chemin, 
lorfque les fibres fpirales agifient ; ils 
rendent avec les circulaires la com- 
preflion plus exadke , les fibres droites 
de l’œfophages’étendent depuis le pha» 
rinx jufqu’à l'orifice fuperieur de l’eflo? 
mac, les fpirales Te contournent obli-> 
quement autour de ce canal, 8c les cis-» 
culaires en font le; Tour. 

Les fibres droites de l’eftomac , font 
Celles qui s’étendent depuis l’orifice Su¬ 
périeur jufiju’à l’inferieür, en paflant 
tout le long de fa partie concave ou de 
fa petite courbure ; les eircalaires font 
celles qui vont de la partie concave à 
la partie convexe, en paffant fur la face 
anterieure ôc fur la face .pofterieure , 
■cn'l’entioiuiant ; on lui donne auffi des 




€o 

.fibres fpirales, qui vont depuis l’orificd 
fuperieur de l’eftomac jufqu’à l’infe- ' 
rieur, en contournant tout au tour de 
-fon.corps obliquement fans perdre leurs 
continuitezj les fibres longitudinales 8c 
^circulaires des inteftins ne different en 
rien de celles de l’çefophage, tant en fir 
tuation qu’en étendue & enufage. 

Il faut pourtant obferver que quoi- . 
que les fibres circulaires 8c lqngitudj.- 
p alesde l’cefophage 8c del’eftomac nous 
foient allez vifibles, .celles du reélurn 
le font encore davantage, parce qu’elles 
font plus épaiffes , 8c cela pour mieux 
fervir à l’ufage àuquel il eft deftiné, 
.comme de contenir les gros excremens. 
.endurcis8c les pouffer en dehors. 

La membrane nerveufe eft ceile qui 
fe trouve fojus la charnue , 8c qui eft 
très-fenfible ; enfin la veloutée 8c 1? 

■ dernière eft la plus interne , 8c celle qui 
garantit lfi nerveufe des attaques de 
çç qui fe paffe dans le canal. 

Des vaijfeditpçlü CMalinterJUnstl, j 

L’œfophage reçoit les nerfs de 1? 

, deuxieme paire, les arterej lui■yien- 

i peqt 



6i 

àaent de l’aorte , & les veines vont à 

i’afigos. 

Les inteftins reçoivent les nerfs du 
plexus méfanterique, leurs arteres vien¬ 
nent des méfanteriques , leurs veinea 
fe nomment méfanteriques , à la fin de 
l'orifice inférieur de l’eftomac fe ren¬ 
contre un bourlet appelle valvulle , 6e 
par rapport à fon ufage , pilore ou 
portier , ce bourlet n’eft autre chofe 
qu’un compofé de fibres circulaires , 
qui font recouvertes de la continua¬ 
tion de la membrane velourée de l’ef¬ 
tomac; qui fie réfléchit 6e continue dans 
iles icteftins. 

De plus dans le canal inteftïnal fe 
rencontre un grand nombre de fes 
bourlet s appellés auffi valvules ; qui 
font plus confidérables en grandeur 
dans les gros inteftins que dans les pe¬ 
tits , mais en récompenfe , elles font 
plus nombreufes dans les petits que 
dans les gros; on prétend qu’il n’y a que 
l’inteftin jéjunum, où il fe trouve des 
valvules , 6c que dans le duodénum 
8c l’ileum 3 il ne s’en trouve point, il 
eft vrai que cela fe trouve , mais cela 
Varie , car j’en ai vû dans l’ileum, à 



۔ 

lia vérité le nombre n’eft pas fi grand j 
pour ce qui eft des gros,il n’y a que le 
icoecuxn & le colum qui en.ayent, caç 
,1e rectum n’en a pas du tout. 

Les yalvulles des menus.inteflins font 
inommées conniventes,,elles fe,trouvent 
arrangées fi irrégulièrement, qu’on n’y 
-obferye aucun ordre, c’eft-à-dire, que 
le milieu d’une ,fe trouve entre,les deu* 
extrémités de l’autre., il y en a qui 
font tout .le tour, d’autre.s qui ne le font 
.qu’à.demi, ces yalvulles font defiinées 
pour empêcher que le .chille ne pafijb 
avec trop de précipitation , & par- 
conféquent qu’il puilfe êtr.e repris plus 
facilement par les embouchures des vei* 
lies laéte'es premières. 

Les valvulles des gros inçeftins font 
•nommées demi circulaires,, elles diffe¬ 
rent des précédentes, en ce,qu’elles ont 
un ordre plus parfait, car.elles fe trou¬ 
vent difpofées en .3. rangées,, elles font 
plus grandesles unes que les autres,elles 
font deftinéespour empêcher queles es- 
cremens.enfortent trop promptement > 
& afin qu’ils ayent le ,tems de fe mou¬ 
ler & de prendre.une confiftance mé- 
dio.çremént folide;de plus on.rejnarquC 



dans toute l’étendue du colum troî« 
bandes tendineufes,qui dans l’intérieur 
font la terminaifon des valvulles , ÔS 
comme elles font trois , aufli il y a 
trois bandes tendineufes , qui ne font 
que l’amas des fibres longitudinales de 
cet inteftin j ce font elles aufli qui par 
leur moyen occafionnent les replis ou 
valvulles , puifquequand elles font dé¬ 
truites , il n’en paroît aucune ; de plus* 
les valvulles des menus inteftins diffe¬ 
rent de celles' des gros * en ce qu’elles 
font formées par le repli de la mem¬ 
brane interne, 8c celles des gros , par 
le replis de toutes les membranes ; ce 
qui eft occafîonné par les bandes ten- 
dineufes ; oni peut dire par là que la 
membrane interne des menus inteftins 
eft beaucoup plus grande. 

A la jonétion de l’ileum avec le c cecüm, 
eft une valvulle enmariiere de gueule de 
Carpe , qui permet bien le paflage des 
excremens de l’inteftin ileum dans le 
colum , mais qui les empêche aufli 
d’aller du colum dans l’ileum , aufli- 
bien que les lavemens qui ne paflent 
point cette valvule ; c’eft elle aufli qui 
fait le commencement du cæcum, qui 



<54 . - t „ 

à’a enfuite d’étendue que jufqu’a la fi# 
du c ul de fa c. 

Du Mefantere. 

lés inteftins font retenus en fituatiotf 
par le mefantere , autrement dit lai 
fraife , il eft formé de deux mem-' 
branes, qui font la continuation dtf 
péritoine , & qui en donnant attache 
aux inteftins leur fourniffent une mem- 1 
brane commune; entre ces deux mem» 
branes fe trouvent Contenues les veines 
Iaélées premières & fecondaires , les 
glandes méfanteriques , qui fervene 
d’entrepôt au chile , la diftribution 
des arteres 8t veines méfanteriques, 
le plexus méfanterique. 

Le méfantere a été diffingué diffé¬ 
remment , fuTvant les inteftins qui s’y 
attachent ; celui qui retient les intef* 
tins grêles , fe nomme mifereum ; 
celui où s’attache le colum s fe nomme 
mefocolam, & celui du reétum mefo- 
reétum,quelqu’un nomme mefocœcunl 
celui qui attache le cæcum. 

Les nefs viennent de l’intercoftal 
des lombaires & du plexus méfante* 
tique. 



.tes veines Retournent aux deux veines 
méfiinteriques, & les artères viennent 
des méfanteriques. 

Des Glandes. 

Glande n’eft autre chofe qu’un en¬ 
tortillement de veines , d’arteres , de 
nerfs 8c de vaiffeaux excréteurs , qui 
étant unis enfemble, forment de petits 
corps en forme de ploton» 

On fait de deux fortes de glandes, 
les unes font conglobées, 8c les autres 
conglomérées. 

Les conglobées font celles qui ne 
font formées que d’une feule glande , 
8c qui fervent d’entrepôt à la limphe , 
ils’en rencontre fous les ailfelles- nom¬ 
mées auxiliaires, aux aînés appelles in- 

f uinales, aux lombes appellées lomb¬ 
aires , à l’os faerum appellées facrées> 
aux méfanteresappelées méfanteriques, 
au dos appellées dorfalles, au colappel- 
lées jugulaires, à la peau appellées mil- 
liaires, à la bouche appellées buealles Y 
au péritoine, à la pleure, au larinx, à la 
trachée artere , aux bronches , dans 
toute l’étendue du canal inteftinal, 8c c» 
¥ii] 



r>6 

Lefdites glandes conglobées font 
chacunes enveloppées d’une membrane 
qui leur eft propre , & ont un ou pla¬ 
ideurs petits canaux excréteurs parti¬ 
culiers qui donnent paffage à la liqueur 
qui en doit fortir, après que la glande 
lui a fervi d’entrepôt, ou après qu’elle 
a filtrée, car quoiqu’on n’admette pour 
glande conglobée , que celles qui font 
uniques ôcqui ne fervent que d’entrepôt 
à une liqueur , il y en a qui féparent 
du fang une liqueur comme les bu- 
calles 8c autres, 8c fi on donne à fes 
dernieres le nom de glandes conglo* 
bées, ce n’eft que parce qu’elles font 
feules & uniques ; cette différence eft 
néceffaire à fçavoir. 

Les glandes conglomérées different 
des eonglobées,en ce que celles-ci quoi» 
que glandes communément appellées l 
font compofées de plufieurs autres pe-r 
tites glandes appellées grains glan¬ 
duleux , qui chacuus font enveloppés 
d’une membrane propre ; mais tous réu¬ 
nis enfemble forment ce corps ou cette 
glande communément appellce^qui eft 
enveloppée d’une membrane à toutes 
celles qui la compofent. 

Chaque grain glanduleux qui com* 


A 



$ofe ïa glande dans fon entier a tus 
petit canal excreteur particulier , qui 
îe déchargé dans un qui eft commua 
& qui eft la réunion de tous les autres j 
ce commun eft celui qui conduit 1» 
liqueur qui vient de tous les autres au 
lieu néceffaire , & pour fervir aux 
ufages , aufquels elle eft deftinée ; il 
faut obferver que s’il étoit poffible' 
de pouvoir féparer tous les grains 
glanduleux, au fil-bien que leur canal 
excreteur propre, & les tenir attachés 
au commun , le tout approeberoit fore 
bien d’une grappe de raifin, conll- 
derant les grains glanduleux comme les 
grains de raifin , les canaux excréteurs 
propres comme les queues de chaque 
grain de raifin, & le canal comme la 
tige à laquelle toutes les queues de 
raifin font attachées, à cette différence 
cependant que dans les glandes , ce 
font les canaux propres , & les com¬ 
muns qui rapportent de la glande , au 
contraire dans la grappe de raifin „ 
c’eft la tige 8c les queues qui portent 
à chaque grain de raifin. Les glandes 
conglomérées font celles qui fervent 
à filtrer ou à féparer du fimg quelque 

liqueur particulière fuiyant leur nsy 



ïtfres ; ces glandes font fituées en dif- 
ferens endroits ,• font de differentes 
grandeurs, de differentes groffeurs, de 
differentes figures , de differentes cou¬ 
leurs 8c ont differens noms, & fervents 
féparer differentes liqueurs, par exem- __ 
pie lés glandes laerimales qui filtrent 
les larmes, les maxillaires fupérieures 
8c inférieures, autrement dit les paroti¬ 
des 8c les fu'blinguales qui filtrent la 
falive , le foye qui filtre la bile , le 
pancreâs qui filtre le fuc pancréatique, 
les reins qui filtrent l’urine * Les tefti- 
cules qui filtrent la femence,8c autres: 
outre ees glandes qui féparent du fang 
quelque liqueur, & qui font conglomé¬ 
rées , il y en a d’autres qui en féparent 
aufïï qui ne font que congïobées, telles 
font les bu calles qui féparent du fang 
une liqueur appeliée falive , les mil- 
ïiares de la peau qui filtrent la fueur, 
8c celles qui fe rencontrent au larinx, 
à la trachée arteré aù péritoine, à La 
pleure , 6c tout le long du canal inr 
teftinal qui filtrent une liqueur pour 
humeéler ces parties 8c les garentir de 
rimpreffion de quelque qualité âcreôc 
Htcrdicante, 



i)es Glandes UcnmaUs. 


Les glandes lacrirfiales ainfi nommées, 
parce qu’elles féparent du fang les lar¬ 
mes, font deux ; une de chaque côté fi— 
tuée au petit angle de l'orbite dans un 
enfoncement quir eft formé dans la 
partie interne de l’avance du coronal- 
qui fe joint avec l’angle fupérieur de 
l’os de la pomette , c’eft par delfus 
«ette glande que paife le mufcle dédain 
gneur. 

Les canaux excréteurs de chaque' 
glande font au nombre de dix oüt 
douze, qui percent la membrane con- 
jonétive; ces canaux cbarient la liqueuc 
filtrée par la glande pour hume&er le 
globe de l’œil, & enfuite vont fe ter¬ 
miner au grand angle de l’œil par des 
petits mammelons qui font l’office de 
iphiri&er appellé point lacrimal, en- 
fuite la liqueur continue fon chemin 
jüfques dans le fac nazal ou lacrimal 
qui eft logé dans un conduit du mê¬ 
me nom formé par la jonétion de 
l’os onguis , avec l’avance de l’os ma¬ 
xillaire , ce» mamelons ou points la- 



7 $ 

crimaux empêchent que la liqueur nS 
puilïè fortir en dehors , de forte qu’ellè 
eft obligée d’enfiler le fac lacrimal ; 
mais lorfqu’elle eft trop abondante ou 
qu’il y a obftrudfion au fac lacrimal* 
ne pouvant palier, elle eft obligée de 
forcer ces mamelons, & fort par le» 
points lacrimaux & coule le long des 
joiiets ; c’eft cette liqueur que nous ap- 
pelions les larmes.’ 

Des Glandes mdxittiires ou Parotiiel 
[uperieims. 

Les Glandes maxillaires ou parotides 
fuperieures font au nombre de deux 4 
une de chaque côté; elles fontfituées 
entre le conduit cartilagineux de fôreilk 
le & le mufcle mafleter, & appuïées 
fur l’angle de la mâchoire inferieure» 
Chaques grains glanduleux qui les 
compofent ont chacun un canal excré¬ 
teur particulier, qui fe réunifient tous 
enfemble, & en forment un commun 
appelle falivaire , nom qui eft emprunt 
té de la liqueurqui y pafiè; ce canal paflè 
prefque tranfverfallcment fur le muf* 
«le mafîetcr pour enfuite fe terminer ai* 


rüufcle -buccinateur qu’il perce au® 
bien que la membrane qui tapifîe la 
bouche ,qù il y a yjn mamelon qui fait 
•1’,office 4e fphin&er. 

Ce canal ch.arip dans la bouche la li¬ 
gueur filtrée, & le mamelon lui en per¬ 
met le ..paffage,, mais elle l'empêche de 
■retourner fur fes pas, cette liqueur eis 
appelle'e la faliye. 

Des K Glandes maxillaires eu parstidet. 
jnferiem/' 

'Les Glandes maxillaires ou parotide* 
■inferieures, font aufli deux de chaque 
côté lituées à la partie interne de l’an¬ 
gle de la mâchoire inferieure fur fe 
mufcle digafîrique , fur le milopharin- 
-gien,-& ; fur le coté : du genihioïdien 9 
elfes ..ne Ibnt pas fi grades, que lesfu-, 
perieures. 

•Chaque grain glanduleux .qui les 
compofe a chacun un canal excré¬ 
teur qui fe réunit enfemble pour n’en 
■former qu’un commun appelle auffi 
falivaire, qui pâlie par deffous les 
glandes fublinguales, & va s’ouvrir 
par deffous la langue dans la bouche. 




Bc'à côté du filet il a aulfi un mamelof 
qui fait l’office de fphinéter & a le 
même ufage que le précèdent dont il 
vient d’être parlé , la liqueur qu’il fü« 
; tre eft auffi appéllée falive. 

1 Des Glandes fublinguales. 

Les Glandes fublinguales font aulï 
üeux , une de chaque côté, elles font 
nommées ainfi, puisqu’elles font fituées 
fous la langue à coté du milopharingien, 
du geniogloffe, au deffous du bafio- 
glofiè ôc du ceratogloffe. 

Chaques grains granduleux qui les 
compofent, ont un canal excreteur par¬ 
ticulier^ qui les unit avec tous les au¬ 
tres , pour en former un commun de 
Chaque coté, qui quelquefois va s’ou¬ 
vrir dans la bouche fous la langue 8t à 
coté du précèdent, par une ouverture 
propre; mais auffi quelquefois il arri¬ 
ve que les deux fe réunifient enfemble, 
auparavant que de percer dans la bou¬ 
che, & pour lors l’ouverture eft cotw 
mune au canal de la glande fublin- 
guâle 8e au canal de la parotide infe? . 
rieure ; la liqueur de fes glandes fil- ' 
tre 




trent eft auffi appellée la falive» 

Des glandes Bue ailes. 

L’interieur de la bouche eft tapiüH 
par une membrane , qui contient eu 
.elle des glandes uniques Scfeparées que 
l’on nomme bucalles, elle ont chacunes 
un petit canal excreteur particulier , 
qui porte dans la bouche les liqueurs 
qui ont été filtrées appellées auffi falivej 
qui conjpintement avec celle qui eft fil¬ 
trée par les maxillaires ou parotides & 
par les fublinguales, eft deftinée non 
feulement à jiumeéier la bouche, mais 
encore les alimens & à leur fervir de 
premier dilfolvant. 

Du foye. 

La première glande conglomérée s 
qui eft la plus remarquable dans le bas 
ventre, eft le foye , elle eft d’une éten¬ 
due fort confiderable , «lie eft fitpée 
audeffous du diaphragme , occupant 
toute là région hipocondre droite, la 
région épigaftriqué & anticipant quel--' 
quefois jufque dans l’hipocondre gau- 




ne; on y confidere plu Heurs parties * 
fçavoir fa figure , fa partie convexe , la 
partie concave , fes trois lobes , fes lir 
gamens, fes vaiffeaux 8c fon ufage. 

On prétend que le foye reffemble à 
un pied de bœuf, mais fo.rjt irregulie? 
rement. 

La partie convexe eft celle qui re¬ 
garde le diaphragme, les fauffes côtes 
8c le cartilagexiphoïde, outrçcela elle 
eft fort lifté 8c polie. 

La partie concave eft celle qui regar¬ 
de le ventricule 8c les inteftins , 8c où 
eft placé la vefticule du fielde plus 
elle eft très-inégale, attendu les émi¬ 
nences 8c les enfoncemens qui s’.y ren¬ 
contrent. 

La foye eft compofé de trois lobes» 
' fçavoir un grandj un moyen 8c un petit. 

Le grand lobe eft fitué dans l*hi- 
pocondre droit, à Pendroit de fa con¬ 
cavité eft uneefpece d’enfoncement ou 
fofte, .deftiné pour loger la vefticule du 
fiel. 

Le moyen lobe eft celui qui occupe 
la région épigaftrique , 8c ne fait que 
la continuation du grand lobe , fa poin¬ 
te va quelquefois jufque dans Lbipo- 
condre gauche , lorfque fon volume 




tft grand ; le petit lobe eft celui’ qui 
eft firué à la partie concave entre le 
grand & le moyen lobe environ la par¬ 
tie moyenne , occupant par confequenc 
& de l’hipoeondre droit * & de la ré¬ 
gion épigaftrique, c’eft lui qui fert de 
îbutien & d’appui à la veine porte , au 
canal hépatique 3 auffi-bien qu’à l’artere 
hépatique* 

Les ligamens dû foye font au nom¬ 
bre de trois* qui font la veine umbilica- 
le, le ligament tranfverfe & le ligament 
longitudinal ; la veine umbilic-ale part 
de l’umbilie & va obliquement de bas 
en haut , & de la partie moyenne à 
la latérale droite fe terminer à la fif- 
fure du foye , fôn ufage eft de tenir le 
foye en équilibre, pour empêcher qu’il 
ne fe porte trop fur les parties voiline9 
& empêcher leurs fonctions par fa pe- 
fanteur ; car de dire qu’il foit un des 
fufpenfoirs du foye , cela eft faux, puis¬ 
que nous ne marchons pas deflus la 
tête. 

Le ligament tranfverfe eft propre¬ 
ment le fulpenfoir du foye, eneonfi- 
derarvt notre fituation droite , e’eft ce¬ 
lui que quelqu’un a nommé coronai- 

G ij 



7 <? 

re , mais mal-à-propos, puifqu’il n’en? 
tpure pasle foye;on le divife en deux 
& pour lors on lui pourra donner le 
nom de ligamens]lateraux,ils s’attachent 
intimement à la circonférence du di.a+ 
phragme , & fe terminent enfuite dans 
la fubftanee du foye. 

Le ligament longitudinal que quel¬ 
qu’un nomme auffifufpenfoirdu foye, 
mais à tort,à moins que ce ne foit quand 
nous fommes couchés fur le dos, s’atta? 
che au milieu du diaphragme, 8c au 
cartilage xiphoïde face interne , jufqu’a 
fon extrémité, enfuite va dans la fub- 
ftance du foye entre le grand 8c le 
moyen lobe, fon principal ufage eft 
comme la veine umbilicale, de tenif 
le foye en équilibre , principalement 
quand nous fommes couchés fur le dos» 

On remarque à la partie concave du 
foye plufieurs fentes 8c goutieres. 

La goutiere eft celle qui fe rencontre 
à la partie-concave du foye , quifertà 
loger la veine cave qui dans cet en? 
droit reçoit les racines de la yeine hé¬ 
patique. 

Les fentes font celles qui féparent les 
lobes les uns des autres, 8c principale¬ 
ment celles qui feparent le grand lobe 



d’avecle moyen,qu’on nomme fifiure <hi 
foye par où entre la veine umbilicale. 

Les vaiffeaux du foye font les nerfs » 
les arteres hépatiques, la veine porté * 
les veines hépatiques , les vaiffeaux bi¬ 
liaires , le canal hépatique , 8t les vaif¬ 
feaux lirtiphatiques : les nerfs du foye 
viennent dé la huitième paire, 8c de 
l’intercoftal, qui forment un plexus ap- 
pellé hépatique; le fang deftiné pour k 
nourriture du foye, eft apporté par une 
arteré âppeüëe hépatique, qui eft une 
diftributiûn de lacæliaque. 

Lé foye donné entrée à la veine porté 
qui eft un gros tronc, formé par la 
éiiriion de la veine fplènique, de la co¬ 
ronaire ftomachique, de la mefanteri- 
que 8c aùtres ; ce tronc en entrant dans 
le foye S’élargit pour former le fin us de 
k porté , dans lequel le fang deftiné 
pour la nourriture du fœtus, vient fe 
dégorger par la veine umbilicale , qui 
pour lors fait canal ; de ce finus partent 
enfuite plufieurs branches qui fe diftri- 
buent dans toute la fubftance du foye, 
de ces branches il en part un grand nom¬ 
bre dkutres.qui fe diftribuent en une 
infinité de capillaires, ces veines font 
. pour ainfi dire l’office d’artere. 

Giij 



Le fang delà Vci ie porte, va par le 
moyen de ces diftributions fe diftn- 
buer à chacun- des grains glanduleux^ 
qui compofent la fubftance du foye 6c 
qui en feparent une liqueur jaunâtre 
appellée la bile, qui- après avoir été 
filtrée, palTe par des petits canaux 
excréteurs appelles canaux biliaires, 
qui fe réunifient enfemble au fortir 
du foye pour n’en former qu’un plus 
confiderable que les autres appellent ca¬ 
nal hépatique , après avoir fait un peu 
de trajet de.chemin en côtoyant de bien 
près le canal fiftique va fe réunir avec 
lui, pour tous les deux de concert, n’en 
former qu’un appelle canal Golidoque 
ou canal commun ; le fang qui- n’a pu 
être employé, tant pour la nourriture 
que pour la filtration delà bile .,eftre*- 
pris par des capillaires de veines , nom¬ 
mées aulfi hépatiques -, qui rapportent 
ledit fang dans la veine cave à l’endroit 
«ù elle paflè dans la goutiere dufoye»- 

De la Veflîctile- du fiel.. 


L a vefïicule du fiel eft unepoche 
membraneufelltuée à la partie concave 
du grand lobe du foye dans un enfon- 




Cernent qu'il lui fournit, cette pocheeft 
deftinée à contenir pour un tems une 
portion de la bile qui a été feparée du 
îâng dans le foye & qui fe vient ter^- 
miner par des petits canaux excré¬ 
teurs qui ont communication du foye 
dans cette poche à l’endroit où elle fe 
trouve adhérante dans l’enfoncement, 
k figure eft prefque femblable à une 
poire de bon chrétien d’une médiocre 
gi'offeur, elle eft compofée de même 
que les inteftins de quatre membranesj . 
la première 8c la plus extérieure lui eft 
commune, elle vient du péritoine ; la 
deuxième qui lafuit ,eft la mufculeufe 
compofée des fibres longitudinales 8c 
circulaires. 

Lorfque les fibres longitudinales a- 
gilient, elles agrandilfent cette pocha, 
ce qui fait qu’elle contient plus de li¬ 
queur; lorfqueles fibres circulaires a- 
gilfent elles retrecilTent cette poche 8c 
obligent la liqueur d’en fortir. 

La troifiéme membrane eft la ner- 
Veufe j la quatrième eft la veloutée qui 
empêche que la nerveufe ne foit atta¬ 
quée par l’acrimonie de la bile : on 
oonfidere à cette poche ou velficule , 
fon fond §c fon col;. Ion fbnd- eft la 




8(5 

pârtie là plus haute & la plus large St 
qui eft attachée au foye. 

Son eol eft la partie la plus inferieur 
re qui eft beaucoup plus étroite , qui 
feterminepar un conduit appellé fifti- 
que , qu’on peut confiderer comme la 
queüe ; ce conduit Fait un peu de tra¬ 
jet de chemin en coto'iant le canal hé¬ 
patique j 8c enfuite fe réüniffencenfem- 
ble pour former, comme il a été dit, le 
canal colidoc. 

Ce canal après avoir fait une efpace 
de chemin perce l’inteftin duodénum à 
fa fin pour y décharger la bile qui 
vient tant du foye par le canal hépati¬ 
que que de la vefficule du fiel par le 
canal fiftique. 

Ce canal perce les membranes de 
l’inteftin obliquement en y faifant un 
peu de chemin, Ce qui fait que la li¬ 
queur peut bien entrer , mais elle ne 
peut pas rétrograder fur fes pas, les 
nerfs lui viennent du plexus hépatique ; 
fon artere lui vient de l’hépatique St 
s’appelle fiftique , la veine eft aufll 
nommée fiftique qui va à la veine porte; 
au col de la vefficule du fiel eft une 
valvulle en quelque façon fpiritale qui 
fait que la liqueur fortie ne peut re- 



Si - 

tourner * il faut obferver que la veine 
porte, le canal hépatique, le canal fifti- 
que -, le colidoc 8 c Fartere hépatique 
font enveloppés d’une membrane muf- 
çuleufe appellée capfule de glilfon qui 
en fe contractant oblige le fang 8 c la 
bile contenue dans leurs canaux par¬ 
ticuliers , de continuer leur chemin 
dans les endroits où elle doit fe termi¬ 
ner* 

De la Ruttei 

La ratte éft un vifcere afTez confidé- 
rable , fitué dans, la région hipocon- 
dre gauche à l’oppofite du foye, au- 
delfous du diaphragme, entre le fond 
Ventricule & les faulfes côtes qu’elle 
ne palïè pas pour l’ordinaire ; fa ligu¬ 
re approche d’une langue de bœuf; on y 
confidere fa partie converte qùi.eft lifte 
8 c polie , 8 c qui regarde la concavité 
des faulfes côtes jfa partie concave qui 
eft plus inégale , regarde le fond de 
l’eftomac , 8 c donne entrée à Fartere 
fplenique 8 c fortie aux veines du mê¬ 
me nom. 

La ratte eft plus ou moins confide- 
rable fuivant les fujets ^ elle eft atta- 


Si 

fâchée par en haut au diaphragme, pat 
îe moyen de la continuation du péri¬ 
toine , 8 c aufond de l’eftomac pat le 
moyen des vailfeaux courts-. 

Elle eft recouverte de deux mem¬ 
branes, la première 8 c extérieure qui 
lui vient du péritoine, ladeuxiéme & 
propre 8 c plus épaiffe, elle eft composée 
d’un tiflu de fibres fort ferrées , 8c 
pour ainfi dire t-endineufes dans quel¬ 
ques animaux. 

La fubftance de la ratte n’eft autre 
chofe qu’un compofé de cellules mem- 
braneufes, qui ont toutes communica¬ 
tion les unes dans les autres , 8 c qui . 
fervent à recevoir lefang, qui étant 
obligé de paffer dans toutes les cellules, 
éft pour ainfi dire foüetté & battu, 
afin de pouvoir' acquérir une fluidité', 
<k une qualité convenables polir la ré¬ 
paration de la bile dans le foye ; orr 
remarque dans les cellules de petites 
glandes de la figure à peu près d’un 
grain de millet qui peuvent filtrer une' 
liqueur qui fé mêle avec lefang. 

Ainfi la ratte n’eft pas une glande % 
puifque nous n’y remarquons aucutë 
éanal excreteur* 



£es nerfs lui viennent du plexus 
Jplenique , fon artere fe nomme /pie- 
nique, qui lui vient de la celiaque ; lp 
fang après avoir parcouru toutes le? 
cellples de la ratte, vient -jfe terminer 
dans un refervoir" appelle fiuus fplçni- 
que, d’où prennent naillance trois ou 
quatre branches de veines, quiîaufortir 
de la ratte fe réunifient enfemble , pour 
former la yeine fplenique, qui fe va 
dégorger dans la veinejporte. 

J Du pancréas,. 

La deuxieme glande conglomérée 
qui fe trouve dans le bas-ventre eft le 
pancréas qui occupe unp partie de la 
région épigaftrique, 6c une partie de 
l’bipçcondre gauche ; il eft fitué tranf- 
verfalement fur la première Vertebre 
des lombes deffous la partie pofteiueutc 
8c inferieure de l’eftomac , qui fe trou¬ 
ve pour ainfi dire appuyé deflfus, ce 
qui fait croire a'quelqu’un , que cette, 
glande Jui (prvoit compte de couffin. 

Le pancréas eft fortement attaché à 
l’inteftin duodénum par fon extrémi¬ 
té droite j il fert à feparer du fang une 



^4 

liqueur appellée fuc pancréatique, qtu 
.après avoir été ainfi titrée, palTe dans 
jdes petits canaux excréteurs qui pren¬ 
nent nailTan.ee de chaque grain glan¬ 
duleux , qui vont s’ouvrir ou fe termi¬ 
ner dans un commun qui fe trouveli- 
tué au milieu de fa fubftance, qu’on 
appelle canal pancréatique ou de virr 
fongus , qui vient s’ouvrir à l’extrémité 
de i’inte-ftin duodénum , quelquefois 
dana le Canal même, pour vuider dans 
ledit inteftin la liqueur qui fe mêle 
avec le chille, conjointement avec la 
bile ; il faut obferver que fon canal 
augmente de volume, à mefure qu’il 
approche de l’inteftin duodénum. 

Les nerfs lui viennent de l’interco* 
fiai, les arteres viennent de la cæliaque, 
& les veines vont à la veine porte, l’u¬ 
ne & l’autre portent le nom d’artere 
& veine pancréatique. 

Des reins y 

La troifiéme & quatrième des glan¬ 
des conglomérées & remarquable dans 
le bas-ventre , font les reins qui occu¬ 
pent 



petit la région des flancs droit 8c 
gauche , 8c fituée aux parties latéra¬ 
les du corps des vertebres des lombes, 
-leur figure reffemble à peu près à une 
fève d’aricot, à cette différence qu’ils 
font plus gros , 8c font envelopés 
de deux membranes , une commune 
appelie'e adipeufe ou graiflèufe, par¬ 
ce qu’elle eft remplie de beaucoup de 
graille fuivant que les fujets font plus 
Ou moins gras. 

La membrane propre eft celle qui 
çnvelope leur propre fubftance. 

On rronfidere au rein leur partie 
convexe qui regarde les mufcles dit 
bas-ventre, 8c leur partie concave qui 
regarde les vertebres 8c les vaiffeaux, 
8c c’eft par cette partie concave qu’en-t 
trent les nerfs 8c les arteres , 8c qu’en 
fortent les veines 8c le canal excré¬ 
teur. 

Us font appuyez fur les dernieres fauf- 
fes côtes 8c fur le mufcle triangulaire 
des lombes ; celui du côté droit eft un 
peu plus bas que le gauche, parce que le 
foye eft très-gros 8c defeend plus bas 
que la rate qui eft toujours plus ped 
rite. 


H 



Les reins font compofez de trois for¬ 
tes de fubftançes. La première 8c 1» 
plus extérieure eft celle qu’on nomme 
îubftance glanduleufe qui n’eft autre 
chofé qu’un amas des glandes qui fer¬ 
vent à feparer du fang l’urine, 

La deuxieme fubftance eft celle que 
l’on appelle rayonnée qui fuit immé¬ 
diatement la glanduleufe , elle n’eft 
formée que de plufieurs canaux ap¬ 
peliez urinaires qui en fe re'uniftant 
enffemble vont former la troifiéme fub¬ 
ftance appellée mamillaire , parce 
qu’elle eft formée de petits mamelons 
qui font au nombre de quatre & cinq 
de chaque côté dans l’homme, & dans 
les animaux ils font fept ou huit -, au- 
deflbus de ces mamelons eft une cavité 
appellée le baffinet, deftinée pour re¬ 
cevoir l’urine qui vient de ces petits 
mamelons & qui va fe terminer à l’en¬ 
tonnoir. 

Les nerfs ..viennent du plexus rénal , 
les arteres viennent de l’aorte : on les 
nomme émulgentes. 

Les veines ont aufli les mêmes noms 
8c raportent le refidu du fang dans la 
veine cave. 



*7 

Des Vreteres. 

L’entonnoir eft une cavité Ctuée à la 
partie concave des reins, qui fait la 
continuation du baffinet; fon volume eft 
plus ,large_ à la fortie des reins , il fe 
re'trecit enfuite pour prendre le nom 
-d’uretere. 

Les ureteres font des canaux longs, 
ronds j creux, qui commencent à l’en¬ 
tonnoir & defcendent le long de la par¬ 
tie latérale des vertebres des lombes fur- 
• les mufcles pfoas , pafient enfuite dans le 
baffin pour s’aller terminer à la veffie* 
Un peu au-deffus de fon col partie laté¬ 
rale. 

Il faut remarquer que les ureteres 
percent les membranes de la veffie obli¬ 
quement, ce qui fait que l’urine peut 
bien y entrer , mais elle ne peut point 
rétrograder fur fes pas , quoique la 
Veffie foit pleine , parce que dans cet¬ 
te occafion la trop grande quantité 
d’urine fait appliquer les menbranes 
les unes fur les autres & par confe- 
quent faitfermer l’ouverture. 

Les membranes font quatre : la 

Hij 



£8 

première vient. du péritoine, La fé¬ 
condé eft mufcaleufe & capable de lé 
dilater 8t fe reflerrer. La troifie'me eft 
nervçufe j, & la quatrième eft velou¬ 
tée qui empêche que les fels de Puri- 
11 e ne puiflent faire impreffion fur la 
merveufe : les nerfs, les arteres 8c les 
veines viennent des parties voifmes. 

De U Veffie. 

La Veflie eft une poche membra- 
îieufe deftinée â recevoir l’ürine qui 
après avoir été filtrée par les reins, y eft 
chariée par les ureteres. 

Elle fert à contenir Purine pour utt 
tems jufqu’à ce qu’il y en ait une quan¬ 
tité fuffifante pour lui donner ifiue 
fuivant notre volonté , fa figure ref- 
femble allez bien à un tnatras renver- 
fé ; on appelle matras une certaine 
bouteille de verre dont les Apotiquai- 
res fe fervent pour y recevoir les li¬ 
queurs qu’ils font diftiller. 

Sa grandeur “èft differente fuivant 
les dinerens 'fujets , elle occupe une 
partie de la région hypogaftrique & 
du baffm ; elle eft fituée aux hommes 




entre le re&um 8c les os pubis , cou¬ 
chée fur les velïïcules feminaires ; 8c 
aux femmes elle eft ficuée entre le va- 
gin 8c les os pubis. 

On y confidere fon fond 8c fon col : 
fon fond eft la partie la plus haute, la 
plus large 8c la plus mince, qui occu¬ 
pe une partie de la région hypogaftri- 
que;fon col eft la partie la plus baffe i 
la plus étroite 8c la plus épaiffe , parce 
qu’elle a plus de fibres charnues ; fon 
fond eft attaché à l’ombilic par l’oura- 
que qui empêche qu’elle ne s’affaiffe fur 
fon col. 

La vefîie eft compofée de quatre 
membranes ; la première qui eft la 
plus extérieure 8c commune lui vient 
du péritoine. 

La fécondé eft charnue 8c. compofée 
de deux differens plans de fibres dont 
les unes font longitudinales 8c les autres 
circulaires ; les longitudinales vont de 
fon col à fon fond 8c retournent de fon 
fond à fon col, lorfqu’ils fe mettent 
en r contraélion ils approchent le fond 
du col, 8t par confequent augmentent 
fon volume ,afin qu’elle puiffecontenir 
plus d’urine fies fibres circulaires fonï: 



pà 

celles qui font tout le tour lorsqu’elles 
fe contraélent, elles approchent les pa¬ 
rois de la veffie l’un de l’autre , com¬ 
priment l’urine & par confequent l’o¬ 
bligent de fortir ; la réunion de toutes 
fes fibres à fon col forme une efpecede 
bourlet qu’on a pris pour fphinéter, 
8c qui n’eft cependant autre chofe qu’un 
reflèrrement de toutes les fibres. 

La troifiéme membrane eft la ner- 
veufe qui ell: fort fenfible. 

La quatrième eft la veloutée deftineé 
pour empêcher l’imprefilon des fels de 
l’urine fur la nerveufe. 

Le col de la veffie va fe terminer à 
un canal qui n’eft que fa continuation 
8c au commencement duquel fe ren¬ 
contre une éminence reffemblanteà une 
crête de coq appellée verumontanum ; 
ce canal fe nomme l’uretre, dans les 
hommes il eft beaucoup plus long & 
plus tortueux que dans les femmes où 
il eftplus court ôc plus droit. 

Des Glandes rendes. 

Les glandes renales autrement ap¬ 
pelles capfulles- atrabilaires ou reins 





fuccinturianx font deux petits corps 
plats fitués un de chaque côté au-deffus 
des reins , occupant par confequent 
Une partie des hypocondres ; leur fi¬ 
gure eft differente fuivant les differens 
fujets j aufii bien que leur grandeur & 
leur couleur , il faut cependant remar¬ 
quer que dans les foetus elles font pref- 
que aufii grandes que dans les adultes , 
ce qui fait croire qu’elles ont quelque 
ufage chez eux. 

Elles font creufes en dedans & ve¬ 
loutées , leur ufage n’eft pas connu, car 
on n’y trouve point de canal excreteur 
qui en parte , leurs nerfs viennent 
du plexus rénal j les arteres viennent 
des émulgentes , & les veines vont 
aux émulgentes. 

Des parties de la génération 
de l’homme . 

On divife en général les parties de la 
génération 0 en ce que les unes appar¬ 
tiennent à l’homme , les autres à la 
femme , & les unes Sc les autres font 
divifées en communes & en propres. 

Les communes font cflles qui 



!>* 

rencontrent dans l’an 8c l’autre fexe 
quoiqu’ayant divers ufages ou fonc¬ 
tions. 

Les propres font celles qui étant de 
differente nature dans l’un 8c l’autre 
fexe leur font par conféquent particu¬ 
lières ; les parties de la génération de 
l’homme font distinguées en externes 
-& internes* 

Les externes font le fcrotum , les 
îefticules 8c la verge. 

Les internes font l'es vaiffeaux fp.er^ 
matiques , les vaiffeaux defferens „les 
vefFicuîes feminairës , les grandes 8t 
les petites pioftates ; mais’ on peut 
encore mieux les divifer , en ce que les 
•unes portent la matière de la femence, 
telles font les arteres fpermatiques ; les 
autres la feparent ou la filtrent, tels font 
les teftieules 8c les épidimiques , les 
autres la charient comme les vaiffeaujf 
defferens, les autres la con fer vent après ' 
l’avoir reçu comme les veffieules fé- 
minaires ; enfin les autres lui donnent 
Taétion comme les efprits animaux, & 
les autres le paffage comme la membrane 1 
mufculeufe , les mufcles 8c la verge 
-jvar le moyen de l’uretre qu’elle. 




contient : c’eftce dernier ordrequêtions 
allons fuivre pour en faire l’explication. 

Des vaiffeaux fpematijues. 

Les vailfeaux fpermatiques forment 
deux cordons, un de chaque côté, com- 
pofez chacun d’une arcere , d’une veine 
& d’un nerf. 

Les deux arteres prennent naiffance 
de la partie anterieure 8c un peu laté¬ 
rale du tronc de l’aorte inferieure 8e 
au-defîous des émqlgentes 8c au-delfus 
& la mejanterique inferieure. 

Les deux arteres après avoir fait un 
peu de trajet de chemin viennent obli¬ 
quement fe joindre chacune avec la 
veine fpermatique étant envelopée 
d’une membrane qui vient du péritoi¬ 
ne , defcendent en fuite jufqu’aux a- 
neauxdes mufeles obliques externes, où 
étant parvenus elles s’entrelaffent avec 
les branches des veines, enfui,te pajGTent 
parcetaneau toûjours accompagné des 
veines 8c continuent leur chemin jus¬ 
qu'aux tefljcules étant pour lors enve-, 
lopées dans les membranes propres » 
là elle fe partage en plufieurs branches- 



âont les unes fe diftribuënt aux épididi-' 
mes,& les autres aux tefticuies, non feu¬ 
lement pour leut fournir la nourriture, 
mais encore pour y porter la matière 
de la femence , afin qu’elle puifiè être 
fepare'e. 

Le fang qui n’a pû être employé 1 
pour la nourriture des tefticuies & épi- 
didimes, & qui eft de fuperflu après la 
formation de la femence , eft repris par 
des capillaires de veines qui fe réu¬ 
nifient au fortir des tefticuies en plu- 
iieures branches qui s’anatomofent les 
unes avec les autres 8c s’entrelaflent a* 
vec l’artere , fournifient un plexus qui 
s’étend depuis les tefticuies , jufqu’aux 
aneaux des mufcles obliques externes» 
ce plexus fe nomme piramidal ou 
pam piniforme , qui fe trouve enve- 
lopé dans les membranes propres des 
tefticuies ; le plexus paffe enfuite par 
l’aneau de l’oblique externe ,8c étant 
entré dans le ventre ne forme plus qu’u¬ 
ne ou deux branches ayant le nom de 
veines fpermatiques , qui font tou¬ 
jours accompagnées des arteres ; ces 
veines étant parvenues environ la hau¬ 
teur de la mefanterique inferieure } el- 


ïes fe féparent des arter.es , & vont fç 
terminer ; fçavoir , .celle du côté droit 
dans la veine cave au-defious des émuL. 
genres, & .celle du côté gaucjhe dans là 
veine émulgente gauche , cette diffe¬ 
rente terminaifon fe fait , parce qug 
fi la veine fpermatique du côté gauche 
âvoit été à la veine cave, elle auroit paffé 
par deffus l’aorte, qui par fon fort 8c 
continuel mouvement auroit pû empê¬ 
cher le retour du fang. 

Les nerfs qni fe vont diftribuer aux 
tefticules viennent deslotpbaires , ôcft» 
Vont joindre au cordon. 

Des Tefticules. 

Les tefticules font deux glandes con* 
glomerées renfermées dans une poche 
appellée le fcrotum } leur figure eft ova¬ 
le & leur groffeur eft à peu près fem- 
blable à celle d’un œuf de pigeon ; elles 
font envelopées dans cinq membranes 
dont il y a deux communes., qui for¬ 
ment le fcrotum & trois propres. 

Le fcrotum eft un fac deftiné à renr 
fermer les deux tefticules,St compofé de 
deux membranes. 



p<$ 

La première qui eft la plus externe 
eft la peau qui eft commune à tout le 
corps dont nous avons parlé ailleurs, 
elle n’a rien de particulier, finon qu’el¬ 
le eft garnie de beaucoup de rides , de 
quelques poils qui parodient à l’âge de 
puberté, & d’une ligne qui divife cette 
poche en deux par fon milieu, & qu’on 
nomme raphé , qui s’étend depuis l’ex- 
tremité duglandjufqu’à l’anus. 

La deuxième des membranes com¬ 
munes eft le dartosqui n’eft autre chofe 
qu’un mufcle fort mince, qui prend 
railïance des os pubis, tapiffe la fur- 
face intérieure de la peau du fcrotum, 
& étant parvenu fous le corps de la 
verge s’adofle avec celui du côté oppo- 
fé , pour former une cloifon qui fepare 
le fcrotum en deux , & qui forme 
parconféquent deux loges propres à 
contenir les tefticules ; lôrfque les fi¬ 
bres charnues qui eompofent ce dartos 
fe mettent en contraéâion , elles font 
nonfeulementrider la peau du fcrotum, 
mais même la rendent plus ferme & ten¬ 
due » moins pendante & ronde & s ! ap- 
prochent du ventre , aufli bien-que les 
ufticules qui fuivent fen mouvements 



au contraire quand il eftbors de contra¬ 
ction , le fcrotum eft moû , pendant, 
j& les tefticules s’allongent. 

La première des membranes propres 
des tefticules fe nomme épitroidc ou 
.cremafter, qui n'eft autre chofe qu’un 
mufcle fort mince qui s’attache à la 
partie fuperieure des os pubis , & qui 
eft une continuation des fibres char¬ 
nues du mufcle oblique interne qui for¬ 
me un fac qui renferme non-feulement 
le corps du tefticule , mais encore les 
Vaiflèaux fpermatiques j fon ufage eft 
de relever les tefticules en haut & de 
comprimer les vaiflèaux ipermariques, 
& par ce moyen obliger les vaiflèaux 
.de charier avec plus de liberté la li¬ 
queur qu’ils contiennent ; la deuxie¬ 
me des membranes propres des tefticu¬ 
les fe nommeépitroideou autrement v âü 
ginale ou gaine des vaiflèaux fperma¬ 
tiques , qui n’eft que la continuation du 
tiflit cellulaire du péritoine qui enve- 
îope les tefticules Sc les vaiflèaux fper¬ 
matiques comme la precedente, c’eft 
dans cette gaine qu’il le forme quelque¬ 
fois des hernies appellées complettes. 

La troiliéme & derniere des mera-: 

I 



9$ . 

bran,es propres des tefticules , eft l J ai- 
bugineufe nommée telle , parce qu’elle 
eft blanche; elle peut.êtreaufli appellée 
la nerveufe ou tendineufe , elle eft fort 
fqlide & très-épaiffe , elle renferme 
la propre fubftance des tefticules à 
laquelle elle eft fort adhérante ; cette 
membrane différé des deux premières 
en ce que celle-ci envelope le corps 
feul du tefticule. 

Les tefticules fervent à féparer du 
fang une ligueur appellée la femence; 
fa fubftance eft un amas de plufieurs 
petits pelotons de filamens grifâtres qui 
s’entrelaffent les uns & les au tres ; char 
que tefticule .donne naiffance à un petit 
corps long appelle épididitne qui ref- 
femble à un vers à foye, il eft couché 
tranfverfallement le long du dos du te¬ 
fticule, la femence filtrée par les te- 
fticules enfile tous .les tuyaux qui com- 
pqfent l’épididime,qui fe réiiniffent en? 
fuite en un commun appelle canal dé¬ 
fèrent qui monte de bas en haut en¬ 
fermé dans tunique vaginale & ac¬ 
compagné des vaifîèauxlpermatiques ; 
ce canal entre enfuite dans la capacité 
; du b as-ventre, en paffant par l’anneau 


du mulele oblique externe, enfuite il 
le réfléchit pour defcendre de hautèn 
bas le long de la partie pofterieure de 
la veflie, en fe croifant avec les ure^* 
teres : enfin étant parvenu au commen¬ 
cement du col de la veille, il cotoye 
les vefileules ferriinales , & fe termine 
à leur extrémité inferieure; leur ufage 
eft de ehafier la femence dans les vefli¬ 
cules. 

Des Fefflcules feminatrés. 

Les veflicules feminaires font deux 
petits facs membraneux fituez oblique-* 
ment à la partie pofterieure du col de 
la veflie & couchés fur le reétum ; Ces 
veflicules font longues ayant un fond 
Sc un col, le fond eft la partie fuperieu- 
re & le col eft l’inferieure » ôc c’eft où 
fe termine le canal défièrent. 

Ces veflicules font compofées de 
plufieurs cellules qui ont toute commu¬ 
nication les unes dans les autres & qui 
àl’exterieur reffèmblent afl'ez bien aux 
circonvolutions des inteftins des petits 
oifeaux ou aux enfraéluofitez du cer¬ 
veau p leur ufage eft de recevoir 6c de 



IOO 

contenir la femence & la garder pouf 
lebefoin. 

Elles ont chacunes un canal excré¬ 
teur appelle éjaculateur qui paffe au 
travers des glandes proftates & qui va 
s’ouvrir au milieu d’une éminence ap¬ 
pelle verumontanum, quelquefois par 
une ouverture commune avec celui du 
côté oppofé i quelquefois par deux ; à 
cette embouchure eft un petit mame¬ 
lon qui empêche que la femence qui eft 
fortie ne puilTe retourner & que l’uri' 
se ne puiffe entrer. 

Des grandes projîates. 

Les grandes proftates font deux glan' 
des conglomérées , firuées au-delTous 
à côté du col de la veille , 8c à la 
racine de la verge; mais proprement.ce 
n’eft qn’un feul corps qui a la relfem- 
blance d’un cœur , leur ufage eft de 
feparer du fang une liqueur que les 
anciens ont pris pour la femence, & 
qui enfile des petits canaux excré¬ 
teurs qui partent de fes glandes & qui 
font au nombre de cinq à fix qui s’ou- 
vrent aux côtés du verumontanum. 



tôt 


Des petites profiates, 

Les petites profitâtes font deux corps 
glanduleux fitués audeflous des grandes 
proftates, on les,nomme proftates in-, 
ferieures, il y en a une de chaque cô¬ 
té , ellesoccupent les côtés du tiffu de 
la verge 8c font deffous 8c entre les ère- 
éleurs 8c accélérateurs , elles fervent 
à feparer du fang une liqueur claire , 
leur canal excreteur s’ouvre dans le ca¬ 
nal de l’uretre. 

L’ufage de la liqueur filtrée par les 
grandes 8c petites proftates , eft pour 
enduir ÔC lubrefier le canal de l’uretre » 
8c par ce moyen empêcher que les fels 
de l’urine nepuiflènt y faire imprefllon» 

De la verge. 

La verge eft une partie ronde plus 
ôu moins longue 8c plus ou moins grof- 
fe, elle eft fpongieufe 8c fituée au-def- 
fous du pubis ou elle eft adhérante 
principalement par un ligamenr à ref- 
fort qui lorfque la verge fe gonfle la 
fait battre fur le ventre. 



On divife ia^v'erge en fa racine qu» 
s’attache aUx os pubis, en fori corps ôc 
en fa tête appellée le gland ou balamr <* 

Le corps delà verge s’étend depuis fa 
racine jufqu’au gland; ce corps fe divife 
en partie/uperieure appellée le dos , en 
inferieure appellée l’uretre & en par¬ 
tie iatefale appellée les corps caverneux 
qui à la racine de la verge produifent 
deux avances, qui s’attachent à la par* 
tie interne de la tuberofité de l’ifchium, 
& au pubis jufqu’à la fimphife & fe 
réunifient enfemble pour former le 
corps de la verge. 

Les corps caverneux ne font autre 
chofe qu’un amas de petites cellules 
membraneufes qui ont toutes commu¬ 
nication les unes dans les autres, 6c qui 
font recouvertes d’une membrane forte 
6c tendineufe , elles font féparées l’une 
de l’autre par une cloifon tendineufe t 
formée par des filets qui laiflenr des 
réparations pour leur communication# 

Les corps caverneux à leur partie 
pofterieure forment par leur réunion 
une goutiere deftinée à loger l’uretre j 
qui eft un canal qui s’étend depuis le 
col de la vefiie jufqu’à l’extremité de la 


10 ? 

Tinc au dehors 8c la femence dans lé 
matrice. 

L’uretre dans toute fa longueur eft 
Ipongieufe de même que le corps de la 
verge. 

A l'extremité de la verge eft une 
éminence en forme de tête appellée le 
gland qui eft auffi fpongieux , 8c d’un 
fentiment fort exquis, il contient dans 
fon milieu l’extremité de l’uretre. 

On divife le gland en fa baze 8c en fa 
pointe. 

La pointe eft la partie la plus étroite* 
où eft l'ouverture de. l’uretre; la baze 
eft la partie la plus large 8c qu’on ap¬ 
pelle couronnement. 

Entre le gland 8c le corps de la ver¬ 
ge eft une partie étroite appellée le col 
du gland. 

Le gland eft recouvert de la même 
peau qui recouvre la verge 8c qui fe 
redouble en cet endroit , on l’appelle 
le prepuce, il a un ligament qui s’at¬ 
tache à la partie pofterieure du gland 
appellée le frin ou le filet. 

La verge reçoit les nerfs des facrées, 
8c fes arteres lui viennent des honteu- 
fes 8c deshipogaftriques , 8c fes veines 



io4 

Retournent dans les veines du menât! 
nom. 

t>esparties de la generatïsn de la femme* 

Les parties de la femme deftinées à 
la génération font diftinguées en inter¬ 
nes 8t externes. 

Les externes font celles' qui peuvent 
être vües facilement fans le fecours 
d’aucune préparation. 

Les parties externes font le mont de 
Venus ou la motte , la vulve ou la 
grande fente , les grandes levres , les 
nimphes ou petites levres * le clitoris 
& fon prepuce, l’ouverture del’uretre, 
l’himen dans les filles les caroncules 
mirtiformes dans les femmes , l’ou¬ 
verture du vagin ou l’orifice externe de 
la matrice , la fourchette- & la folié 
naviculaire ; des parties internes , 
les unes fervent à. contenir la matiè¬ 
re de la génération, telles font les ovai¬ 
res ou tefticules féminines qui renfer¬ 
ment les œufs; les autres fervent à con¬ 
duire l’œuf comme les trompes de fal- 
lope, les autres à le recevoir & le gar- 



- î0 ? 
üer pour un teins comme la matrice ÿ 
les autres à lui 1 donner iffue comme 
le vagin 8c à donner entrée à la ver¬ 
ge dans les approthemens i on divife 
encore les parties de la génération 
de la femme en communes 8c en 
propres , les communes fe trouvent 
dans l’un & dans l’autre fexe ; fça- 
voir , comme- les vaiffeaux fpermaa- 
ques, les tefticüies appellées ovaires 
à la femme ; les propres font la matri¬ 
ce 8c fes dépendances. 

Le la Motte. 

La première des parties externes de 
la femme eft la motte ou le mont de 
Venus qui eft une éminence à i’endroic 
du pubis garnie de poil environ l’àgc 
convenable à la génération 8c fous la¬ 
quelle eft une grande quantité de graiffe 
lôrfque la femme eft dans un embon¬ 
point , qui empêche que dans les ap¬ 
proches , les parties de l’un ôc de l’au¬ 
tre fexe ne foient bleffées. 

Au deffous de la motte 8c entre les 
cuifles fe trouve les deux grandes le- 



ioé. 

fies qui prennent naifîance de la fin 
de la motte, & qui vont finir au def- 
fous du vagin ou au periné. 

Les grandes levres font formées de 
la peau qui fe réfléchit en dedans . dans 
leur épaifïeur il ÿ a de la graifle , ce 
qui les rend élevées * la face externe 
de ces levres eft garnie de quelque poil 
& l’interne eft fenfible & fans poil. 

En écartant un peu les deux grandes 
levres on apperçoit une fente app'elléé 
la vulve qui commence où finit la mot-* 
te & fe termine jufqu’au commence¬ 
ment du periné. 

Au milieu de cette fente fe trouvé 
deux autres éminences appellées peti¬ 
tes levres , ou les nimphes qui font re¬ 
couvertes de la peau qui fe réfléchit ; . 
elles font fpongieufes , & par confe-' 
quent capables de fe gonfler ; elles font 
beaucoup plus petites que les prece¬ 
dentes , & reflemblent aflez bien à la 
crête des eocqs qui pend fous leur bec* 

Au deflus des nimphes & à la partie 
fuperieure de la vulve ou de la fente 
eft une éminence fpongieufe appellée 
clitoris qui eft en forme de tête ou de 




■107 

gland, dont la longueur n’eft pas dé? 
•terminée. 

Le clitoris a deux jambes qui s’atta¬ 
chent à la partie interne Sc inferieure de 
.chaque os ifchium, & qui fe conti¬ 
nuent jufqu’à la fimphifé des os pubis ; 
,on l’appelle encore la vergeféminine, il 
fe gonfle aufli fréquemment que la 
Verge de l’homme & particulièrement 
dans le-temps des approches '; le clitoris 
ou le gland eft recouvert, auffi-bieu 
que celui de l’homme de la peau r^g 
doublée appellée prepuçe ; outre cela 
il-y a quatre mufcles dont il fera parlé 
.dans la miologie. 

Au deffous du clitoris en écartant un 
;peu les nymphes , on apperçoit l’ou¬ 
verture de l’uretre, deftinée pour don¬ 
ner iflue à furine; fon canal différé de 
celui de l’homme, en ce qu'il eft en 
droite ligne , 8c celui de l’homme eft 
tortueux. 

Au-deffous de l’ouverture de l’uretre 
eft l’ouven-ure du vagin appellée orifi¬ 
ce externe de la matrice, qui dans les 
filles viergeseft bordé, 8e prefqùe ferr 
mé quelquefois par une membrane eu- 



io8 

Æulfiire appellée himen qui laiflè uflff 
ouverture fuffifante.pour lepalîàge des 
pienftrues ; mais lorfque cette mem¬ 
brane eft déchirée par les approches du 
mâle , .elle forme des éminences appel- 
lées caronçulles mirtiformes qui font 
quelquefois quatre : entre le conduit 
,de l’uretre& cetaiduvagin fe rencon¬ 
trent deux glandes appellées proftates 
,d’où partent des petits tuyaux excré¬ 
teurs appeliez lacunes qui vont s’ouvrir 
dansl’urette , cette liqueur eft deflinee . 
à toujours tenir ,ce canal lubrefié ; au- 
jdeffous du vagin eft la fofte naviculaire 
bornée par la fourchette. 

Z>« vagin. 

La ie. des parties internes de îa ge J 
neration de la femme eft le vagin autre? 
ment appelle le col de la matrice qui 
eft un canal qui a deux orifices, dont 
l’un eft interne qui fe trouve à la par¬ 
tie la plus étroite du corps de la matri¬ 
ce , & l’autre eft externe qui fait cette 
ouverture que nous apperçevons entre 
les grandes & petites levres. 

Le vagin eft fitué entre le col de la 
veftie 



109 

veflie & le reéhim où il eft attaché par 
des productions du péritoine , il eft 
compofé de trois membranes ; la pre¬ 
mière & interne qui eft nerveufe eft 
garnie d’une grande quantité de rides; 
cette membrane eft garnie d’une gran¬ 
de quantité de glandes qui fervent à fe- 
parer du fang une liqueur qui eft portée 
par des canaux excréteurs dans le va¬ 
gin afin de rhumeâer. 

La deuxième membrane eft charnue 
& compof-e de deux differens plans de 
fibres , dont les unes font longitudi¬ 
nales, quand elles fe mettent en contra’ 
dtion , elles agrandirent le vagin pour 
recevoir la verge avec plus d’aifance 
& pour donner une ifïue plus libre à 
l'enfant ; lorfque les fibres circulaires 
agifient elles reflerrent le vagin , re¬ 
tiennent la verge , & quand l’enfant 
eft forti, comme il eft obligé de fe dila¬ 
ter confiderablement, elles le retrecif- 
fent. 

La troifiéme & derniere des membra¬ 
nes & la plus extérieure,eft celle qui lui 
vient du péritoine. 

K 



na 


Ve U Matrice. 

La Matrice eft confiderée comme un 
mufcle creux deftiné a loger le fœtus 
& lui donner fa nourriture. 

Elle eft fituée dans la région hypo* 
gaftiique entre le reétum & la velîie; 
fa figure eft triangulaire , fa grandeur 
eft differente fuivant les differens âges, 
& les differens états où fe trouve la 
femme 7 ; elle ëft compofée de deux 
membranes, l’une qui eft externe qui 
vient du péritoine , & l’autre qui eft 
interne & fort épaiffe compofée^de 
trois plans de fibres ; fçavoir, de droi¬ 
tes , de circulaires & d’obliques, les¬ 
quelles fibres dans le tems que l’enfant 
eft contenu dans la matrice & à mefure 
qu’il grolïït, font obligez de s’étendre 
fi confiderablement que la matrice en 
cfevient quelquefois très-mince. 

Lorfque les fibres longitudinales agit 
fent elles dilatent la cavité pour.conte- 
tiir l’enfant ; lorfque les circulaires & 
les obliques agiflent elles refferrent la 
matrice & fervent à donner non-feule¬ 
ment une iffuë plus libre à l’enfant » 


mais encore après fa fortie elles la refi- 
ferrent pour la faire revenir dans fon 
premier état. On y confidere fon fond 
& fon col ï fon fond eft la partie la 
plus large , & fon col eft la partie la 
plus étroite où fe trouve l’orifice inter¬ 
ne de la matrice , à la circonférence 
duquel eft Un bourlet, c’eft ce bourlec 
difparu qui nous fait dire dans te tems 
de l’accouchement que l’enfant eft au 
couronnement , lorsqu’il a paffé la tête; 
à fa circonférence eft un nombre infini 
de petites glandes qui fervent à l’epa- 
rer du fang une liqueur mucilagineufe 
pour l’humeéter ; la partie la plus large 
de la matrice eft appellée fon fond 8c 
eft deftinée à contenir dans fon efpace 
intérieur le foetus , fon délivre 8c fon 
cordon. 

Les parties latérales font appellées 
les cornes, dont l’une eft à droite & 
l’autre à gauche , c’eft ce qui répond 
aux trompes de fallope qui font deux 
canaux qui à mefure qu’ils s’éloignent 
de la matrice augmentent de volume 8c 
forment ce que nous appelions le mor¬ 
ceau déchiré qui s’applique fur la par¬ 
tie externe de l’ovaire 8c 1e comprime r 



112 

l’œuf qui eft le plus fécond eft obligé 
après avoir été pénétré de l’efprit femi- 
nale de s’en détacher ôc de tomber 
eufuite dans l’une des trompes qui 
le conduit dans la matrice pour y rece¬ 
voir fon accroiffement. 

Les ovaires ou tefticules fe trouvent 
à quelque diftance de la matrice. 

Les ligamens de la matrice font au 
nombre de quatre, on appelle les deux 
premiers ligamens larges, ils s’attachent 
à toute la circonférence interne des os 
des ifles & s’implantent à toute la par¬ 
tie latérale de la matrice ; ils font Sem¬ 
blables aux aîles de chauve-fouris ; les 
deux autres font appeliez ligamens 
ronds , qui s’attachent aux cornes delà 
matrice ; ils font fitués fous les larges, 
paflent par les anneaux des mufcles 
obliques externes du bas - ventre 8c 
viennent enfuite s’épanouir à la partie 
Supérieure 3t externe des os pubis où 
ils s’attachent, & dans les grailles qui 
forment la motte. 

Les arteres Spermatiques Sortent cotr * 
me à l’homme de l’aorte au-delîous des 
émulgentes , elles vont fe diftribuer 
non-feulement aux tefticules , mais 



tïj 

auffi à la matrice, & ne portent que 
le fang deftiné pour la nourriture , car 
dans les femmes les tefticules ne con¬ 
tiennent que des œufs , & ne filtrent 
point de femence. 

Le fang qui n’a pu être employé re¬ 
vient par les veines fpermatiques qui 
fe vont rendre ; fç avoir, celle du côté 
droit dans la veine cave , & celle du 
côté gauche dans l’émulgente, pour la 
raifon qui a été dite en parlant des par¬ 
ties de la génération de l’homme. 

Les nerfs viennent des lombaires & 
accompagnent la veine & l’arterejil faut 
obferver que les tefticules de la femme 
font fi tuées dans le ventre, les vaiffeaux 
fpermatiques'ne pafient point dans les 
anneaux des mufcles obliques externes 
comme aux hommes à qui les tefticules 
font hors du ventre. 

De la Poitrine. 

La poitrine ou thorax eft une cavité 
deftinée pour renfermer le cœur, les 
poulmons, les gros vaiffeaux & leurs 
dépendances. 

On la divife en fes régions Sc en fes 
parties, les régions font quatre; fça- 
Voir l'anterieure, appellée proprement 

K iij 



H4 

la poitrine , la pofterieure appellée I© 
dos, & les latérales appellées les côtes,, 
les parties font contenantes & conte¬ 
nues ; les contenantes font communes 
& propres ; les communes font com¬ 
me la peau , la graille , dont il a été 
parlé ailleurs; les propres font offeufes r 
glandineufes , cartilagineufes., char¬ 
nues, tendineufes & membraneufes : des 
parties contenues, les unes fervent à 
larefpiration , comme lespoulmons& 
leurs bronches » les autres à la circula¬ 
tion du lang,, comme le cœur & fes 
vaiffeaux, les autres à conduire les ali- 
mens dans l’eftomac, comme l’œfopha- 
ge ; enfin à conduire le chille ou dans 
la jugulaire ou dans l’axillaire, comme 
le canal taracbique. 

Des Mammelles. 

Les mammelles font ou appartenan¬ 
tes à l’homme , ou appartenantes à la 
femme ; appartenantes à l’homme , ce 
font deux éminences plus ou moins éle¬ 
vées fuivant fan embonpoint, & dont 
la graifle y domine le plus ; comme ap¬ 
partenantes à la femme , ce font deux 
éminences plus ou moins grofles'iSc éle¬ 
vées fuivant l’âge & les. differens états, 
eù elle fe trouve,&plus ou moins fermes; 


n y 

& quoique la graille y: domine le plu? T 
comme dans l’homme, on y obferve des 
glandes; les mammelles font fituées à la 
partie moyenne , anterieure 8c latérale 
de la poitrine pofées fur les mufcles pe- 
dloraux. 

Les mammelles fe divifent en la 
ma<îftnell’e qui en eft iabaze -, 8c en fon 
mammellon qui en eft la pointe, ôcqui 
eft environné d’un cercle brun appelle 
le co-rps rayonné ou le cercle mammil- 
laire ou l’areole ; il vient aux manv- 
melles des arteres appellées mammai¬ 
res 8c torachiques , qui portent non- 
feulement le fangdeftiné pour l'a nour¬ 
riture des mammelles , mais encore la 
matière du l'ait, afin que les glandes 
qui s’y trouvent puiflent le feparer. 

Les glandes fervent donc à feparer 
du fang apporté par les arteres ci-def- 
fùs le lait à peu près vers la fin de la 
groffeffe : car dans le commencement 
de la groffefiè , auffi-bienque dans l’in¬ 
tervalle du temps que la femme ri ? efl 
point grofle , les mêmes glandes fepa- 
rent bien du fang une liqueur, mais elle 
eft crue, fansconfiftance 8c claire;.après 
que les glandes ont 'ainfi filtré cette, 
liqueur x elles ont chacune un petit ca- 



ii<S 

nal excreteur qui eft deftiné à la eha- 
rier dans une efpece de cavité appellée 
le refervoir du lait ou le finus laiteux, 
qui eft fitué entre les glandes & le ma» 
mellon j de ce refervoir ou finus il en 
part d’autres canaux qui font au nom¬ 
bre de feptou huit, & qui viennent fe 
terminer au mamellon, ce qui fait que 
la liqueur qui en fort femble partir com¬ 
me d’un arrofoir, le fang qui n’a pû être 
employé , tant pour la nourriture des 
mammelles que pour la filtration du 
lait eft repris par des veines du même 
nom. 

Les nerfs qui viennent fe diftribuer 
aux mammelles, viennent des toracht- 
ques ou des nerfs dorfaux. 

De la Plevre. 

Toute la furface interne de la poi¬ 
trine eft tapifTée d’une membrane ap¬ 
pellée la plevre, qui fait une des par¬ 
ties contenantes propres que nous avons 
mis au rang des membraneufes j. cette 
membrane extérieurement eft inégale 
pour s’attacher plus facilement aux 
mufcles intercoftaux , au diaphrag* 




ii7 

me , au fternum , aux vertebres dis 
dos , aux côtes , & à leurs cartila¬ 
ge ; au contraire fa furface interne eft 
polie pour ne point blefler les poul- 
mons dans leurs mouvemens, elle pro¬ 
duit une envelope commune aux par¬ 
ties qui font renfermées dans la poi¬ 
trine ; elle fe réfléchit par fa partie fu- 
perieure à l’endroit du paflage de l’œ- 
fophage , de la trachée artere , de 
l’aorte fuperieure , de la veine cave 
fuperieure, par fa partie inferieure à 
l’endroit du paflage de l’œfophage ÔC 
de la veine cave , les arteres lui vien¬ 
nent des intercoftales , les veines rap¬ 
portent le fuperflus du fang dans l’a- 
figos qui le reporte dans la veine ca¬ 
ve , les nerfs lui viennent des dorfa-, 
les. 

Du Mediajlin. 

Le MediafHn fepare la poitrine en 
deux cavités , en s’étendant longitudi¬ 
nalement depuis la partie fuperieure 
jufqu’à l’inferieure, il cft formé par 
l'ado (Terrien t de la plevre, tant du côté 
droit que du gauche qui étant joint en- 



femble tout le long des vertébrés du 
dos 8c étant parvenue à la partie pofte- 
rieure du péricarde fe. feparent l’une 
de l’autre pour-s’attacher aux parties 
latérales du péricarde jufqu’à fa partie 
moyenne 8c anterieure où elles fe réu¬ 
nifient enfemble de rechef pour s’aller 
attacher au flernum dans toute fa lon¬ 
gueur ; il faut obferver que le media- 
ltin s’incline du côté gauche à la par¬ 
tie inferieure du fternum , au contrai¬ 
re à fa partie fuperieure il fe trouve 
au milieu , fon ufage eft non feule¬ 
ment de feparer la poitrine en deux, 
mais encore pour empêcher que la ma¬ 
ladie du poulmon ne fe puifTe commu¬ 
niquer à l’autre,qu’un poulmon nepuif- 
fe s’affaifer fur l’autre , 8c qu’un épan¬ 
chement d’un côté ne paffe dans l’autre; 
de plus elle fert à tenir le péricarde auf- 
{ibien que le diaphragme dans uneef- 
pece d’équilibre, les arteres lui vien¬ 
nent des mammaires internes 8c des 
diaphragmatiques , les veines portent 
le refidu du fang dans les veines du 
même nom que les arteres : outre ces 
vaiffeaux qui font communs, elle a en¬ 
core une artere particulière appelles 



ïï<? 

mediaftine qui vient de l’aorte & une 
veine du même nom qui ;va à la veine 
cave ,; cette artere Ôc cette veine fe 
trouvent regner dans fa longueur par¬ 
tie anterieure, les nerfs lut viennent 
du plexus cardiaque. 

De la Glande timique. 

Les glandes timiques ont deux corps 
fituez à la partie fuperieure du media-: 
ftin , à l’endroit où l’aorte & la veine 
cave fe divifent en fouclaviere ; ces 
glandes font plus confiderables au fœ¬ 
tus qu’à l’adulte à qui elles difparoif- 
fent, pour ainfi dire , à mefure qu’il 
avance en âge : on ne peut leur donner 
un ufage alluré parce qu’on n’y trou¬ 
ve aucun canal excreteur, cependant 
dans les enfans elles doivent avoir un 
ufage ; enfin fi elles fervent à filtrer une 
liqueur,il y a apparence de croire qu’el¬ 
le va fe décharger dans la fouclaviere 
pour fe mêler avec le fang. 

Les arteres viennent des carotides J 
les veines vont aux jugulaires 8t les 
nerfs viennent de la paire vague ou 
huitième paire. 



S 20 

Da péricarde. 

La deuxième des parties contenan¬ 
tes propres de la poitrine, & qui eft 
mife au rang des membraneufes , eft 
le péricarde qui eft une poche deffinée 
pour renfermer le cœur non pas me- 
diatement puifqu’il lui laiffe un ef- 
pace capable de pouvoir lui laifîèr là li¬ 
berté de fes mouvemens. 

Il eft compofé de deux membranes 
dont l’exterieur lui vient du mediaftini 
& l’interne eft celle qui lui eft propre; 
l’interieur de ce fac eft poli, afin que le 
cœur dans fes mouvemens continuels 
ne puifîe êtrefroifle ni blefle, outre ce¬ 
la elle fe trouve toûjours humide & 
lubrifiée , ce qui ne vient que parce 
qu’il y a des glandes qui filtrent une li¬ 
queur capable de pouvoir caufer cette 
lubrcfaétion , afin que le cœur dans 
fes mouvemens ne puifte être inter¬ 
rompu , ce qui n’auroit pas manqué 
d’arriver fi elle avoir été deflechée; cet¬ 
te poche par fa partie fuperieure fe 
réfléchit à l’endroit de l’aorte, de l’ar- 
îerepoulmonaire, de la veine cave fil' 
perieure 



tn 

ferieure des veines du poüîmon, Sc 
de la veine cave inferieure , la partie 
^inferieure de cette poche eft fortement 
adhérante au centre nerveux du dia¬ 
phragme. 

Les arteres viennent des fphrcni- 
que , autrement appeliez diaphra¬ 
gmatiques , outre cela elle a, une arte-r 
re particulière appelle'e pericardine, le 
fang qui ne peuc fervir à fa nourriture 
va le de'gorger dans les veines du même 
nom , les nerfs lui viennent -de la paire 
vague. 

Du Cœur, 

A l’ouverture du péricarde on ap- 
perçoit le cœur qui eft une des plus 
nobles parties du corps , puifque c’eft 
à fon occafion que toutes les autres 
joüiffent d’une vie commune avec lui , 
ce qui a fait dire qu’il étoit le premier 
vivant & le dernier mourant. 

Le cœur n’eft autre chofe qu’un 
mufcle creux, mais beaucoup plus fo- 
lide & plus ferme que les autres muf- 
cles de notre corps , & ^ui fait un 
mouvement continuel , que nous ne< 
pouvons en aucune maniéré inter® 


Î12 

rompre, & auquel on a donné le nofls 
d’involontaire , parce qu’il ne dépend 
pas de la volonté. 

Le coeur eft fitué au milieu de la 
poitrine entre les deux lobes du poul- 
rnon , Ôe enfermé dans cette poche 
membraneufe que nous avons appelle 
péricarde ; fa figure reftèmble fuivant 
les uns à une pomme de pin, fuivant 
les autres à une piramide renverfée, & 
fuivant les autres à un cône ; il eft fuf- 
pendu par le moyen des vaiffeaux fan- 
guins qui en partent & qui y vont, on 
y confidere fa bafe, fa pointe & fes deux 
faces ; fa baze eft la partie fuperieure 
qui eft la plus large où font fituez , les 
vaiffeaux Ôt qui occupent le milieu de 
la poitrine ; fa pointe eft la partie in¬ 
ferieure qui eft la plus étroite & un peu 
inclinée du coté gauche ; de fes deux 
faces l’une eft anterieure & plus ap- 
platie , & l’autre pofterieure & plus a- 
rondie ; les fibres charnues qui compo- 
fent le cœur font envelopées d’une 
membrane qui eft particulière & dans 
l’épaiffeur de la quelle rampent les vaif¬ 
feaux qui font deftinez pour fa nourri-; 
turc, c’eft-à-dire la yeine & l’arterç 


coronaire , on confidere en particulier 
au cœur fes oreillettesles ventricules , 
fes vaifTeaux , Tes valvules , fon fep- 
tum medium , les colonnes charnues, 
eu les pilliérs des valvules . Tes fibres' » 
& enfin fes mouvemens. 

Ses oreillettes font deux, une de chi¬ 
que côté fitu'ée à la bafe du cœur ; leur 
figure eft à peu près triangulaire quand 
elles font pleines , elles font polies en de 
hors, inégales en dedans; ékleur mou¬ 
vement eft oppofé à celui des ventricu¬ 
les ; car quand les oreillettes fe dilatent 
pour recevoir le fang , lès ventricules 
qui ont reçu celui qui leur eft venu au¬ 
paravant fe contrarient , ôc après s’être 
contrariez Ôt refferrez pour chafTer le 
fang, fè dilatent enfuite pour recevoir 
celui qui vient des oreillettes qui pour 
lors fe contrarient ; kur grandeur n’eft 
point égale, car celle du côté droit eft 
plus grande que celle du côté gauche 8c 
les vaifTeaux qu’elles reçoivent font 
aufli difîerens par rapport à leur fi- 
tuation, car celle du côté droit donne 
entrée au&deUx veines caves 3 & celle du. 
côté gauche aux veines du poulmon ; de 
plus le fang qui y vient eft de differente' 




324 

■Mature j car l’oreillette droite reçoit tiB 
fang dénué des particules neceflàires 
pour nourrir les autres parties ; au con¬ 
traire le gauche reçoit un fang qui â 
toutes les qualitez propres à nourrir. 

Les deux ventricules font deux cavi- 
tez que l’on a diftingué en droit & 
engauche a mais mal-à-propos, puif- 
que celui que l’on appelle droit eft 
anterieur , ôc celui que l’on appelle 
gauche eft pofterieur. 

Le ventricule droit ou anterieur eft 
plus large, moins épais & plus court 
que le pofterieur ; mais en recompenfe 
le pofterieur ou gauche eft plus long < 
plus étroit & plus épais , on remarque 
quantité de fibres qui fe uaverfent les 
unes & les autres ; outre cela, 8c par¬ 
ticulièrement dans les ventricules on y 
remarque despetites colonnes charnues» 
fies extremitez defquelles partent plu- 
fieufs filets qui vont fe terminer en s’é-: 
cartant les uns de autres aux valvules. 

Des valvules les unes appartiennent 
aux ventricules 8c les autres aux vaif- 
feaux , 8c il y en a une particulière qui- 
appartient à l’oreillette droite. 

Les valvules qui appartiennent au* 


♦tlimcules font nommées friglochi- 
ftes, elles font attachées par des petit* 
filets aux colonnes charnues des ven¬ 
tricules ; les valvules du ventricule 
anterieur font trois, & fe trouvent à 
l’embouchure de l’oreillette » mais elle* 
font fituées de façon qu’ellespermettent 
âu fang qui vient de l’oreillette 
droite de tomber dans le ventricule 
& l’empêchent de pouvoir retourner 
dans l’oreillette en fermant l'embou¬ 
chure. 

Le ventricule gauche ou pofterieur 
a deux valvules qui font fituées de 
même & qui ont même ufage que les 
precedentes. 

Les valvules qui appartiennent aux. 
vaiffeaux font au nombre de fix ; fça- 
voir , trois à l’entrée de l’àrtere pul¬ 
monaire , Se trois à l’entrée de l’aorte 
aufquelles on a donné le nom de fig- 
moide à caufe qu’elles ont à peu près 
la figure de la lettre grecque fignuï 
elles font fituées de- maniéré que leur 
fond'? regardé chacun des ventricu¬ 
les , ce qui permet au fang d’en pou¬ 
voir fortir, & leur cavité regarde le 
haut, ce-qui fait que quand le fang dk 



nS 

palïe'e dans une des arteres , s’il veut ré¬ 
trograder fur fes pas , il fe loge dans 
les cavitez , ferme les valvules & les» 
approche les unes des autres ; nous re- 
marquons une valvule fltuée à l’em¬ 
bouchure de la veine cave inferieure 
dans l’oreillette droite à qui on a don¬ 
né le nom de l’Auteur qui l’a décou¬ 
verte,ce qui fait qu’on l’appelle valvule 
d’Huftache, ôcfuivant quelques-uns le 
confluant ; fon ufage eft d’empêcher 
que la colonne du fan g qui vient de la 
veine cave fuperieure ne puiffe tomber 
fur celle qui vient de l’inferieur , & 
qui par confequcnt entre dans le ven¬ 
tricule anterieur ou droit ; les deux 
oreillettes 8c les deux ventricules font 
feparées l’une de l’autre par une cloifoff 
appellée feptum medium ou cloifon 
mitoyenne ; elle efl formée par l’adof- 
fement de ce qui forme les deux ventri¬ 
cules & les deux oreillettes , & il faut 
remarquer que la portion de cette 
cloifon qui fépare les deux ventricu¬ 
les , efl épaiffe ; au contraire l’autre 
portion qui fépare les deux oreillettes 
«fl très-mince 8c dans le fœtus a ua 
frou nommé orale» 


iiy 

Le cœur eft compofé de trois difïé* 
rens plans de fibres, les extérieurs font 
longitudinales & vont de la bafe à la 
pointe , les autres font circulaires qui 
font moyens en fituation & font le 
tour du cœur ; enfin les plus internes 
font les' fpirales qui vont fpiralement 
de la bafe à la pointe où étant parve¬ 
nus , ils s’entrecroifent en maniéré de 
huit de chiffre , pour enfuite retourner 
de la pointe à la bafe auflï fpiralement» 

Le cœur a deux fortes de mouve- 
mens , fçavoir de dilatation , appellé 
'diaftole , & de contraction appellé fîf- 
tole ; entre ces deux mouvemens on 
veut que le cœur faffe une pofe appela 
■lée perififtole» 

J>u Ltnnx, 

Le ïarinx eft une éminence fituêff 
au fond de la bouche & à la partie fu«r 
perieure de la trachée artere , lui fer- 
vant pour ainfi dire de tête , il eftcom>* 
pofé de plufieurs cartilages dont les 
deux premiers font appeliez tiroydes 
qui font plats , & qui étant unis 
enfemble par leur .partie anterieure 3 



123 

forment cette éminence appelles la 
pomme d'Adam ; de plus ils fourniflefit 
en dedans une cavité qui loge- les au¬ 
tres cartilages. 

Le troifiéme dés cartilages eft lé 
cricoïde « il eft fitué au-deflous de tous 
les autres, leur fervant pour ainfidire 
de bafe , il eft plus large dans la par¬ 
tiepofterieure que dans l’anterieure où 
il eflrtrès-étroit. 

Le quatrième & cinquième dès 
cartilages- font les deutf aritenoides , 
lorfqu’ils font joints tous les deux eif- 
femble ils reprefentent afTezbien le bec 
d’une aiguiere ils font fitués dans la 
concavité des deux tiroïdes, faifant là 
partie fuperieure du larinx ; l’ouverture 
du larinx fe nomme la glotte- ; on f 
ebferve un petit enforicement de cha¬ 
que côté où il fe loge quelquefois quel¬ 
ques mies de pain ou quelque goutte de 
liqueur, ce qui fait que nous touflbas 
jufqu'à ce qu’elles en foient forties , le 
dernier des cartilages eft l’épiglotte: 
on lappelle-ainfi , parce qu’il 1 eft fitué 
fur la glotte j fa figure approche allez 
bien d’une petite feuille de lierre, il 
bouche exaélemçnt Centrée du larinx # 


tïpr 

f our empêcher que dans le temps de là 
déglutition , il ri’y entre dealimens ôc 
des liqueurs qui en palîant abaifîènt cet¬ 
te valvule, ils font parconfequent obli-, 
gés de prendre la route du pharinx. 

De U Trachée Altère. 

La trachée arteré efl un canal qui com* 
mence au-ddTous du caTtilage tiroïde 
ou annullaire 8c finit aux bronches qui 
font la divifion du canal, il éft en 
partie cartilagineux 8c en partie mem- 
braneux;les cartilages qui le compofent 
ne font point tout-à-fait circulaires, car 
à fa partie pofterièureil efl? tout-à-faic-' 
membraneux & forme un enfonce¬ 
ment ou goutiere deftinée pour don» 
ner plus de liberté à l’œfophage de fe 
dilater dans le tenus de la déglutition^ 
ees cartilages reffemblent allez bien à 
la lettre c , ils font un peu éloignés les 
uns des autres, 8c cet intervalle effc 
occupé par des membranes ÿ Ce canal 
fait partie de la gorge, il eft fitué à 1» 
partie anterieure de l’œfopbager 

La trachée artere après avoir parcouru' 

1 la partie anterieure du col, elle entre 



dans là poitrine par deffous les veinés Sé 
arteres fouclaviefes, entre les carotides 
internes & les jugulaires & couchée fur 
les premières 1 vertébrés du dos jufqu’à 
environ la quatrième où elle fedivifeeu 
deux branches, qui fe diftribuent enfuite 
ën un grand nombre d'autres* 

Dés Bronche?. 

Les bronches qü'i font la divifiûn de la 
trachée artere s’inclinant du côté droit 
8c du coté gauche , entrent dans la fubf 
tance de chaque poulmon oiv elles fe di- 
vifent en d’autres branches plus petites 
qui deviennent enfin imperceptibles ,' 
puifque leur fin s'épanouit pour for¬ 
mer les veflicules du poulmon , les 
cartilages qui' té compofent font cireur 
kires & éloignés un peu les uns de* 
autres pat des membranes* 

Des Poulmns . 

LeS poulmonsfont deux vifcéreS def- 
tinés non feulement à la refpiration » 
mais encore pour perfeétionner le fangV 
üs ont chacun deux lobes y dont l’u* 



I$î 

eccupe le côté droit & l’autre le côte 
gauche j chacun de ces lobes fe divife 
en d’autres , fç avoir le lobe droit fe 
divife en trois , & le gauche en deux , 
les lobes font convexes du côté des cô¬ 
tes Ôc caves du côté du cœur ; leur cou¬ 
leur eft d’un rouge pâle & marbré , 
ils font attachés, fçavoir au fternum , 
& aux vertèbres du dos par le mediaf- 
tin, au col par la trachée artere^u cœur 
par leurs vaifîèaux, & par accident à la 
plevre ; leur fubftance eft fpongieufe , 
leur figure reflèmble à peu prèsà ua 
pied de bœuf. 

Ils font compofés.de veines & d’arte- 
res, de bronches, de cellules ou veflicu- 
les, & des vaiffeaux limphatiques ; les 
yefficules qui compofentlepoulmon né 
font autre chofe que des petits facs 
membraneux 3 qui ont tous communi¬ 
cation les uns dans les autres , ôc qui 
font de differente figure. 

tes poulmons ont deuxmouvemens , 
l’ua de dilatation, qui eft quand l’air 
entre , que nous appelions infpiration , 
& l’autre au contraire,quand l’air fort, 
qu’on appelle expiration ; lés arteres & 
veines du poulmon fqnt communes ÔC 
propres. 



*§* 

Les communes font les deux artera* 
& les deux veines pulmonaires , les ar- 
teres prennent naiflànce du tronc pul¬ 
monaire , qui part du .ventricule an¬ 
terieur du coeur , & qui porte aux 
poulinons le fang , afin qu’il puilTe être 
rarifié .par le moyen de .l’air .qijp nous 
refp irons. 

Les deux yeines rapportent dans l’or- 
reillette gauche du cœur le fang. qui a 
efté préparé dans les poulinons . 

L’artere ■& la veine propres aux 
poulmons fe nomment bronchial ou de 
Ruish , parce que c’eflr lui qui l’a dé¬ 
couverte. 

Cette arterefortdela partieSupérieu¬ 
re de l’aorte defeendante j entre dans les 
poulmons, en fui vant toutes, les ramifi¬ 
cations des bronches, ce qpi l’a faitap- 
peller bronchial. 

.La veine fi|it le même chemin , & 
rapporte dans la veine cave le fang. 

Les nerfs des poulmons leur vieil- 
sent de la ..huitième paire., qui fprpie 
le plexus pulmonaire. 


De 




*5 3 

De U Tête. 

La tête eft ce que nous appelions 
ventre fuperieur qui fe divife en partie 
chevelue & en face j fous la partie che¬ 
velue fe rencontre le crâne qui eft une 
boëte ofleufe qui renferme les parties 
deftine'es à la filtration & féparation 
de l’efprit animal- , la face renferme 
les organes des ens, qui font la vue, 
l’oüie , l’odorat, le goût 6c le toucher 
qui eft commun.à tout le corps ; la tête 
fe divife en fes re'gions & en fes par¬ 
ties; de fes re'gions l’une eft anterieure 
appellée finciput ou le devant de la tê¬ 
te ou le front, l’autre eft pofterieure 
appellée occiput, l’une eft fuperiëure 
appellée vertex , l’autre eft inferieure 
appellée fa bafe; enfin les autres font 
latérales nommées les tempes. 

Les parties de la tête font conte¬ 
nantes & contenues y les contenantes 
font communes & propres. 

La première des communes font les 
cheveux , & la deuxième la peau qui 
eft commune à tout le corps dont il a 
été parlé ailleurs ; des parties conte- 
M 



134 

nantes propres, les unes font mufculeu- 
fes comme les mufcles frontaux & oc¬ 
cipitaux dont il fera parlé dans la mio- 
logie y les autres font membraneufes 
comme la pericrâne , la dure 8t la pie- 
mere, les autres font olfeufes comme les 
os du crâne qui compofent la calotte 
dont il fera parlé dans l’ofteologie. 

Les parties contenues dans le crâne 
font le cerveau, le cervelet, la moelle 
allongée, leurs dépendances & le com¬ 
mencement des neuf paires de nerfs. 

Du ÿericrane. 

Le pericrâne eft une membrane qui 
recouvre tout le crâne , à l’exception 
de la place qu’occupe le mufclecrôta-; 
phite où elle palTe par deffus , pour 
s’aller terminer à l’apophife zigomati- 
que ; cette membrane eft fortement, 
unie avec celle que l’on prend pour le 
periofte , de fi on m’en veut croire on 
ne la divifera point, 8c on dira que le; 
pericrâne couvre exactement toute la 
calotte ofleufe , qui étant parvenue au 
mufcle crotaphite , fe divife en deux 
lames i la lame ou dupiicature exter- 





ne paflfe par - délias , & la laffie in¬ 
terne palfe par-deffous ; cette mem¬ 
brane eft compofée de fibres qui font 
fort ferrées 8 c d’un fentimenr fort ex¬ 
quis ; lepericrâne reçoit des arteres des 
carotides externes, lés veines vont aux 
jugulaires externes,& les nerfs viennent 
de la huitième paire du cerveau 8 c de 
la deuxième paire du coL. 

De la Duremere. 

La duremere eft une membrane très- 
forte qui envelope le cerveau , le cer¬ 
velet , la moelle allongée, 8 c accom¬ 
pagne tous les nerfs ; cette membrane 
‘eft fort adhérante à la bafe du crâne , 
auffi-bien qu’aux futures , 8 c fi elle eft 
adhérante à la furface interne des os , 
cela ne vient que par la.communication 
qu’il y a des vaiffeaux fahguins de cet¬ 
te membrane aux ps. 

Cette membrane n’eft qu’un entre¬ 
lacement de fibres tendineufes, fes par¬ 
ties font fes replis ou duplicatures , fés 
alongemens Sc fes linus ; les replis ou 
duplicatures font trois, le premier eft 
celui qui fepare le cerveau en deüx 




tient fur fon. dos le fions- longitudinal 
fuperieur ÿ au tranchant de la faulx fe 
trouve un autre linus appelle longitu¬ 
dinal inferieur. 

Le finus longitudinal fuperieur à la 
fin fe divifeen deux appeliez latéraux, 
le deuxieme replis de la duremere efi 
la tente du cervelet, qui non-feulemenî 
fepare le cerveau d’avec le cervelet, 
mais encore en fervantid’appui au cer¬ 
veau empêche que fa mafle ne puiife 
comprimer le cervelet & empêcher fes 
fondions. 

Le troifiéme & dernier repli de la 
duremere efi: celui qui fepare le cerve¬ 
let en deux lobes & ce repli n’a que très- 
peu d’étendue, ce qui fait qu’on peut 
dire qu’il ne fepare que la portion po* 
ûerieure; des alongemens de la dureme¬ 
re le premier eft celui qui accompagne 
les nerfs dans toute leur étendue, &le 
deuxième efi:celui qui tapifle l’orbite T 
elle reçoitlesarteres des carotides par- 
devant , des vertébrales par derriere;& 
par les côtes de l’artere de la duremere, 
les veines vont fe dégorger dans les fi¬ 
nus les nerfs viennent de la huitième 
paire. 




*37 

De la p'iêtnere. 

La piémere eft une membrane moite 
& déliée & pluà étendue que la dure- 
merc , puifqu’outre qu’elle envelope 
le cerveau , le cervelet & la moelle al¬ 
longée , elle s’enfonce dans toutes les 
infraéluofitez du cerveau. 

Cette membrane eft fort adhérante à 
la faulx, parce que toutes les veines qui 
y rampent, vont fe terminer au finus 
longitudinal fuperieur. 

Du Cerveau. 

Le cerveau eft le principal organe 
des fonâïons animales 8c comprend 
fous lui le cervelet 8e la moelle allon¬ 
gée. 

Le cerveau eft feparé en deux lobes 
par la faulx , il eft eompofé de deux 
fortes de fubftances j la première ëc 
la plus externe eft la corticale ou cen¬ 
drée dint la fupcrficie rcffemble affez 
tien aux circonvolutions des inteftins 
des petits oifeaux , elle filtre l’efprit 
animal ; la deuxieme eft la plus interne, 
M tij 



& l'a-plu s Blanche eft la medulaire qui 
e£t l’amas des canaux excréteurs qui 
contiennent l’efprit animal après a- 
voir coupé la faulx à l’endroit où elle fe 
joint à î’apophife ciftagaly & l’avoir 
renverfé de devant en arriéré on é- 
carte les deux lobes.& on en coupe une: 
portion après quoi on apperçoit entre: 
deux une couche blanche appellée le 
corps calleux qui eft une continuation; 
de la fubftance blanche & qui couvre 
les deux ventricules fuperieurcs; def- 
ISbus le corps calleux & fur fes cotes ft 
trouvent les deux ventricules fuperieuts 
dont la figure reflembie à peu prés; 
à. un croiftant 3 on y trouve très fou- 
vent de la ferofité auflî bien qu’une 
portion du plexus coroi de.. 

Les deux ventricules font ftparées 
lfime de l’autre par une cloifon ap¬ 
pellée feptum lücidum , parce qu’elle 
eft tranfparente ;. cette cloifon eft at¬ 
tachée par fa partie fuperieure au corps 
calleux , & par fon inferieure àla voûte 
a trois pilliersï 

A yant renverfé le corps calleux dé: 
devant en arriéré, on apperçoit la. vour- 
t£. à. trois-gilliers dont deux, fiant par 



TJ9 

fîerieurs Sc un- anterieur ; fou-s cites 
voûte elfc le troiGéme ventricule, ayant 
coupé le pillier anterieur 8c l’ayant 
renverfè de devant en. arriéré conjoinr 
ternent avec les poflerieurs fe fart ap- 
percevoir le troméme ventricule ap- 
•pelle inferieur, & quatre paires d’-émir- 
nences ‘ r à l’entrée de ce troiGéme ven¬ 
tricule eft une fente appellée vulva , à 
eaufe de fa reflèmblance à la vulve ç 
dans le fond de ce ventricule fe trouve 
une ouverture qui fe termine par' un 
conduit appelle infondibulum ou eru- 
tonnoir qui tranfmet la, ferofité des 
ventricules dans la glande pituitaire qui 
lui fert d’entrepôt à l’extremité an¬ 
terieure delà vulve s’apperçoit un gros 
• cordon qui traverfe qu’on nomme Ia> 
barre,des quatre paires d’éminences le£ 
d, ux plus anterieures fe nomment les 
corps canelés revêtus de la fubftance 
cendrée , 8c intérieurement on y trouve 
Un mélange de la blanche Si de la cem- 
drée qui forme des lignes..- 
La deuxième paire d’éminence fe 
nomme les couches de nerfs optiques, 
qui prefententexterieurementune fuh~ 
fiance blanche. 



14» 

La troifiéme paire d’émincnce fc 
nomme nates par leur figure retfem- 
blante à des felfes -, & enfin la quatriè¬ 
me paire fe nomme têtes , parce qu’elle 
refiemble à des tcftic-ules ; defibus 8c 
entre ces deux dernieres paires d’émir 
•nence eft un conduit appelle l’aqueduc 
ou canal de communication, parce qu’il 
va du quatrième ventricule au troifié¬ 
me, fon embouchure qui regarde le' 
troifiéme ventricule fe nomme l’anus, 
& la voûte de ce conduit formé par 
l’union des nates 6c têtes eft ce que 
quelque-uns ont appelle mal-à-propos 
le pont de varolle; entre les éminences 
nates ôc les couches des nerfs optiques 
eft une éminence appellée glande pinea- 
le où Defcartes aplacé le fiegé de l’a- 
me, le cervelet a la fuperficie de fon 
corps aplatie ; on y obferve plufieurs 
circonvolutions qui reffemblent à peu 
près aux plis d’un éventail, il eft cortt- 
pofé de même que le cerveau de la 
fubftance cendrée ôc de la fubftance 
blanche. 

Après l’avoir incifé longitudinale¬ 
ment dans toute fon épaifîeur ôc dans 
fon milieu , on a aperçoit le quatrième 



H* n 

ventricule appelle polterieur , qui Te 
trouve fur la face fuperieure & à l’ex- 
tremité de la moelle allongée ; il eli 
recouvert d’une membrane appellée 
valvule de VieufTens qui empêche que 
la fèrofiré contenue dans ce ventricule 
ne s’épanche fur les parties voifines, 
de maniéré qu’il eft obligé d’enfiler le 
canal de communication qui eft fous 
les éminences nates 8ctêtes 8e qui la 
conduit dans le troifiéme ventricule 
pour tomber dans l'entonnoir. 

La troifiéme partie du cerveau eft 
la moelle allongée formée par les deux 
productions du cerveau appeîlées les 
cuifies , qui ne font autre chofe qu’une 
fubftance blanche , 8e par les bras.du 
cervelet ; on remarque à cette partie 
Bne éminence appellée annulaire 8c 
que Varolle appelle pont, deux appel ■ 
lées piramidak s 8t deux appeîlées oli- 
livaires , l’éminence annulaire paroic 
fort vifiblemenf à la partie pofteriëure 
de la moelle allongée. 

Les éminences piramidales font im¬ 
médiatement au-deffous de celle-ci. 

Et les olivaires font fuperieure ment 
formant les parois du quatrième ven- 



T 44 

tricule, lequel reflèmble au taillant d’u¬ 
ne plume à écrire 8c eft nommé cala* 
tttus fçriptorius. 

Enfin la moelle de l’épine n’eft autre 
chofe que la continuation de la moelle 
allongée qui commence à prendre ce 
nom à la première vertebre du col, 
elle parcourt le col, le dos , les lom¬ 
bes 8c l’os facrum où eft fa terminaifon 
en queue de cheval. 

Elle eft compofée de deuxfubftances 
de même que le cerveau j mais c’eft la 
fubftanceblanche qui eft extérieure8c ' 
la cendrée qui eft dans le centre de 
l’autre. 

Enfin elle fe trouve enfermée de la 
dure 8c piémere , aulquelles on ajou¬ 
te une troifiéme membrane qui eft l’a- 
ragnoide, parce qu’elle eft tranfparente. 

De U Cbilification. 

L’homme écant fujet à des diftipa- - 
tions continuelles , eft obligé pour les 
réparer de prendre des alimens qu’il 
porte dans la bouche , là ils y font 
coupez, caffez , broyez 8c moulus par 
les dents incififs. canines 8c molaires.» 




*4î 

Kutnedez par la falive qui vient des 
glandes parotides, fublinguales & buc¬ 
cales, font portez de côté & d’autre par 
la langue , qui après qu’ils font broyez 
les pouffe dans le pharinx, après avoir 
paffépar-deffus l’épiglotte qui leur fert 
decouliffe , & qui en s’appliquant fur 
l’ouverture du larinx les empêche d’y 
entrer; voici la première préparation 
des alimens. 

Ces alimens étant dans le pharinx » 
Continuent leur chemin dans l’œfopha- 
ge qui les conduit dans l’eftomac ; dans 
ce chemin ils entraînent avec eux de la 
liqueur qui enduit l’interieur de ce ca¬ 
nal. 

L’eftomac reçoit donc les alimens 8c 
leur fournit la troifiéme préparation en 
les convertiffant en bouillie , ce qui fft 
lait par la trituration, c’eft-à-dire, par 
k mouvement continuel des parties , Sc 
par la fermentation , c’eft-à-dire * par 
k combat des acides avec les alKalyes, 

Les alimens étant réduits en bouillie,, 
fortent de l’eftomac par la contraction 
des fibres qui le compofent & paffent 
parlepilore pour entrer dans l’inteftin 
duodénum. 



Le pi'ore eft une valvule qui leur 
permet bien de fortir de l’eftomac, 
mais les empêche d’y retourner , à 
moins qu’il ne fefaflfe un. mouvement 
contraire appelle antiperiftalcique. 

Dans l’inteftin duodénum fe mêlent 
avec' les alimens deux differentes li¬ 
queurs qui font la bile qui vient du 
foye par le, canal eolidoc, & le fuc pan¬ 
créatique , qui vient du pancréas par le 
canal de Virfcngus ; ces deux liqueurs 
s’étant mêlées avec les alimens diffous, 
les accompagnent du duodénum dans le 
jéjunum , ou étant parvenus le chilefe 
fepare des excremens. 

Lesexcremens feparés du chile vont 
du jéjunum dans l’ileum , de l’ileum, 
dans le cæcum Se de là dans le colum, 
qui lés conduit dans le reétum où ils 
s*amaffent, fe pétrifient & fe lient en- 
f.mble, après quoi forcent au dehors 
par l’anus; le chile féparé des alimens 
enfile les embouchures des veines la- 
étées premières qui rampent fur la fur- 
face des inteftinsSe dans la duplicature 
du mefantere, &vontfe «miner aux 
glandes mefanteriques qur fer tnt d’en' 
trepôt au chile. 


Il 



Il faut ôbferver que l’intfeftin jeju- 
ttum eft le plus rempli de veines labiées* 
cependant on en trouve dans l’ileum 
& le côlurn, mais pas en aulïi grand 
pombre. 

' Des glandes tnefanteriques le chilé 
eft repris pair les veines laâées fecon-» 
daires qui font plus groffes 8t en moins 
grand nombre que les premières, celles- 
ci dégorgent le ehiîe dans le rèfervoir 
de Pecquèt. 

Le relérvôir de Pecquet eft litué fous 
l’appendice droite du diaphragme , de 
Ce refervoir il en part un canal appellé 
thorachique qui eft quelquefois Ample, 
quelquefois double, quelquefois triple, 
c’eft lui qui Conduit le chilé dans lè 

Le canal éîftfachique monté le long 
de la partie latérale droite du corps 
dés vertebres du dos entre l’aorte 8e la 
veine azigos , 8c étant parvenu envi¬ 
ron la hauteur du coeur , il fe réfléchit 
par derrière lui dé droite à gauche, 8c 
Va fè terminer étant attaché à l’œfo- 
phage à la partie pofterieure de la ju¬ 
gulaire interne gauche, proche fa réu¬ 
nion avec l’axillaire 8e la fbuclaviere, 
N 



146 

Ï1 faut obferver que dans les veines 
lactées, le referyoir , & le canal thorar 
chique J lorfqu’il n‘y a pas de chile , il 
s’y trouve de la lirnphe qui vient des 
parties voifines & à laquelle le chile fe 
nicle, pour aller tous deux de concert 
dans le fang, 

A l'embouchure du canal thoraehiquç 
dans la jugulaire fe trouve une valvule 
qui eft difpofée de maniéré qu’elle per¬ 
met bien au chile de palier du canal 
thoraçhique dans la veipe jugulaire, 
mais qui empêche qu’il ne retourne dan$ 
le canal thorachique & que le fang n’y 
entre par la même raifon. 

Le chile mêlé avec le fang i’accom* 
pagne dans la Veine cave fuperieure, 
qui les conduit dans l'oreillette droite 
du cœur, de l’oreilleltë droite dans le 
ventricule droit, du ventricule droit 
dans l’artere pulmonaire , de l’artere 
pulmonaire dans le poulmop, où il rer 
çoit avec le fjmg fa préparation de la 
part de l’air ; du poulmon il revient 
mêlé avec le fang par les veines puknpj 1 
naires qui le conduifent dans l’oreillet¬ 
te gauche , d’oû il va dans le ventricule 
gauche,dc de là dans l’aorte où je le laifiç 



pour le reprendre dans la circulation; 

De la langue, 

La langue eft fitue'e dans la bouche, 
on y confidere fa bafe & fa pointe, fa 
face fuperieure & fa face inferieure. 

Sa bafe eft attachée à l’os hyoide , fa 
pointe eft vacillante & regarde les dents 
incifives , fa face fuperieure regarde le 
palais,faface inferieure eft attachéeà dif¬ 
ferentes parties , par le moyen des muf- 
eles qui feront décrits dans la miologie, 
& par ce que nous appelions le filet. 

La langue eft envelopée de trois 
membranes : la première qui eft très- 
mince eft la continuation de celle qui 
tapilfe la bouche : la deuxième eft la ré¬ 
ticulaire au travers de laquelle paffent 
les mamelons qui compofent la troi- 
fie'me membrane. 

Ces mamelons font l’organe du goût; 
ils font de differentes groffeurs St font 
formés par Pextremité des nerfs qui fe 
diftribuent à la langue ; le refte du corps 
de la langue eft l'épanouiffement des 
fibres desmufcles qui fervent à la mou¬ 
voir. 


Nij 



s 4$ 

De l'ail* 

L’œil eft le principal organe de la 
'VÛè', il eft renfermé dans lafofle orfci- 
taire ; fes parties font internes & ex¬ 
ternes ; les parties externes font les 
paupières, les cils & les furcils ; les 
parties internes font la graifîè, les glan* 
des , les rfiufçles , les vaiflèaux , leS 
membranes & les humeurs. 

Les paupières font deux, unefupe- 
rieure & une inferieure , elles fervent à 
couvrir & découvrir l’œil ; leur réu¬ 
nion, qui fe nomme" commifture, forme 
deux angles, dont l’un eft interne fitué 
du côté du nez , & l’autre eft externe 
fitué du côté de l'oreille J chaque pau¬ 
pière eft compofée de l’épiderme , de 
la peau , & d’un mufcle appelle orbi- 
culaire ; au bord de chaque paupière 
eft un. Cartilage appelle le tarfe où fe 
trouve une rangée de poils appe'llée léS 
cils , ces poils font courbés en dehors, 
& quand les paupières font fermées, ils 
s’entrecroifcnt les unes dans les autres, 
ce qui empêche que les corps étrangers 
ne s’infinues t dans l’œil j à l’extrémité 



de chaque tarfe du côté du nez fe trou -> 
Ve un petit trou appelle point lacrimal 
qui reçoit la liqueur qui ne peut être 
employé à humeéter l’œil qu’on appel¬ 
le larme ; ces deux points ou ouvertu¬ 
res répondent à deux conduits qui s’u¬ 
nifient enfemblc pour former le fac la-* 
Crimal ou conduit lacrimal qui pafle 
par un conduit formé par l’union de 
l’osunguis avec l’os maxillaire. 

Ayant levé la peau des paupières 8c 
lemufcle orbiculaire , on trouve dans 
on enfoncement formé par l’union de 
l’avance de l’os coronal avec l’angle 
fuperieure de l’os de la pomette , une 
glande appellée lacrimale qui feparedu 
fang les larmes * liqueur qui eft portée 
par fept ou huit canaux excréteurs 
qui percent la membrane conjonélive 
pour aller humeéter le globe de l’œil * 
& c’eft le fuperflu de cette liqueur qui 
p'afie par les points laciirftau^ , ac¬ 
cidentellement qui coule le long des 
joues; à l’égard des mufcles de l’œil 
ils font fix, quatre droits , 8c deux 
obliques qui font décrits dans la myo- 
logie. 

Les membranes de l’œil font cotnrfia- 
Niij 



I5<5 

jscs & propres, les communes ont été 
nommées,conjonctives, fcelerotique ou 
cornée opaque * cornée tranfparente , 
uvée, iris 8c retine , les propres font 
la vitrée 6e la criftaline. 

La conjonétiveeft une membrane qui 
étant blanche , la fait communément 
appeller le blanc de l’œil, elle s’atta¬ 
che à la circonférence interne des deux 
paupières , ôe à l’union de la feelero- 
ïique ou corneé opaque avec la cornée 
tranfparente , c’eft elle qui tient le 
globe de l’œil en équilibre ; la fcelero- 
tique ou cornée opaque eft la deuxiè¬ 
me membrane commune de l’œil, elle 
envelope la plus grande partie du glo¬ 
be de l‘œil, elle eft .épailfe & folide» 
elle fe joint avec la cornée tranfpa¬ 
rente qui fait la troifiéme membrane 
commune, elle eft tranfparente com¬ 
me de 1 a corne préparée 6c fait la par¬ 
tie anterieure du globe de l’œil , c’eft 
elle qui nous fait appercevoir lès objets 
8c les rayons de la lumière. 

L’uvée ou coroide qui eft la quatriè¬ 
me membrane commune de' l’œil eft 
noire 6c relfemble à la peau de raifin 
noir j elle tapifîè la fürface interne de la 




15* 

fpelerotiquejelle eft fortement attachée 
avec l’union de la fcelero tique avec la 
' cornée transparente, 

L’uvée à cette union forme des fi¬ 
bres qu i fe replient en paffant par-defy 
fus l’humeur vitrée 8c forme le liga¬ 
ment appelle çilliaire. 

L’Iris qu’on admet pour cinquième 
rnembrane commune de l’œil, fâitl’ex*- 
tremité anterieure de l’uvée , elle eft 
compofée de beaucoup de fibres cha:- 
nuesdeftinces pour dilater ou refferrer 
l'intervalle qu’elle laiffe,ce qui fait que 
nous appercevoos les objets ; l’iris eft 
des differentes couleurs dans l’homme, 
elle eft bleue , brune , &c. 

La retine qui fait la fixiéme 8ç der¬ 
nière membrane commune de l’œil, 
n’elj: que l’épanouiffement ou cxpen- 
fiondunerfoptiquç, c’eft elle qui ta- 
piffe l.afurface interne de l’uvée 8c qui 
envelope lepriftâljn. 

Les humeurs de l’œil font trois ; (Ra¬ 
voir l’aqueufe , la criftaline, .& la vi¬ 
trée, 

L’aqueufe , nommée telle, parce 
qu’elle eft fort fluide , n’eft ’envelopée 
. d’aucune membrane particulière com- 



me les autres humeurs , elle occupe là 
partie anterieure du globe de l’oeil 3 ‘fi- 
tuée entre l’iris &c l’u vee qui lui fervent 
de borne , c’eft elle qui donne de la fail¬ 
lie au globe de l’ceiL 

L’hümeür criftaline ou le criftalin eft 
nommé tel, parce qu’il rdTemblc àdÙ 
criftal, il eft d’une fubftance plus fo- 
lide que les autres, fa figure elt ronde, 
fi eft envelopé d’une membrane qui lui 
êft propre, appelléç criftaline , il eft 
fitué entre l’humeur aqueufe §t l’hu- 
jneur vitrée dans un enfoncement que 
lui fournit l’humeur vitrée. 

L’humeur vitrée qui fait latroifiéme 
& derniere eft nommée telle , parce 
qu’elle reffemble à du verre fondu ou à 
du blanc d’œuf, elle eft envelopée d’u¬ 
ne membrane appellée vitrée , cette 
humeur eft plus confiderable que les 
autres, elle eft plus folide quel’aqueu- 
fe , 8c moins que le criftalin , elle for¬ 
me la plus grande partie du globe de 
l’œil 8c fa partie pofterieure ; dans fa 
partie anterieure eft une folfe qui loge 
le criftalin. 


Fin de la Sflangnologïe, 




ÏE 


MYOLO G I E. 

L A Myologie eft une fcience qui 
nous inftruit des organesqui fervent 
à mouvoir toutes les differentes parties 
qui nous compofent,app.ellées mufcles» 
Le mufcle eft un compofé de fibres 
charnues & tendineufes, & des quatre 
genres de vaifîèaujc qui font artcres, 
Veines, nerfs & vaiffeaux limphati- 
ques , le tout enveloppé d’une mem¬ 
brane commune. 

Les mufcles ont deux ufages, le pre¬ 
mier eft de mouvoir les parties folides 
de notre corps comme les mufcles 
pleins , le- deuxième eft de mouvoir 
des liquides comme les mufcles creux. 

Ils produifent des mouvemens géné¬ 
raux & particuliers, les généraux font 
trois J fçavoir, volontaires qui dépen¬ 
dent de notre volonté , involontaires 
qui fe font fans que nous y confen- 
tions , comme le cœur & autres , 8 c 
mixtes qui font dépendans de notre vo¬ 
lonté & qui n’en dépendent pas com¬ 
me les mufcles de la refpiration que 
nous pouvons avancer ou rétarder 5 mai© 


A 





que nous ne pouvons pas arrêter; 

Les mouvemens particuliers font de 
flexion , d’extenfion , d’addu&ion , 
d’abdu.ction, de le ver en haut, d’abaif 
fer, .de .tourner, de dilater, de jrefferrer, 
ou d’ouvrir & de fermer. 

Les mufcles font de deux fortes, 
fçavoj.r congénères & antàgoniftes ; les 
congeneres font ceux qui concourent a 
la même adion, comme deux exten- 
feurs ; les antagoniftes font ceux qui 
font une adio.n differente comme un 
extenfeur avec un flechiffeur. 

On coijfidere trois parties au mufel.é 
plein, fçayoir fon point fixe, ion ven¬ 
tre & fon point mobile. 

Le point fixe du mufcle eft celui qui 
s’attache à une autre partie qu’à celle 
qui eft mue , le ventre du mufcle eft 
celui qui jfe gonfle & qui tout, le point 
mobile eft l’extremité du mufcle qui 
s’attache à la partie qui doit être mue. 

Le point fixe eft ou apone.vrotique 
ou charnu , le ventre du mufcle eft 
toujours charnu , & le point mobile 
eft tendineux ou aponevrotique ou 
charnu, 

Le tendon différé de l’upooe vrofe çu 




ée qfle le tendon eft un compofé de fi¬ 
bres ramaflees en forme de corde apla¬ 
tie , ôel’aponevrofe eft l'écartement des 
mêmes fibres du tendon qui forment 
des bandes plus ou moins larges; 

Aux mufcles creux on n’obferve point 
cês trois parties, les fibres qui les com- 
pofent font toutes charnues & par con- 
fequent capables de contraction dans 
" tou le leur longueur. 

Àùtfdés de la peau du Crânei 

La peau du crâne a quatre mufcleè 
pour fes mouv.emens , fçavoir deux 
fronteaux & deux occipitaux. 

Les fronteaux s’attachent à là partie 
inferieure du coronal au-deffus des or- 
fcieulaires des paupières , à l’apophife 
zigomatique, au cartilage de l’oreille 
& couvrent la partie anterieure du cr⬠
ne jusqu’au vertex. 

Les occipitaux s’attachent à la partie 
moyenne externe de l’occipital à une 
ligne tranfverfale qui s’y rencontre , au 
cartilage de l’oreille, & couvrent la par¬ 
tie poftèrieure du crâne jnfqü’au Ver- 
îex où ils fe joignent avec les frontaux > 



Ces quatre mufcles font fort adhcrans 
à'ia peau du crâne,ce qui fait que quand 
ils entrent en contraction ils tirent j 
fçavoir , les frontaux la peau de derrière 
en devant, les occipitaux de devant en 
arriéré , & un frontal avec un oecipi-j 
tal de bas en haut. 

Mufcles de f oreille. 

Chaque Oreille a trois mufcles pouf 
fes mouvemens *-fgavoir deux com-f 
muns & un propre. 

Les deux communs font la continua¬ 
tion des fibres des fronteaux & occipi- 
taux qui fe terminent à la partie fu- 
perieure du globe de l’oreille pour la ti* 
rer en haut. 

Le propre s’attache à la partie exter¬ 
ne de l’apophife maftoïde & fe termine 
à la partie pofterieure de la conque , on 
le peut appeller moftoïdien ; ce mufcle 
tire le globe de l’oreille en arriéré. 

Mufcles des Surcils » 

Les furcils ont un mufcle propre ap- 
■ pelle fqrcillier qui s’attache à la partis 



Supérieure du gran'd angle de l’orbite & 
fe termine à la paupière Supérieure , il 
fait froncer les furGÜs en les approchant 
Tan de l’autre. 

Mufcles des Paupières. 

Chaque paupière a ; deux mufcles pouf 
fes mouvemens ,■ un propre & un com¬ 
mun. 

Le propre fe nomme le feleveur de là 
paupière Supérieure , il s’attache a la 
partie Supérieure du fond de l’orbite 
proche le trou optique & fe termine à 
la partie inferieure de la paupière Supé¬ 
rieure au tarce qui la Soutient ; quand il 
fe contracte, il leve la paupière Supé¬ 
rieure. 

Le commun fe nomme l’orbiculaire ; 
qui eft un compofé de fibres circulaires 
qui font appuyées fur la circonférence 
externe du rebord de l’orbite & atta¬ 
chées par des fibres charnues, & un pe¬ 
tit tendon au grand angle de l’orbite, &- 
fe termine à la circonférence des tarces ; 
quand il fe contraéte , il approche la- 
paupière Supérieure ded’inferieure. 

À iij- 



%iufclei des yeux. 

Les yetf±ont chacun fix mufcles pour 
leur mouvement, fçavoir quatre droite 
& deux obliques. 

Le premier des droits eft le releveur* 
ou fuperbe qui s’attache à la partie fu-^ 
perieure du fond de l’orbite proche le 
trou optique & fe. termine à-la partid 
fuperieure delà fcelerotique ou cornée 
opaque ; quand il fe contracte, il tirelc 
globe de l’œil en haut. 

Le deuxième des droits eft l’abaifTeu? 
ou l’humble qui s’attache à la partie in¬ 
ferieure du fond de l’orbite proche le 
trou optique & fe termine à la partie in¬ 
ferieure de la fcelerotique ou cornée o- 
paque ; quand il fe contrarie , il tire le 
globe de l’œil en bas. 

Le troifiéme des droits eft PadduéteurJ 
buveur ou lifcur qui s’attache à la partie 
latérale interne du fond de l’orbite proi 
che le trou optique & fe termine à la 
partie kteraïe interne delà fcelerotique 
eu cornée opaque;quand ilfe contracte* 
Ü. tire le globe de l’œ.il du côté du nés. 

Le quatrième des droits eft l’abduc? 




téür qui s’attache a la partie latefale este 
terne du fond de l’orbite proche le troiï 
optique &fe termine à la partie laté¬ 
rale externe'de kfcélerotiqüe ou cornéé 
opaque , oh le homme encore dedai- 
gneur ; quand il fe contrarié , il tire le 
globe de l’oeil du côte de l’oreille. 

Entre ces quatre mufcleS fe troüve îê 
nerf optique. 

Le premier des obliques eft legianc? 
oblique qui s’attache à la partie laté¬ 
rale externe du fond de l’orbite proche’ 
le trou optique , cotoye le long de l’oS 
planurh , produit un tendon qui palTé 
par un anneau Cartilagineux qui lui 
fert de poulie àppellée là troclée fituée à- 
la partie moyenne du grand angle dé 
l’orbite & fe termine à la. partie fupé- 
rieure de la fcelérotiqûè ou cornée opti¬ 
que derrière le reîeveur , on le nom¬ 
me encore trocleateur ou grand amou¬ 
reux; quand il fe contracte, il tire lé 
globe de l’oeil obliquefnenr de bas eh 
haut en l’approchant du grand angle. 

Le deuxieme des obliques efï le peO 
tit oblique ou petit amoureux qui s’at¬ 
tache à la partie inferieure, interne ôfc 
afrterieure de l’oibite proche le grand 



à'ngîe & fe termine à la partie infe¬ 
rieure, latérale 8c externe de la feele- 
torique ou cornée opaque entre le muf- 
ele abailïèur 8e l’abduéteur ; quand il 
fe contracte, il tire le globe de l’œil la¬ 
téralement de haut en bas dit côté du 
grand angle. 

Mufiles du Nés.- 

Le nés a fix mufcles pour faire fes 
tfnouvemens /les deux premiers font les' 
pyramidaux qui s’attachent à la future 
tranfverfale 8e confondent quelques- 
unes de leurs fibres avec les frontaux , 
couvrent les os du-nés 8c s’épanouiffent 
fur les ailes du nés pour les tirer en haut, 
mouvement qui n’eft pas fort fenfible. 

Le troifiéme 8e quatrième font les 1 
triangulaires du nés.ou mirtiformes qui 
font une continuation des fibres du grand 1 
incifif 8e qui s’attachent à la partie ex¬ 
terne de l’os maxillaire, proche l’alveoIe 
des dents canines, 8c fe terminent aux : 
aîles du nés pour les dilater, au lieu que" 
îes pyramidaux les rirent en haut. 

Le cinquième 8e fixiéme,que quelques* 
tins admettent, font les abaiffeurs qtfi 



font des plans de fibres quî d’une part 
viennent de l’orbiculaire des levres, 8e 
de l’autre fe terminent aux allés du nés 3 ' 
pour les abaifler à ce que l’on prétend. 

Mufcles dés Levre's. 

Les levres font leur mouvement à là 
faveur de dix-fept mufcles y dont il y 
en a douze propres ,fix de chaque côté y 
& cinq communs,deux de chaque côté, 
8c un impair.- 

La levre fuperieure eft tirée en haut 
par quatre , les deux premiers font les- 
grands incififs qui s’attachent à la partie 
externe 8c fuperieure de l’avance de l’os 
maxillaire ,• à la partie externe du re¬ 
bord inferieur de l’orbite , 8c fe termi¬ 
nent à l’orbiculaire pour tirer la levre 
fuperieure en haut. 

Le troifiéme 8c quatrième font les pe¬ 
tits incififs fuperieurs qui s’attachent à 
lar partie fuperieure 8c externe des al¬ 
véolés des dents ineifives 8c fe terminent 
à la partie moyenne 8c interne de l’orbi¬ 
culaire pour tirer la levre fuperieure en? 
haut 8c en dedans enJ’aprochant des 
dents» 



iê _ 

La leŸre fuperieure eft abaiftee pfc£ 
deux appelles triangulaires des levrés’» 
é>u piramidaux qui s'attachent àlà partie 
moyenne de la partie latérale externe 
de la b'ale de la mâchoire inferieure , & 
fe terminent à l’orbiculaire à Jajonélion 
<de la levre fuperieure avec l’inferieûre. 

Là levre inferieure eft tirée en haut 
par deux canins qui s’attachent dans là 
foffe maxillaire, & fe terminent à l’orbî- 
culaire à la jonétion de ta levre inferieu* 
re avec la fuperieure. , 

La leyre inferieure eft tirée en bas pat 
quatre mufcles. 1 . 

Les deux premiers font les quarés qui 
s’attachent à la face externe du mentqn, 
& lè terminent à l’orbiculaire pour ti» 
rer la levre inferieure en bas. 

Le troifiéme & quatrième font Iéi 
petits incififs inferieurs qui s’atta¬ 
chent à la partie inferieure & externe 
des alvéoles des dents incifives, & fe ter¬ 
minent à la partie interne & moyenne 
de l’orbiculaire pour tirer là levre in¬ 
ferieure en bas & en dedans en l’apro- 
Chant des dents ; quelques-uns lui don¬ 
nent l’aéiion de tirer la levre inferieure 
en haut èn dedans 5 ce qui peut f® 



ïï 

Les lèvres font tirées fur ies côtés pat 
quatre mufçles. 

Les deux premiers font les zigomati-* 
'qùes qui s’attachent à l’apophife zigo- 
matique & l’os de la pomçtte, & fe ter¬ 
minent a i’orbiculaire à la jonction des 
deux levres, pour lestirer furies côtés. 
Le troifiéme & quatrième font les bue- 
çinateurs ou .trompetteurs qui s’atta¬ 
chent à la face externe des alvéolés des 
dents mollaires des deux mâchoires ôc 
fe tenr.inentùl’orbi'culaire à la jonction 
des deux levres;quand ils fe contractent 
ils tirent non feulement les le.vresfur les 
côté, mais encore pouffent les alimens 
fous les dents } ce font eux au IB qui fe 
bourfouflent .quand on joue de la trom¬ 
pette. - 

Environ le milieu de ces deux muf- 
cîes , paffe le canal falivaire , qui fç 
dégorge dans la.bouche. 

Enfin les levres font froncées & ri¬ 
dées en forme de cul de poule par 
l’orbiculaire qui eft un compofé de fi¬ 
bres circulaires avec lèfquelles toutes les 
autres fe confondent. 





£ z 

[Mufties de la Mâchoire inferieure. 

La mâchoire inferieure a douze muf- 
clés pour fes mouvemens. 

Elle eft tirée en haut par quatre. 

Les deux premiers font les crotaphites 
,©u temporales qui s’attachent à la par¬ 
tie inferieure des-parietaux, au coronal, 
à la partie écailleufe des os des qeqipes, 
à l’apophife platte du fphenoi.de , & fe 
terminent en un fort tendon qui pafîè 
par-deffoas l’apophife zigomatique pour 
s’attacher à l’apophife coronoide de la 
mâchoire inferieure qu’il embraffe. 

Le troiliéme & quatrième font les 
rnaffeters ou macheurs qui s’attachent 
à la partie inferieure des os de la po- 
mette & de l’apophife zigomatique, ôc 
fe terminent à la partie externe de l’a¬ 
pophife coronoide 8c de l’angle de la 
mâchoire ; quand ces quatre mufcles fe 
contractent, ils tirent la mâchoire infe- 
rieureen haut, 

Elle eli tirée en bas par quatre muf- 
cle. 

Les deux premiers font les peauciers 
qui s’attachent à la partie externe du ' 
fternum 3 




'fternum, de la clavicule & de l’acro- 
iTiion , 8c couvrent toute la partie an¬ 
terieure de la gorge ; une partie de Tes 
fibres fe terminent à la partie externe 
de la bafe delà mâchoire., & l’autre par¬ 
tie des fibres s’épanouit fur les muîcles 
des levres 8c fert à faire faire la grima- 
.ce, c’efi pourquoi on les appelle enco¬ 
re grimaciers. 

Le troifiéme 8c quatrième font les 
digaftriques ou biventers, ils ont deux 
Ventres, le premier s’attache dans une 
goutiere qui fe trouve à la bafe de l’a- 
pophife maftoide , produit enfuiteun 
tendon qui pafîè par l’écartement des 
fibres du ftilohyoidien, de là produit un 
autre ventre qui aune aponevrofe qui 
s’attache à la bafe de l’os hyoïde & qui 
va fe terminer à la partie inferieure 8c 
interne du menton proche la fimphi- 
fe ; quand ils fe contractent, ils tirent 
la mâchoire inferieure en bas conjoin¬ 
tement avec le plan de fibres des peau- 
ciers , qui s’attache à la bafe de la m⬠
choire. 


Elle eft portée fur les côtés par qua-’ 
tre. 

Les deux premiers font les pterigoi* 



dkns internes qui s’attachent dans Iëft 
foffespterigoides , & fe terminent à la 
partie interne de l’angle de la mâchoire 
inferieure;quelques-uns veulent que ces 
mufcles tirent la mâchoire inferieure cçt 
]bas. 

Le troifîe'pie & quatrième font les 
pterigoidiens externes cpii s’attachent 
à la partie externe de l’aïle externe des ) 
apophifes pterigoides fe terminent 
au-delfous de la partie ipterne des conr 
diles de la machoiref ces quatre mufcles 
quand ils fê contractent, ils tirent la ma^ 
çhoire inferieure fur les côtés. 

Mufcles de Vos hyoïde- 

L’os hyoïde a dix mufcles pour fes 
mouvemens, il eft tiré en haut par qua» 
tre. 

Les deux premiers font les milohyoi- 
diens , qui s’attachent à la partie inter-r 
ne de la mâchoire inferieure, & fe ter¬ 
minent à la partie fuperieure de la bafe 
de l’os hyoïde. 

Le deuxième & troifiéme font les ge- 
' nihyoïdiens , qui s’attachent à la partie 
interne de la fymphife du menton , 8c 
fe terminent à la partie fuperieure de 
l’os hyoïde derrière les milohyoïdiens J 




quand ces quatre mufcles fe contra¬ 
ctent , ils tirenc l’os hyoïde en haut. 

Il eft tiré en bas par les fternoclino- 
hyoidiens qui s’attachent à la partie fu- 
perieure du Iternum & aux clavicules,8c 
fe terminent à la partie inferieure de la 
bafe de l’os hyoïde. 

Il eft tiré latéralement en haut par 
les ftilohyoidiens qui s’attachent à l’a- 
pophife ftiloide & fe terminent à la'par- 
tie latérale de la bafe de l’os hyoide pro¬ 
che fes cornes. 

Il eft tiré latéralement en bas par les 
coftohyoidiens qui s’attachent à la côte 
fuperieure de l’omoplatte & fe termi¬ 
nent à la partie latérale de la bafe de 
l’os hyoide proche fes cornes. 

Mufcles de la langue. 

La langue fait fes mouvemens parhuic 
mufcles, elle eft tirée hors de la bou¬ 
che par les deux geniogloffes qui s’at¬ 
tachent à la partie interne de la fimphi- 
fe du menton, & fe terminent à la par¬ 
tie inferieure de la bafé ou de la racine 
de la langue jufque proche le filet. 

Elle eft tirée en dedans de la bou¬ 
che parles bafto-cerato-gloffes qui s’at¬ 
tachent à la partie fuperieure & lace- 
Bij 



lâ 

raie de la bafe de l’os hyoide & de fes 
cornes,'&fe terminent à la partie late-, 
raie inferieure de la racine de la langue 
ou de fa bafe. 

Les A natomiftes ont fait quatre 
mufcles de ces deux qu’ils ont nommés 
bafiogloffes 3 8c ceratogloffes ; mais 
comme ils font unis enfemble, on peut 
n’en faire que deux fous les noms ci' 
deffus marqués. 

Elle eft tirée fur les côtés par les fti- 
loglofîes qui s’attachent à l’apophife fli- 
loide 8c fe terminent à la partie latérale 
de la racine de la langue ; les bafio-ce- 
rato-gloffes peuvent encore la tirer fur 
les côtés , 8c peuvent auffi la dilater a-s 
vec les ftiloglofles. 

Mufcles de la tête. 

La Tête fait fes mouvemens par le 
moyen de vingt mufcles. 

Elle eft portée par la poitrine par les 
deuxfternoclinoràaftoydiens qui s’at¬ 
tachent au flernum, 8c aux 1 clavicules 
par deux plans de fibres diftinétes 8c 
écartées l’une de l’autre, qui.enfuite fe 
réunilfent enfemble pour s’aller termi¬ 
ner à l’apophife m'aftoide & à l’occipi¬ 
tal j quand ces deux mufcles fe contra' 



'Sent enfemble, ils tirent la tête fur la 
poitrine, 8c quand ils agiflent fepare- 
ment ils la portent latéralement & ob» 
liquement. 

La tête eft flechie par flx mufcles. 

Les deux premiers font les grands 
droits anterieurs qui s’attachent à la par* 
tie anterieure des âpophifes tranfverfes 
des-vertèbres inferieures du col, 8c fe 
terminent à l’avance de Toccipital. 

Le troifiéme & quatrième font,les pe- 
tits droits anterieurs qui s’attachent à 
la partie anterieure de la première ver¬ 
tèbre du col 8c fe terminent à l’avance 
de l’occipital. 

Le cinquième 8c fixiéme font les 
petits droits latéraux qui s’attachent à 
la partie anterieure de l’apophife tranf- 
verfe de la première vertebre du col & 
fe terminent à la partie latérale de l’a¬ 
vance de l’occipital. 

La tête eft étendue par huit mufcles; 
les‘deux premiers font les fpleniusqui 
s’attachent au ligament cervical, à l’a- 
pophife épineufe des trois premières 
vertebres du dos, & fe terminent à la 
partie latérale de l’occipital 8c à la par¬ 
tie pofteriéure des os des tempes à l’en» 

ü ::: 





droit des apophifès maftoides. 

Le troifiéme 8c quatrième font les 
complexus qui s’attachent à i’apophife 
tranfverfe des trois ou quatre vertebres 
fuperieures du dos 8c des inferieures du 
col, 8c fe terminent à la partie moyenne 
de l’occipital deflouslesfplenius. 

Le cinquième 8c fixiéme font les 
s'attachent 
. deuxième 
nent à l’oc¬ 
cipital deffous le complexus. 

Le feptième 8c huitième font les pe¬ 
tits droits pofterieurs qui s’attachent à 
la partie pofterieure de la première ver¬ 
tèbre du colà l’endroit où il devroity 
avoir une apophife èpineufe 8c vont fe 
terminer à l’occipital au-deffus de fon 
trou 3c prefque deffous les grandsdroits. 

La tête eft portée fur les 'côtés par 
quatre mufcles , les deuxpremiers font 
les grands obliques qui s’attachent à l’a- 
pophife èpineufe, de la fécondé vertebre 
du col, 8c fe terminent aux apophifès 
tranfverfes de la première. 

Le troifiéme 8c quatrième font les 
petits obliques qui s’attachent aux apo- 
phifes tranfverfes de la première verte- 


grands droits pofterieurs qui 
à l’apophife èpineufe de la 
vertebre du col , 8c fe termi 



"bre du col, 8c fe terminent à la partie 
latérale de l’occipital proche les grands 
droits ; quelques Anatomiftes veulent 
que ces deux mufcles étendent la tête. 

Adufdcs du Larinx. 

Le larinx a treize mufcles pour fes 
mouvemens. 

Le premier & le deuxieme font les 
fterno-clino-bronco-crico-tiroidiens ou 
bronchiques, qui s’attachent à la partie 
fuperieure 8c interne du fternum 8c des 
clavicules, 8c fe terminent à la partie 
inferieure 8c externe des cartilages ti- 
roides pour les tirer en bas. 

Le troifiéme 8c quatrième font les 
hyotiroidiens qui s’attachent à la par¬ 
tie inferieure de la bafe de l’os hyoide 
8c fe terminent à la partie inferieure des 
cartilages tiroides , pour les tirer eu 
hautjces quatre mufcles font dits com¬ 
muns,, parce que dans leur contraétion, 
ils. font mouvoir tout le larinx ou de 
haut en bas , ou de bas en haut. 

Le cinquième 8c fixiéme font Içs cri- 
cotiroidiens qui s’attachent à la partie 
anterieure du-cartilage cricoide, 8c fe 
terminent à la partie inferieure 8ç laté¬ 
rale des cartilages tiroides ? pour le$ 



10 

approcher du cricoide en les dilatant. 

Lefeptiéme & huitième font les cri- 
co-aritenoidiens pofterieurs qui s’atta¬ 
chent à la partie pofterieure du cartila¬ 
ge cricoide & fe terminent à la partie 
pofterieure des aritenoides, pour les 
dilater conjointement avec. 

Le neuviémé & dixiéme appelles cri- 
coaritenoidiens latéraux qui s’attachent 
à la partie latérale inferieure du carti¬ 
lage cricoide , & fe terminent à la par¬ 
tie latérale des aritenoides» pour les) 
dilater auffi conjointement avec. 

Le tiro-aritenoidiens qui s’attachent: 
àl a-partie interne des cartilages tiroi des 
& fe terminent à la partie latérale des 
cartilages aritenoides. 
h Le treiziéme dont quelques Anato- , 
tïûftes en font deux,, font les crico-ari -dfl' 
renoidiens qui s’attachent au rebord! 
fuperieur & pofterieur du cartilage cri¬ 
coide , & fe terminent à la partie fupe- 
rieure & pofterieure des cartilages ari¬ 
tenoides , pour les approcher l’un de 
l’autr-e. 

Mufcles du Pharinx. 

Le pharinx eft fufpendu & dilaté 
jar douze mufcles. 




’ 21 

Le premier 8c deuxie'tne fondes ml- 
îopharingiens qui s’attachent à la partie 
interne des alvéolés des deuxjdernieres 
dents molaires , 8c fe terminent au pha- 
rinx fuperieurement 8c latéralement 
pour aider à le fufpendre. 

Le troifiéme & quatrième font les 
pterigopharingiens qui s’attachent aux 
ailes externes des apophifes pterigôi- 
des 8c fe terminent à la partie fuperieu- 
re 8c pofterieure du pharinx , pour 
aider auffi à le fufpendre. 

Le cinquième 8c fixiéme font les ce- 
phalopharingiens , qui s’attachent à l’a¬ 
vance occipital , & fe terminent à la 
partie fuperieure 8c pofterieure du pha¬ 
rinx , pour aider à le fufpendre. 

Le feptie'me 8c huitième font les fphe- 
no- falpingo- pharîngiens qui.s’atta¬ 
chent à l’apophifé épineufe du fphenoi- 
de 8c à la trompe de fallope 8c fe ter¬ 
minent à la partie fuperieure 8c latéra¬ 
le du pharinx , pour aider aie dilater. 

Le neuvième 8c dixiéme font les fti- 
lopharingiens qui s’attachent aux apo¬ 
phifes ftiloides.Sc fe terminent aux par¬ 
ties latérales du pharinx, pour aider à 
le dilater. 



Le onzie'me 8c douzième font les 
glofîo-pharingiens qui s’attachent aux 
parties latérales de la langue, 8c fe ter¬ 
minent aupharinx , pour aider à le di¬ 
later. 

Le pharinx eft refferré par un feul 
mufcle appelléœfophagien 3 qui eft at¬ 
taché à differens endroits* par differens 
jslans de fibres ; ceux qui s’attachent 
à la corne de l’os hyoide fe nomment 
ceratopharingiens , à la bafe de l’os 
hyoide hyopharingiens, au cartilage ti* 
roide tiropharingens, au cartilage cri- 
eoide cricopharingiens. 

Mufcle s de la Luette. 

La Luette a huit mufcles pour fes 
mouvemens. 

Le premier & deuxieme font les Pe- 
Jtiftaphilins internes qui s’attachent à 
l’apophife épineufe du fphenoide pro¬ 
che l’apophife pierreufe, & fe termi¬ 
nent à la cloifon du palais 8c à la luette 
pour les relever. 

Le troifiéme 8c quatrième font les 
periftaphilins externes qui s’attachent à 
la même apophife épineufe du iphenoi- 



de , & à l’aqueduc , cotoyent enfuit^ 
ie long de la face externe de Parle in¬ 
terne de chaque apophife pterigoide , 
paffent enfuite par fon petit crochet qui 
leur fert <le poulie , & fe terminent à la 
cloifon du palais & à la luette pour les 
dilater & les tirer fùr le côté. 

Le cinquième & fixiéme font les 
gloffo-ftaphilinsqui s’attachent à la ba-. 
fe de la langue ou à faracine,&fe termi¬ 
nent à la luette pour l’abaiffer- 

Lefeptiéme & huitième fondes pe- 
riftaphilins palatins qui s’attachent à la 
partie pofterieure des os du palais, & fç 
terminent à la luette pour la racourcir. 

Mu/des du Col. 

Le col fait fes mouvemens par huic 
mufcles, il eft fléchi par quatre. 

Les deux premiers font 4 les fcalenes 
qui s’attachent par plufieurs têtes à la 
première & deuxième côte , & fe ter¬ 
minent aux apophifes tranfverfes des 
vertébrés du col ; ces têtes laitfènt un 
intervale pour le paflage des vailfeaujç 
brachiaux. 



24 

Le troifîéme 8e quatrième font les 
longs du col, qui s’attachent à la pars 
tie anterieure du corps des trois vertè¬ 
bres fuperieures du dos,8cfe terminent 
à la partie anterieure du corps de toutes 
les .vertebres du col ; lorfque ces qua¬ 
tre mufcles entrent en contraction, ils 
fléchiffent le col. 

Le col eft étend^u par quatre,, les deux 
premiers font les tranfverfes qui s’atta¬ 
chent aux apophifes épineufes des trois 
ou quatre vertebres fuperieures du dos s 
,& fe terminent aux apophifes tranf¬ 
verfes des trois premières vertebres du 
fol. 

Le troifîéme 8c le quatrième font les 
épineux qui s’attachent aux apophifes 
tranfverfes des quatre à cinq vertebres 
fuperieures du des, aux inferieures du 
col, 8c fe terminent aux apophifes épi- 
neufes des vertebres fuperieures du dos, 
& à celles du col, excepté à la premiè¬ 
re ; quand ce s mufcles fe coatraétenf, 
ils étendent le col, 8c quand les fléchif- 
feurs agiffent avec les extenfeurs , il® 
portent le col fur les côtés» 



'Mufcles du Dos & des Lombes, 

Le dos & les lombes font fléchis par 
deux mufcl.es appelles quarrés, trian- 
gulaires,ou codeurs,qui s’attachent aux 
apophifes tranfverfes des vertebres des 
lombes, à-laderniere fauffecôte, 8c à 
la partie pofterieure de la crête de l’os 
ileum. 

L’aétion de ces deuxmufcles efl aidée 
par les petits pfoas, lorfqu’ils s’y ren- 
.contrent, qui s’attachent à la partie la¬ 
térale du corps de la première vertebre 
des lombes 8c fe terminent à la partie 
inferieure 8c anterieure de l’os ileura 
proche le pubis.. 

A ces quatre mufcles s’y joignent les 
mufcles droits du bas-ventre. 

Le dos 8c les lombes font étendus par 
quatre mufcles. 

Les deux premiers font les très-longs 
du dos ou les facrés qui s’attachent par 
une portion charnue à la [partie fupe- 
rieure 8e pofterieure de l’os facrum 8c 
de l’os ileum , 8c par ces tendons aux 
1 apophifes épineufes des quatre verte¬ 
bres inferieures des lombes, fe confon- 
G 


ï6 

dentenfuite avec les facro-lombaires, 
8c les demi-épineux , s’attachent à la 
partie pofterieure de chaque côte & aux 
apophiles tranfverfes des yertebre des 
lombes, du dos 8c du col, fe çopti- 
nuent en fuite ju(qu’aux apophifes maf- 
toides. 

Le troifiéme & quatrième font les de» 
mi-épineux du dos qui s’attachent par 
des tendons aux apophifes épineufes des 
trois dernieres vertebres du dos & à la 
première des lombes „ fe confondent 
enfuite avec les facrés & les épineux du 
col , & s’attachent "aux apophifes épi— 
nepfesde la 4p. j e . £ e . & 7 e . vertebre 
du dos ; ces quatre mufcles en fe cop- 
tradtans étendent le dos 8t les lombes. 

Qutre les mufcles extenfeurs du col, 
du dos 6c des lombes çi deflùs nommés, 
on en admet encore d’autres fitués fous 
ceux-ci qui aident leur adtion ; les uns 
font nommez intercoftaux tranfverfaux 
qui s’attachent à la partie pofterieure 
de chaque côte & fe terminent aux a- 
pophifes tranfverfes des vertebres du 
dos; ces mufcles relevent auffi les côtes. 

Les autres font nommez épineux ver¬ 
tébraux qui s’attachent d’une part à 1’^-* 



popïxîfe épineufe d’une vertebre 8c de 
l’autre part à l’apophife épineufe de 
l’autre vertebre ; les autres font nom¬ 
més tranfverfaux vertébraux qui s’atta¬ 
chent à Une apophife tranfverfe , 8c 
vont fe terminer à celle de deflus : en¬ 
fin les autres font dits épineux tranfver¬ 
faux, 8c tranfverfaux épineux ; les épi¬ 
neux tranfverfaux s’attachent à une a- 
pophife épineufe 8c vont àuneapophi- 
fe tranfverfe » 8c les tranfverfaux épi¬ 
neux vont d’une apophife tranfverfe à 
Une apophife épineufe. 

Mufdesdela Poitrine. 

La poitrine eft dilatée par vingt-huic 
mufcles. 

Les deux premiers font les petits 
dentelés fuperieurs 8c pofterieurs qui 1 
s’attachent par une aponevrofe aux a- 
pophifes épineufès des deux dernierea 
vertebres du col 8c -des deux ou trois 
premières du dos, 8c par dés digita¬ 
tions charnues à la partie moyenne 8e 
pofterieure de la ae. ^e. q.e. 8c 5 e * 
vrayes côtes, ils tirent ces quatres cô¬ 
tes en haut. 

Ci] 



*8 

Le troifiérae 8c quatrième font les 
fous-clavieres qui s’attachent àlapartie 
inferieure de l’extremité de la clavicu¬ 
le , qui s’articule avec î’acromi on 8c fe 
terminent au cartilage de la première 
côte pour la tirer en haut ; ces mufcles 
peuvent encore tirer en bas les extrémi¬ 
tés des clavicules qui touchent à l’acro- 
mion. 

Le cinquième 8c fixiéme font les 
grands dentelés qui s’attachent a la par¬ 
tie interne du bord de labafe de l’omo- 
platte^ôc à toutes les vrayes côtes partie 
moyenne anterieure, auffi-bien qu’aux 
faufles fuperieures par des digitations 
qui s’infinuent dans les elpaces decell 
de l’oblique externe, ils tirent les côtes 
où ils s’attachent en haut. 

Les vingt-deux autres mufcles font 
les intercoftaux qui font internes 8c 
externes,8c qui concourent ou à relever 
les côtes ou aiesabaiffer , leur attache 
eft au bord de la côteTuperieure 8c de 
la côte inferieure , leurs fibres vont o- 
bliquement de devant en arriéré ou de 
derrière en devant en s’entrecroilïàntles 
externes fur les internes, ce qui peut 
rendre leur mouvement mixte 8c leur 
attache & terminaifon differente. 


2P 

'La poitrine eft refferrée par vingt-huit 
anufcles, les deux premiers font lesfà- 
crolombaires , qui s’attachent par une 
aponevrofes aux apophifes épineufes fu- 
perieures de l’os facrum , ôc à la partie 
îuperieure & pofterieure de l’os ileurn , 
Sc par une partie charnue aux apophifes 
tranfverfes desvertebres des lombes,. & 
fe terminent par des plans charnus 6e 
tendineux qui s’entrecroifent enfemble 
à la partie pofterieure de toutes les cô- 
I tes ; par en bas ces mufcles fe confon¬ 
dent avec les très-longs du dos ou facré 
«es mufcles abaiffènt toutes les côtes. 

Le troiliéme 8t quatrième font les pe¬ 
tits dentelés inferieurs & pofterieure , 
qui s’attachent par une aponevrofe aux 
apophifes épineufes des trois vertebres 
inferieure du dos & de la première des 
lombes , & par quatre digitations aux 
quatre dernieres fauffes côtes, pour les 
tirer en bas. 

Le quatrième & cinquième font les 
triangulaires, autrement appelles fter- 
no-coftaux , qui s’attachent à la partie 
latérale & interne du fternum , St à la 
partie interne du cartilage des cinq der- 



- . 3 ° 

Les vingt-deux autres, font les intetf-* 
coftaux, qui comme nous avons dit * 
font communs aux deux mouvemens. 

Le diaphragme eft.encore un mufcle 
commun aux deux mouvemens, & qui 
fait la feparation du thorax d’avec le 
bas-ventre , il s’attache par toute fa cir¬ 
conférence à la partie interne du fter* 
num, & des dernieres rrayes côtes auf-î 
fi bien que des premières faulîes , for-r 
me enfuite à la partie pofterieure, deux 
appendices qui s’attachent au corps de® 
vertebres des lombes ; dans fon milieâ 
on remarque qu’il eft 'aponevrotique , 
6 c c’eft ce que l’on nomme le centre 
nçrveux du diaphragme. 

On admet encore pour relever les cô¬ 
tes, les deux fcalenes fléchiffeurs da 
col pour relever la côte première ôs 
deuxie'me. 

On y joint les intercoftaux tranfver- 
faux des lombes appelle's ici par rap~: 
porta leurs attaches tranfverfaux inter¬ 
coftaux, on les nomme auffi fufcoftaux. 

Pour abaifler-les côtes on admet les 
mufcles du bas^ventre, le triangulaire 
des lombes qui ,abaiflent la derniere 
■fauffe côte, ôc les fufcoftaux qui s’at- 



tachent à la partie interne de chaque 
côte inferieure&fe terminent à chaque 
côte fuperieure pour les abailfer. 

JidufcléÀe U Verge. 

JLa verge a fix mufclespour fes mou- 
vemens, les deux premiers font les ere- 
dleurs qui s’attachent à la partie latéra¬ 
le interne de la cuberofîté de l’ifchium,? 
embraffent les branches des corps ca¬ 
verneux , & s’èpanouifïent fur le corps 
de la verge par une aponevrofe. 

Le troifîème & quatrième font les ac¬ 
célérateurs qui s’attachent au fphinôter 
de l’anus, ôc fe terminent à l’uretre en 
Vembrafîant. 

Le cinquième & fixiéme , font les- 
tranfverfes qui s’attachent à la partie 
latérale interne dé la tuberofité de l’if¬ 
chium, & feteraÿnent à l’urétre au- 
deffous de la bulbe. 

Les èreèleurs produifent Tèreélion 
de la verge, en comprimant les bran¬ 
ches des corps caverneux ; les accélé¬ 
rateurs compriment l’uretre , & les 
ïranfyerfes la dilatent» 



Mufcles de l'Anus. 


L’Anus a trois, mufcles, le premier 
ejft fon fphinéter, qui eft un compofé de 
fibres circulaires , qui fervent à fermer 
l’anus, ôc qui s’attachent à la partie inr 
terne du coccix. 

Le deuxieme & troifiéme font les re* 
leveurs de l’anus , qui s’attachent à la 
partie interne du pubis 8c de l’ileum,8£ 
fe terminent au fphin&er de l’anus pour 
Je relever. 

Mufcles de l'OmopUtte. 

L’omoplatte a quatre mufcles par les 
ïhouvemens , le premier eftle releveur 
qui s’attache auxapophifes tranfverfes 
de la deuxième , troifiéme, quatrième, 
& cinquième vertebre du col , & fe 
termine à l’angle fuperieur & pofterieur 
de l’omoplatte pour la tirer en haut. 

Le deuxième efl: le trapeze, qui s’at¬ 
tache à la partie moyenne de l’occipital, 
au ligament cervical, à l’apophife épi- 
neufe de la derniere vertebre du col, & 
à celle des fept , .huit à neuffuperieures 




du dos j & Te termine à la partie ftfpe- 
rieure de l’épine de l’omoplatte, à la 
circonférence de l’acromion & à la cla¬ 
vicule ; ce mufcle peu* tir cf Pomoplat- 
te en haut avec le releveur, en bas, 6c 
en arriéré avec. 

Le troifiéme appelle le romboide qui 
s’attache au ligament cervical, àl’apo- 
phife épineufe de la derniere vertebre 
du col, 8c à celle des trois ou quatre 
fuperieures du dos ,8c va fe terminer à 
partie externe de la bafe de l’omoplat¬ 
te y pour la tirer en arriéré , aidée du 
trapeze fous lequel il fe trouve.' 

Le quatrième eft le petit pedtoral ou 
petit defitelélanterieur,ou coracope&o- 
raî, qui s’attache à la partie externe 8c 
anterieure de la troifiéme, quatrième 
6 c cinquième des vrayes fuperieures, 1 
fitué deffous le grand pe&oral, enfuie 
te va fe terminer à l’apophife coracoï¬ 
de , pour tirer l’omoplatte en devant, 
quelques-uns ajoutent le grand dente¬ 
lé ; qui peut tirer l’omoplatte en bas 
6 c un peu en devant. 



H 

'Mufcles du Bus. 

Le bras fait fes mouvemeris par neuf 
ftiufcles,il eft porté en haut par les deux 
premiers, qui font le, deltoide & le fus- 
épineux $ le deltoide s’attache à la par¬ 
tie inferieure de l’épine de l’omoplat'te, 
à l’acromion & à une partie de la clavi¬ 
cule ; couvre l’articulation du bras, ôc 
fe termine à la partie moyenne ante* 
rieure de l’humerus. 

Le fus-épineux s’attache dans toute la 
circonférence de la cavité fus-épineufe, 
paffe par-delfous l’acromion & le tra¬ 
pèze 3 & fe termine à la tête de l’hurtie- 
rus à une éminence affezgroffe qui s’ob- 
ferve à fa partie externe. 

Le bras eft porté en bas parle grand 
dorfale 8c le grand rond. 

Le grand dorfal s’attache à la levre 
éxterne de l’os ileum, poftericrurement 
aux apophifes épineufes fuperieures de 
Fos facrum, à toutes celles des lombes 
& aux trois à quatre inferieures du dos, 
s’attache encore par des digitations à la 
partie moyenne externe des fauffes cô¬ 
tes inferieures & fe termine à la partie 





rfupprieure 8c interne de l’humerus ; cg 
mufcie.produit fouvent un plan de fj- 
, bres charnues ,qui va s’attacher à la par¬ 
tie externe de l’angle inferieure del’o.- 
moplatte. 

Le grand rond s’attache à la face ex-, 
terne de l’angle inferieure de l’omoplat- 
te , 8c fe termine à la partie fuperieurp 
8c interne de l'humerus, au même en¬ 
droit que le grand dorfal avec lequel il 
fe confond pour l’ordinaire. 

Le bras eft porté en devant parle 
grand peétoral 8ç le coracobrachial' 
fjf-e grand peéloral s’attache à la par¬ 
tie anterieure de la cjavicule,dans topte 
la longueur duflernum , à la partie ex¬ 
terne des cartilages de toutes les vrayes 
côtes 8c fe termine à la partie fuperieu* 
te 8c interne de l'humerus. 

Le coracobrachial s’attache à l’apo- 
phife coracoide, fe confond avec une 
des têtes du biceps , & fe termine à la 
partie moyenne externe de l’humerus. 

Le bras eft porté en arriéré parle 
fous-épineux 8c le petit rond- 

Lefous-épineux s’attache dans toute 
la circonférence de la cavité fous-épi- 
fteufe de l’omoplatte 8c fe termine à la 



tete de l'humerus aune grofTe éminencô 
qui fe rrouve à fa partie externe. 

Le petit rond s’attache à la partie ex¬ 
terne de la côte inferieure de l’omo- 
platte ôc £è termine à côté du fous-épi- 
neux. 

Le bras eft approché des côtes par 
le fous-capulaire qui s’attache dans 
toute la circonférence de la cavité fousr* 1 
capulaire &fe termine à la tête de l’hu- 
merus à une petite éminence qui fe 
trouve à la partie anterieure. 

Lorfque tous ces mufcles entrent en 
contraction, ils font la rotation qui 
eft de tourner le bras en tout fens. 

Mufcles de l'avant-bras. 

r L’avant-bras fait les rnouvemens par 
flxmufcles, il eftfléchi par deux. 

Le premier eft le biceps,ainfi nommé, 
parce qu’il a deux têtes, dont l’une 
s’attache au rebord de la cavité glenoi- 
de de l’omoplatte, paflepar l’articula¬ 
tion & par une goutiere qui eft à la 
partie intérieure & fuperieure de l’hu- 
merus, feréünit enfuite avec la fécon¬ 
ds 



âe tête qui s’attache à l’apophife cora¬ 
coïde yfe confond avec le corabrachial, 
& va fe terminer par un tendon à une 
éminence qui eft à la partie fuperieure 
du radius. 

Ce mufcle produit aufli une aponevro- 
fe qui ■ pafie par-deflus le rond prona- 
teur-, fe confond avec le radial interne 
& couvre en s’épanouiflant la partie 
anterieure de l’avant-bras. 

Le deuxième eft le brachial anterieur 
qui s’attache à la partie fuperieure 
moyenne 8c anterieure de l’Humérus,8c 
fe termine à une éminence qui eft à 
la partie fuperieüre du cubitus , après 
avoir palfé par-deflbus l’aponevrofe du 
biceps. 

L’avant-bras eft étendu par quatre 
tnüfcles. 

: Le premier eft le long qui s’attache à 
îa partie fuperieure de la côte infe¬ 
rieure de l’omoplatte proche la cavité 
glenoide fe confond avec le deuxieme 
qui eft le court qui s’attache à la partie 
fuperieure, externe & pofterieure de 
l’humerus, feconfohdavecle troifiérfte 
qui eft le brachial externe ou pofterieu- 
re qui s’attache à la partie fuperieure. 



7?^L5:8 

moyenne & inférieure de l'humerus & 
Te confond avec les deux autres pour 
-s’aller terminer à l’olecrine par une 
aponevrofe qui fe continue le long de la 
partie pofterieure de l’avant- bras,. 

Le quatrième eft l’anconeus qui s'at¬ 
tache au condille externe de l’bumerus, 
& fe termine à la partie fuperieure , ex¬ 
terne 8c pofterieure du cubitus au-def* 
fous de l’olecrâne. 

Mufcles de U Pronation. 

La pronation fe fait par deux [muf- ' 
clés. 

Le premier eft le rond pronateur qui 
s’attache au condille interne de l'hume- 
rus,fe confond avec le radial interne 8c 
fe termine à la partie latérale , externç 
6c moyenne du radius. 

Le deuxième eft lequarré qui s’atta¬ 
che à la partie inferieure , interne 8c 
anterieure du cubitus 8c fe termine à la 
partie inferieure 8c externe du radius, 
ces deux mufcles font la pronation qui 
eft quand la paulme d,e la main regard? 
la terre. 

Mufcles delà fufpination. 

La fufpination fefait par deux^fc 
pies. 


Le prefnier eft le long fupinateur qui 
-s’attache à la partie moyenne, inferieu¬ 
re 8c externe de l’humerus à une ligne 
éminente qui s’y trouve,8c fe termine à 
la partie inferieure 8c externe du radius. 

Le deuxieme eft le court qui s’atta¬ 
che au condi'le -externe de l’humerus , 
embraffe l’articulation du rayon 8c.fe 
termine à la partie fuperieure^moyenne 
8c interne du radius -, quand ces deux 
«nufcles fe contrarient ils fontlafupina* 
ration qui eft quand la paulme de la 
inain regarde le ciel. 

Mufclesdu Poignet* 

le poignet fait fes mouvemens par 
fix mufeles, il eft fléchi par trois. 

Le premier qui ne fe rencontre pas 
toujours eft le palmaire qui s’attache au 
condille interne de l’humerus j fe con¬ 
fond avec le rond pronateur, 8c fe ter¬ 
mine au ligament annuitaire, s'épanouit 
enfuite en forme de patte d’oye qui 
couvre toute la paulme de la main 8c 
qui s’attache aux parties latérales des 
premières phalanges excepté au poulce. 

Le deuxième eft le radial interne qui 



4 ® 

s’attac lie au condille interne de ffiunié- 
rus, fe confond avec le fublime & le 
rond pronateur & fe termine après avoir 
pafl'é par-delTous le ligament annuitaire 
à la partie fuperieure de l’os du méta¬ 
carpe qui foûtient le doigt indicateur^ 

Le uoifiéme eft le cubital internequi 
s’attache au condille interne de rhume* 
rus,à toute la partie interne du cubitus, 
& fe termine à l’os du carpe qui eft hors 
du rang fitué du côté 8c au-deffus dil 
petit doigt. 

Le.poignet eft étendu par trois mut 
clés. 

Les deux premiers font les radiaux 
externes ou bicornis, autrement dit le 
long, & le court ; le long s'attache au- 
delfus du condille externede l’humerus 
à une ligne éminente qui s’y trouve, le 
court s’attache au condille externe de 
l’humerus, le tendon du long après a- 
voir pafte par-deïïous le ligament an¬ 
nuitaire, fe termine à la partie fuperieu¬ 
re de l’os du métacarpe qui foûtient le 
doigt indicateur, & le tendon du court 
après avoir aulli paflepar-deflous le li* 
gament annuitaire va fe terminer à ta 
partie fuperieure de l’os du métacarpe 



. ** 

qui foâtient le doigt du milieu. 

Le troifiéme eft le cubital externe qui 
s’attache au condille externe de l'humé¬ 
rus , fe confond avec l’extenfeur com¬ 
mun , s’attache à la partie externe du 
cubitus , paiïe par-deflous le ligament 
annullaire ôe fe termine à la partie ifu- 
perieure de l’os du métacarpe qui fou- 
ïient le petit doigt. 

Mufcles des doigts. 

Les doigts font leurs mouvemens pas 
des mufcles dont les uns font cohamuns 
à tous les doigts excepté au poulce, au 
doigt indicateur & petit doigt. 

Tous les doigts excepté le poulce , 
font fléchis par flx mu fc-les. 

Le premier eftle fublime ,qui s’attar 
che au condille interne de l'humerus, à 
lapartie fuperieuredu cubitus, fe con¬ 
fond avec le rond pronateur & le radial 
interne, pafle delîous le ligament an¬ 
nullaire , fe partage en quatre tendons, 
qui fe terminent aux deuxième phalan¬ 
ges. 

. Le deuxième eft le profond qui s’at¬ 
tache à la partie fuperieure & interne 
$lu cubitus à la membranejigamineufe-, 




4 2 

parle par-ddïou s le ligament annuitaire* 
fè partage en quatre tendons qui paiïent 
par un intervalle que forment les ten¬ 
dons du fublime , 8c vont fe terminée 
aux dernieres phalanges. 

Les troifiéme,quatriéme 3 cinquiéme & 
lixiéme font les lumbricaux ou vermi-j 
culaires 3 qui s’attachent aux tendons du 
profond, 6c fe terminent aux parties 
latérales des premières phalanges. 

Les doigts, excepté le poulce, font en¬ 
tendus par l’extenfeur commun qui s’at¬ 
tache au condille externe de l’humerus, 
fe confond avec le cubital externe,pafle 
enfuite par-deflbus le ligament'annui¬ 
taire 8c fe partage en quatre tendons 
plats, qui font pofés fur la partie pofte- 
rieure des os du métacarpe, 8c qui s'at¬ 
tache le flong du dos des phalanges , 
jufqu’à laderniere où fe terminent, ces 
tendons proche les premières phalan¬ 
ges, font tenus enfemble par des petites 
bandes de fibres tendineufe. 

Les doigts excepté le poulce,font ap¬ 
prochez ôc éloignez les uns des autres 
par les interofieux, qui font pour l’or¬ 
dinaire lix; fçavoir, trois internes 8è 
irois externes, qui s'attachent aux os 


üu carpe & métacarpe, occupent lea 
intervalles qui font entre les os du mé¬ 
tacarpe & fe terminent aux parties la¬ 
térales des premières phalanges avec les 
lombricaux. 

Les internes approchent les doigts 
les uns des autres, & les externes les éf 
loignent. 

Mufcles du poulce. 

Le poulce fait fes mouvemens par: 
cinq mufcles, il eft e'tendu par deux, le 
premier eft le long, qui s’attache à la 
partie fuperieure , moyenne & externe 
du cubitus , s’attache à la membrane 
Jigamenteufe, pafte par-deffous le li¬ 
gament annullaire & produit deux 
tendons , l’un fe'termine à la partie fu¬ 
perieure de la première phalange du 
poulce, & l’autre fe continue jufqu’à 
la derniere. 

Le deuxième eft le court, qui s’at- 
tacheà la partie moyenne externe du 
cubitus à la membrane ligameufe, pafle 
par-deflous le ligamènt annullaire, Se 
fe terminé à l’extremité de la derniere 
phalange du poulce. 

Le poulce eft fléchi par fonflechiftear 



propre, qui s’attache à la partie mcyerî- 
fie 8c interne du radius , à la membra¬ 
ne ligamenceufe, pafle par-deftous le 
ligament annuitaire^ 8c fe termine à la 
derniere phalange du poulce. Le poul- 
«e eft éloigné des autres doigts par 
le tenar , qui s’attache au ligament an¬ 
cillaire commun j à l’os du carpe qui 



' se-foutient^à la première phalange, 8t 
fe termine à la partie fuperieure late- 
ïâle , externe de la deùxiéme phalange. 

Le poulce eft approché des autres 
doigts T par l’anti-tenar , qui s’attache 
à l’os du carpe 8c métacarpe , qui fou- 
tiennent le doigt du milieu , 8c fe ter¬ 
mine à la partie fuperieure 8c interne de 
fa deuxième phalange du poulce. 

Mufcles du doigt indicateur.- 

Le doigt indicateur a deux mufclds 
■qui lui font propres, le premier eft l’in¬ 
dicateur qui s’attache à la partie 
moyenne externe du cubitus , paflè 
fous leligament annuitaire 8c fe termi¬ 
ne à la derniere phalange du poulce, 
fon tendon fe confondant avec celui- 
de l’extenfeur commun. 



Le deuxième eft l’abduéieur , qui 
s’attache à la partie interne de lapre- 1 
miere phalange du poulce & fe termine 
à la partie fuperieure latérale externe de 
la première phalange du doigt index 4, 
four l’éloigner des autres doigts * en 
l’approchant du poulce. 

Mufde s du petit doigt- 

Le petit doigt a deux mufcles pro¬ 
pres , le premier eft fon extenfeur , qui 
s’attache au eondille externe de l’hu- 
merus $ fe confond avec l’extenfeur 
Commun, paffe par-deffous le ligament 
annuitaire, & fe termine à l’extrémité 
de la derniere phalange ., en fe confon¬ 
dant avecl’extenfeur commun. 

Le deuxieme eft l'abducteur ,appellé 
hypotenard qui s’attache au ligament 
annullaire , à l’os du carpe qui eft horl 8 ** 
de rang , à l’os du métacarpe qui fou-, 
tient le petit doigt, & fe termine à la 
partie fuperieure , latérale interne delà 
première phalange ; ce mufcle éloigne 
le petit doigt des autres. 




46 

'Adufcles de la cuijfti 

U cüifTe fait fes mouvemensà la fa-' 
veur de quinze mufcles ,■ elle eft fléchie 
par troisle premier eft le pfoas , qui 
s’attache à la partie latérale du corps et® 
la derniere vertebre du dos, 8c des trois 
à quatre fuperieures des lorftbes, aufli- 
bien qu’à leurs apophifes tranfverfes/e 
confond enfuite avec l’iliaque , &t fe 
termine au petit t^oeanter.Le deuxième 
cft l’iliaque qui s’attache dans toute la 
cavité interne de l’i'leum, & à fa cir¬ 
conférence, fe confond avec le pfoas &£ 
fe termine au petit trocanter. 

Letroifiéme eft le peétinus, qui s’at* 
tache à la partie anterieure dupubis, & 
fe termine au-deffbus du petit tro¬ 
canter. 

La cuifle eft étendue par trois, le 
premier eft le grand feflièr , qui s’atta¬ 
che à la tuberofifé del’ifchium, a fonli- 
ganient, ait cotcix, à l’os facrum, 8e à 
îalevre externe de lfos iletrm , fe con¬ 
fond avec l’apoflevrofe du facialata, 3 c 
fe termine à la partie externe du fémur,, 
trois travers de doigts au-deflous d® 
grand troeanter. 


Le deuxieme- e ft le moyen fcfeffier 
qui s’attache à la le.vre externe de l’qs 
ileum , 6c fe termine à la partie fupe- 
rieure du grand trocanter. Le troifiéme 
eft le petit feftier , qui s’attache dans la 
cavité externe de l’os ileum ? Sc fe ter¬ 
mine dans la cavité du grand trocanter. 

La cuiffe eft portée en dedans par le 
triceps, la première tête s’attache à la 
partie fuperieure du pubis, proche la 
limphifea&fe termine à la partie moyen¬ 
ne .& interne du fémur , la deuxième 
tête s’attache à la partie moyenne du 
pubis } Sc fe termine à la partie fripe- 
rieur,e , moyenne 8t interne du fémur 
au-deflus Au premier. 

La troifie'me tête s’attache à la partie 
inferieure du pubis 8c à la tuberofité de 
l’ifchium & fe termine à la partie pofte- 
rieure du femur , depuis fa partie 
moyenne jufqu’au condille interne. 

La cuilfe eft portée en dehors, 8c 
demi pirculairement par ft.x mufples ,1e 
premier eft le piramidal qui s’attache à 
la partie moyenne , latérale 8t interne 
de l’osfacrum ôc fe termine après avoir 
pafle par l’échancrure de l’os ileum 
daps la cavité dq grand trocanter. 




4 § 

le deuxième eft le gemeau fuperieur* 
qui s’attache 4 l’épine de l’ifchium & fe 
teimine dans la cavité du grand tro- 
canter. 

Le troiftéme eft le gemeau inferieur 
qui s’attache à la tubèrofité de 1'ichium, 
{k fe termine dans la cavité du grand 
trocanter. 

Le quatrième eft l’opturateur interne 
qui s’attache à la circonférence interne 
du trou ovalle, à la membrane qui le 
bouche, & fe termine dans la cavité du 
grand trocanter. 

Le cinquième eft l’opturateur exter¬ 
ne qui s’attache à la circonférence ex¬ 
terne du trou ovalle f à la membrane 
qui le bouche , &fe termine dans la ca¬ 
vité du grand trocanter t en fe confon¬ 
dant avec les autres. 

Le fixiéme eft le quarré qui s’attache 
à la partie latérale externe de la tube- 
rofité de l’ifchium , 8c fe termine à la 
partie' pofterieure & interne du grand 
trocanter. 

Mufcles de la Jambe. 

La jambe fait fes mouvemenc par 
onze mufcles, elle eft flechie par qua¬ 
tre, Le 


g premier eft le demi nerveux, qui 
Rattache à la tuberofité de l’ifchium , fe 
.confond avec une des têtes du biceps 8c 
fe termine à la partie fuperieure 8 c in-» 
terne du tibia. 

Le deuxième eft.le demi membraneux 
qui s’attache àlatuberofitédel’ifchium, 
& fe termine à la partie polterieure du 
condiile interne du tibia. 

Le troifiéme eft le biceps , dont la 
première tête s’attache à la tuberoficé de 
l’ifchium , fexonfond .avec le demi ner¬ 
veux, 8 c la deuxieme s’attache à la par¬ 
tie moyenne 8 z pofterieure du fémur, 
pour,après s’être réunies toutes les deux 
enfemble, s’aller terminer à la partie fu. 
perieure du péroné. 

Le quatrième eft le grêle in terne, qui 
s’attache à la partie moyenne de l’os pu¬ 
bis proche lafimphife, ôcfe termine à la 
partie fuperieure & interne du tibia. 

La jambe eft étendue par quatre muf- 
cles, le premier eft le droit grêle , qui 
s’attache à l’épine inferieure & anterieu¬ 
re de l’ileum , 8 c au rebord de la cavité 
Cotiloide,le deuxième èftle vafte interne 
qui s’attacheà la partie fuperieure & in¬ 
terne du fémur, le troifiéme eftle vafte 

E 




fO 

externe qui s’attache à la partie fupf 4 
ïieure & externe du fémur, le quatriéf 
me eft le crural qui s’attache à la partie 
fuperieure.&anterieure du fémur; ceg 
quatre mufcles fe confondent enfemblç 
pourformer un tendon qui s’attache à la 
rotule & à la partie fuperieure ôc ante^ 
j-ieure du tibia. 

La jambe efl portée fur l’autre par I4S 
Couturier, qui s’attache à l’épine fupe-* 
rieure .& anterieure de l’ileum, & fe ter-* 
mineàla partie fuperieure & interne dit 
tibia. 

La jambe efl: tournée en dehors parle 
poplitée ou jaretiere, qui s’attache à la 
partie pofterieure du condile externe du 
fémur,& fe termine à la partie fuperieUj 
ire , moyenne .& pofterieure du tibia. 

La jambe efl portée avec la cuilfe en 
dehors par lé facialata, qui s’attache $ 
l’épine fuperieure & anterieure del’i- 
leum , produit une aponëvrofe , qui lé 
confond aveclegrandfefîler, & couvre 
•la partie externe de la cuilfe , & fe ter* 
«line ,à la partie fuperieure du péroné , 
enfuite recouvre toute la partie externs 
<às h jambe. 


l 'Mufcles du Pied. 

te pied a huit mufcles pour faire fes 
tnouvemens * il eft fléchi par deux ; le 
premier eftlejambier anterieur qui s’at¬ 
tache à la partie fuperieure & anterieure 
du tibia, à la membrane ligamenteufe, 
paffe fous le ligament annuitaire , & fe 
termine à l’os cunéiforme, qui foutienC 
le poulce. 

Le deuxième eft le peronier anté¬ 
rieur qui s’attache à la partie fuperieure, 
, moyenne & anterieure du péroné, pafle 
deflbus le ligament annuitaire, & fe ter¬ 
mine à Fos du metatarfe , qui foutienC 
le petit doigt. 

Le pied eft étendu par lïx mufcles, les 
deuxpremiers font les gemeaux,qui s’at¬ 
tachent à la partie fuperieure ôe pofte- 
rieure des deux condillesdu fémur. 

Le troifiéme eft le folaire, qui m’atta¬ 
che à la partie fuperieure 8c pofterieure 
du tibia & du péroné, fe confond avec 
les gemeaux , pour former le tendon, 
d’achille , qui s’attache à la partie pof-; 
terieure du calcanéum, & produit une 
aponevrofe, qui s’attache fur le fublime 




êzl( te mine à la partie latérale des pré* 
miusp îalanges. 

. L q utriéme eft le plantaire qui s’at-» 
tache a la partie pofterieure du condrlle 
externe du fémur, Ôc fe termine au cal* 
caneum. 

Le cinquième eft le jambier pofterieur, 
qui s'attache à la partie fuperieure f 
moyenne 8c pofterieure du tibia, paffs 
par le ligament annullaire , 8c fe termi- 
au feaphoide. 

Le lîxiétne eft le peronier pofterieuf 
qui s’attache à la partie fuperieure ôs 
moyenne du péroné, paflè par. deffous 
le ligartient arinullaire, 8c fe.termine à 
la partie pofterieure de l’os du metatarfs 
qui foutient le poulce. 

On obferve que les deux jambiers porr 
tient le pied en dedans & les deux pero’? 
niers le portent en dehors^ 

'Mufcles communs des doigts'. 

Les doigts font fléchis par fix mufcleîy 
le premier eft le fublime qui s’attache a 
la partie inférieure du calcanéum , 8c fe 
•terminé par qüatre tendons aux deuxié^ 
jmes phalanges, ce mufcle eft recouvert 
delà patte d’oye.v 



Le deuxième eft le profond, qui s’at¬ 
tache à la partie fuperieure & pofterieu- 
re du tibia, palïè delfous le ligament an¬ 
nuitaire , 8c deffous le flechilTeur du 
poulce,avec leqwel il fe confond par une 
malle charnue, fe termine enfuite par 
quatre tendons, qui paffent par les fé-< 
parafions .du fublime , aux dernieres 
phalanges. 

Le troilléme,quatrième,cinquième & 
fixiémefont les lombricaux, qui s’atta¬ 
chent aux tendons du profond , 8c fe' 
terminent aux parties laterales*des pre¬ 
mières phalanges. 

Les doigts font approchés 8c éloignés 
les uns des autres , par les interolTeux 
internes & externes,qui Rattachent dans 
les intervalles des os du metatarfe, 8c fe 
terminent aux parties latérales de pre¬ 
mières phalanges ; les internes appro¬ 
chent les doigts 8c les externes les éloi¬ 
gnent. 

Les doigts font étendus par deux 
mufcles, le premier eft le long, qui s’at¬ 
tache à toute 1a partie anterieure dit 
péroné ,palfe fous le ligament annuitai¬ 
re, & fe divife en cinq tendons,dont l’un 
fe termine à l’os du metatarfe qui fou^- 


tient le petit doigt,& les quatre autres a! 
l'extrémité des dernieres phalanges , ex¬ 
cepté au poulce. 

Le deuxième eft le court, autrement! 
appelle pedieux,qui : s'attache à la partie 
fuperieure du calcanéum & de l’aftragal; 
fe partage enfuite en quatre tendons ? 
qui fe terminent à l’extremitaé des der- 
eieres phalanges^xcepté au petit doigt, 

Mufeles dit Poulce. 

Le poulce a quatre mufeles pour feâ 
mouvemens , il eft fléchi par fonflechif- 
feur propre , qui s’attache à la partie fu¬ 
perieure moyenne & pofterieure 4u pe-i 
roné.,pafle par la goutiere , qui eft à la 
partie interne du caleaneungpar deflous 
. un ligament annullairé & par deflous le 
thenar,gagne enfuite la plante du pied oit 
là il fe confond' avec une maflè charnus 
du profond , & fe termine à l’extremité 
ce la derniere phalange.- 
Le poulce eft étendu par foir extenfeur 
propre, qui s’attache à la. partie fupe¬ 
rieure,moyenne &anterreure du peronéÿ 
pafîè par deflous le ligament annullairé,, 
êc fe termine à la derniere phalange* 


le poulce eft éloigné des antres doigt# 
par le thenar, qui s’attache au, calca¬ 
néum , au fcaphoide , à un des cunéifor¬ 
mes & à l’os du metatarfe, qui fondent 
le poulce 3 & fe termine à la partie pof~ 
terieure, latérale & interne de la pre¬ 
mière phalange. 

Le poulce eft approché des autre#' 
doigts par le tranfverfe , qui s’attache à 1 
l'os du metatarfe , qui fondent le petit 
doigt, traverfe la plante du pied, & fe 
termine à la partie pofterieure, latéral® 
& externe de la première phalange di» 
poulce* 

Mufcles du petit Doigt, 

Le petit doigt eft éloigné des autres 
doigts par l’hypothenar,qui s’attache au’ 
calcanéum, à l’os du metatarfe qui le 
foutient, & fe termine à la partie pofte¬ 
rieure & externe de la première pha¬ 
lange du petit doigt. 

f in de la Myologie* 




■ ^ 

. - - • , Z . '. • .•.• : - 


■ -, • 

. * ■ -■■il rU'ii.O: * ; t{ y ■ .'fjSiniSM 


• r 


■ 


, , V ;r. : _ 




• •' :o . 

/.Ù ^ 



angeolggie, 

T ’Angeoldgie eft une fcience qui 
JLynous inftruit des vaiffeaux fanguins, 
organes deftinés à porter le fang pour 
la nourriture de nos parties , 6c à 
rapporter celui qui eft dcfuperflu , ce 
qui s'exécute par là circulation, qui eft 
tonfidéré ou comme Te faifant dans 
l’hoitiirie, ou tomme Te faifant dans le 
fœtus. 

De U émulation du fang dans Vhomme » 
On entend par la circulation du fang 
un 'hlouvement de ladite; 1 liqueur du 
centre qui eft le cœur à la circonférence 
"qui font tibs 1 parties-vbiïïnes 1 ou éloi¬ 
gnées, les tuyaux qui le charient du cen¬ 
tre à la circonférence font les arteres , 
& cè,ixx qui le rapportent de la circon¬ 
férence au- centre font les vèines ; les 
arteres partent du ventricule gauche du 
'cœur, & les veines vont à l'oreillette 
‘.'droite. 

Des Arteres. 

Pe la partie fuperieure du ventricule 





gauche du coeur part un gros tronc 
d’artere , qui dans Ton commencement 
produit deux arteres appellées coro« 
naires, qui fe diftribuent au cœur pour 
-fa nourriture, çnfuite faifant un peu de 
chemin en montant il fe réfléchit de 
droite à gauche,pour former une crofleî 
de là convexité de laquelle part trois 
.troncs , qui font la carotide droite-, la 
carotide gauche,& la fqqs-clayieregam 
che ; le concours, de cés trois troncs 
forme l’aorte fuperieure qui fe diftri- 
bue à toutes les parties fituées au deflus 
du cœur, lacrolTe ayant produit ces 
trois troncs, elle fe réfléchit 4 e fl^ui; 
en bas ? pour former l’aorte inferieure 
qui en fait la continuation 8cqpi.fe di- 
ftribue à toutes les parties fituées 3117 . 
fieflous du cœur. 

pe F Joue fuperieure. 

La carotide droite après avoir fait 
quelque trajet de chemin 3 prqdu.it la 
fous-clayiere droite. ,. ;1 

La carotide tant droite que gauche ; 
monte le long de la partie latérale <3?. I 3 
trachée artere ? jufqu’à la trachée du l'a- 
rinx fans jetter de branches, enfuite fe 
partage en deux troncs,dont le plus gra§ 


gfehd le nom de carotide interne 8t le 
plus petit celui de carotide externe; 

La carotide externe produit cinq 
branches, la première fe nomme tiroï- 
de, qui va à la glande tiroïde, aux 
mufcles du larinx , & à l’oefopHage ; la 
deuxieme fe nomme fublinguale qui fe 
diftribue à la langue ^ à la glande fub¬ 
linguale & aux mufcles de la langue; la 
troifiéme branche fe nomme maxillaire 
qui fe diftribùe aUX mufcles de la m⬠
choire , des levres, du nez & autres; la 
quatrième eft la temporale qui fe diftri¬ 
bue aux parties de la face ôc à la partie 
anterieuredu crâne; de la temporale parc 
l’artere de la dure-mere, qui entre dans 
le crâne $ par un trou qui fe trouve au 
fphenoide appelle épineux * enfpite fe 
diftribue à la dure-mere ; la cinquième 
eft la cervicale pofterieure, qui pafTe de 
devant en arriéré , & fe diftribue aux 
mufcles du col, de là tête , 8e à la par¬ 
tie pofterieure du crâne. 

La carotide interne tant droite que 
gauchej étant feparée del’externe^entre 
dans le crâne par un conduit qui fe trou¬ 
ve à l’apophife pierreufe de l’os destem- 
pes ? enfuite fe diftribue à la dure-mere, 

Âi i. 



àu cerveau & à Tes parties,Se produit i£ 
ne branche qui entre dans l’orbite par le 
trou optique , Se quife diftribue à l’œil 
8c à fes mufeles, & une qui entre par la- 
fente irreguliere, pourJe même ufagei 
. La fous-claviere droite» qui part de la: 
carotide droite avec la foûs-claviere 
gauche , qui part de la crofîe, prennent, 
ce nom fous la clavicule.. 8c produifent 
chacune quatre branches,la première eft 
la mammaire interne , qui produit la; 
mediaftine- qui va au mediaftin,la tirni- 
que, qui fe diftribue à la glande du mê¬ 
me nom, 8c la perieardine qui fe diftri¬ 
bue au péricarde; enfuite elle.fe couche 
lelong.de la partie interne du cartilage 
des côtes, 8c entre la troifie'me & qua¬ 
trième, ellç produit une branche qui 
palTe à travers les mufeles intercoftaux» 
pour fe diftribuer à la mamfnelle; de là 
continue fon chemin en defcendant juf- 
qu’au mufcle droit,le long duquel elle fe: 
continue jufqu’à .fa partie moyenne où ; 
die s’anaftemofe avec lr’épigaftrique ; la 
deuxième branche eft l’intereoftal fiape- 
rieur, quife diftribue aux quatre côtes. 
fuperieures,aux mufeles intercoftaux 8c 
à la pleyre; la troiûême eft la. cervical© 


1 

interne qui fe diftribue aux mufcles ex- 
tenfeurs du col 8c de la tête 8c au pha- 
rinx ; la quatrième eftla vertebiale qui 
paffe par les trous des apophifes tranf- 
verfes des vertebres du col * 8c étant 
parvenue à la première vertebre, elle fe 
loge dans une goutiere^qui eft.à la partie 
pofterieure de chaque apopnife oblique 
îuperieure, 8c de là entre dans le crâne 
par le trou occipital, 8c délions la moel¬ 
le allongée , pour fe diftribuer au cer¬ 
veau , au cervelet 8ç à ieurs parties; 
auffi-bien qu’à ladure-mere 5 ilfaut ob- 
ferver qu’elle s’anaftemofe avec la caro¬ 
tide interne. 

Lorfque la fous-claviere a produit ces 
quatre branches ,elle palFepar l’écarte¬ 
ment des têtes des mufcles fcalenes, 8c 
parvient fous Taillèlle ,.où elle prend le 
nom d’axillaire , qui produit. plu fleurs- 
branches ; l’une fe nomme thorachique 
qui va à la partie externe du thorax, la 
deuxième fe nomme fcapulairè qui va 
aux mufcles de l’omoplatte,1a troifiéme 
fe nomme cervicaiexterne qui fe diftri- 
bue aux extenfeurs.c|u col. 8c de la tête, 
la quatrième fe nomme mammaire ex¬ 
terne qui fe distribue aux mammelles, 



ë 

enfin les cinquièmes font lès iftufcuîai- 
res qui fe diihibuent aux mufeles da 
l’omoplatte & de l’humerus. 

L’axillaire étant parvenu à la partie' 
fuperieure& internede l’humerus,prend 
le nom de brachiale , enfuite defcend le' 
long de la partie anterieure & interne 
de l’humerüs, deffous & à côté du bi¬ 
ceps jufqu’à fa partie inferieure, dans 
tout ce chemin elle jette des branches, 
qui fe diflribuent aux parties voifines ; 
étant parvenue a la par tie inferieure de 
l’humeapsj s’enfonce dans le pli dü bras 
deffous lerondpronateur,ou : là elle pror 
duit deux branches qui font la cubitale' 
& la radiale, appellée-autrement l’arte« 
redu poulx. 

Lacubipaledans fon commencement 
produit une branche,qui cotoyé le long: 
de la partie anterieure de la membrane 
ligamenteufe deffous le profond , & é~ 
tant parvenue au-deffus du quarré,per¬ 
ce ladite membrane.ligamenteufe, & fe 
diftribue aux extenfeurs des doigts & dit 
poignet,enfuite la cubitale continue fon* 
chemin le long de la partie anterieure 8é 
interne du cubitus deffous le cubital in** 
<erne>paffe delà par:deffous lè ligament 


àfirsüllaîre , gagne la paulme de la rtiaitr 
& fe divife en plufieurs branches qui. 
font lituées aux parties latérales des 
doigts jufqu’à leur extrémité. 

La radiale defcend le long de la par¬ 
tie interne & anterieure diwadius def- 
fous le long fupinateuf, & étant parve-» 
hue à la parrie inferieure du radius, elle 
pafle de la partie anterieure à la pofte-i 
rieure , où elle produit des branches 
dont l’une s’anaftemofe avec la cubitale: 
6c les autres fe diftribuent au poulce,an 
dos & à la paulme de la main; dans tout 
ce chemin la cubitale 6c la radiale pro-f 
duifent des branches, qui fe diftribüent' 
aux parties circonvoilines. 

De rAorte inferieure. 

La continuation de la croffe formé 
donc, comme il a été dit, l’aorte ini 
ferieure qui dans fon commencement} 
produit les arteres de ruishc, autrement 
appelles-bronchi aies , qui fe diftribüent 
dans toute la fübftance despoulmons 
pour leur produire la nourriture ; ce 
tronc fe trouve litué le long de la partie 
anterieure & latérale gauche du corps 
des vertebres du dos , dans ce che¬ 
min il produit huit à dix arteres appel- 



s 

iées intefcoftales inferieures, qui vont 
aux côtes , en fe logeant comme les fu.- 
perieuret dans la goutiere qu’on y ob¬ 
serve , & il en produit encore qui vont 
à l’oefophage appellées œfophagienes » 
enfuite ce tronc pafle de la poitrine 
dans le bas-ventre deflbus & entre les 
deux appendices du diaphragme, 8c 
produit des troncs & des branches. 

La première branche fe nomme fphre- 
tlique ou diaphragmatique.qui fe diftri- 
bue au diaphragme/ouvent cette bran¬ 
che ne part pas de l’aorte , mais de là 
cœliaque , pour lors la première diftri- 
bution eft la jœliaque qui fe diftribue 
en trois branches. 

La première eft le fpleriiqüe qui co- 
toye le long du pancreas^en lui donnant 
des branches appellées pancréatiques ,■ 
& va fe diftribuer à la ratte pour fa nour¬ 
riture j de la Ipknique part la gaftrique 
gauche qui va à la partie convexe de l’e- 
ftomac , & fe continue par plufieurs 
branches le long de l’épiploon appellées 
gaftripiploiques, il en part aufli. des 
branches qui vont au fond de l'eftomac, 
Appellées vaiffeaux courts. 

L La deuxième branche de la cœliaque 


èfî l'hépatique , qui va fe diftribuer a\f 
foye, pour lui porter la nourriture,dans 
fon chemin elle jette plulkurs branches,- 
fçavoir la gaftrique droite , qui va fe 
rendre à la partie convexe de l’eftotnac» 
où elle s’anaftemofe avec la-gaftrique 
gauche, là elle produit auffi des bran¬ 
ches qui vont à l’épiploon appellées ga- 
ftrepiploiques, la gaftrique droite dans 
l'on commencement produit la, duode- 
nale qui va au duodénum , & la pan¬ 
créatique qui va au pancréas , enfuite. 
l’hépatique produit lapilorique qui va 
au pilore , ôt les fiftiques qui vont à la 
vefllcule du fiel. 

La troifiéme branche de la coeliaque, 
fe nomme coronaire ftomachique, qui 
Va fe diftribuer à la partie concave de 
l’eftomac , & s’anaftemofe enfuite avee 
les deux gaftriqües. 

Lorfque la diaphragmatique ne parc, 
point de l’aorte , elle part de la coro¬ 
naire ftomachique ou de la cœliaque , 
faifant pour lors la quatrième diftnbu- 
tion. 

Au-deftous de la cœliaque part de 
l’aorte un tronc, appelle mefanterique 
fuperieur qui fe diftribue au.mefantere^ 



i® 

fes glandes,aux inteftins gfèles,^ à une 
partie des gros, enfuite elle s’anaftemo-' 
le avec la mefanterique inferieure. 

Aü-deffoiis de la mefanterique fupe- 
rieures partent des parties latérales de 
l’aorte des émulgentès , qui font quel¬ 
quefois fitnples, quelquefois doubles ôc 
quelquefois triples ôc quatruples ; ces 
artere vont au rein , pour lui porter la 
nourriture St la matière de la filtration; 
de ces arteres partent celles qui vont 
aux cap fuies atrabilaires. 

Au-deffous des émulgentes partent 
pour l’ordinaire de l’aorte , deux bran¬ 
ches appellées arteres fpermatiques, qui 
aux hommes fe rendent aux tefticuies 
pour les nourrir & pour leur porter la 
matière de la filtration , ôe aux femmes 
elles fe diftribuent aux parties du bàïïin* 
comme à la matrice 8t à fes dépendan¬ 
ces. 

Au delTous des fpermatiques,quoique 
leur commencement ne l'oit pas tou¬ 
jours où je l’ai déterminé,part de l’aorte 
un. tronc appellé mefanterique inferieu¬ 
re, qui fe diftribue aux gros inteftins ÔT 
dont une branche s’anaftemofe avec là 
.mefanterique fuperieure vers le milieu 





du colum, & l’autre fe continue le long 
. du reétum & va à l’anus, & aux parties 
voiiines fe nomme hemoroidale in.» 
terne, , . 

L’aorte x>utre ces troncs & ces bran-* 
elles produit depuis le diaphragme,juf- 
qu’à fa bifurcation des arteres qui par¬ 
tent de fa partie pofterieure , on les ap-: 
.pelles lombaires qui fe diftribuent auiç 
parties contenantes du bas-ventre» 

L’aorte étant parvenu environ le corps 
de la derniere vertebre des lombes, elfe 
fe bifurque & produit les deux arteres 
iliaques, à l’angle de la bifurcation &c 
pofterieurement part pour l’ordinaire. 
qne branche appelléefacrée, qui fe glifle 
le long de k.partie interne de l’os fa-» 
■trum. .-V; 

Les iliaques ayant fait un trajet de 
chemin fans jetter des branches,elles fe 
. di vifent en deux troncs, l’un fe nomme 
^ili;aqueinterne& l’autre iliaque externe. 

L’iliaque interne autrement .appellée 
: by pogaftrique s’incline dans le ba|fin v du 
elle produit.plufieurs branches', dont la 
^premic-re qui fait canal dans le fœtus', 
fe nomme artçre umbilicale , il en fera 
parlé ailleurs ; ,1a deuxième branche eft 
. l’ppturatrice qui fort par le trou 'ovailQ 


*2 

en pafiant au travers les opérateurs 
•Te diftribue au triceps, aux corps caver¬ 
neux & au.periné; la troifiéme branche 
.eft la honteiife interne, qui fe diftribue 
aux parties renfermées dans le baflîn, 
à la verge & au clitoris; la quatrième 
enfin eft l’hemoroidalle externe qui fort 
par l’échancrure de l’os des ifles, & fe 
divifeen plufieurs branches , qui fe di¬ 
stribuent aux parties voifines. 

L’iliaque externe continue fon che¬ 
min le long du mufcle pfoas jufqu’à l’ar¬ 
cade des mufcles du bas-ventre Sc pro¬ 
duit deux arteres dont la première fe 
nomme épigaftriqne , qui fe diftribue 
au mufcle droit & s’anaftemofe avec la 
mammaire , la deuxiéme ; eflr la mufeu- 
laire , qui fe diftribue au mufcle ilia¬ 
que , &c. 

L’iliaque externe ayant palTé par- 
de (Tous l’arcade des mufcles du bas- 
'ventre , prend le nom de cruralle , 
qui en fon commencement produit la 
hdriteufe externe , qui fe diftribue aux 
parties externes de la génération. 

Au-delTous de la homeufe externe 
partent trois branches confiderables, 
; appelléesmufculsiires^ui fe diftribuent 


aux mufcles de la cuiflè 8c de la jambe; 
la première branche s'incline vers la 
partie externe de la cuiffe, la deuxiè¬ 
me s’incline du côté de la partie inter¬ 
ne , &la troifiéme defcend le long de 
la partie interne de lacuiffe. 

La cruralle a fon commencement à la 
partie fuperieure & anterieure de la 
cuiiïe, d’où elle s’incline à la partie in¬ 
terne j & de d’interne gagne la partie 
pofterieurejufqu’au jarret; dans ce che¬ 
min outre les branches nommées ci- 
deffus, elle en produit d’autres qui 
vont aux parties voijfines» 

La cruralle étant parvenue fous le 
jarret produit trois branches, la pre¬ 
mière defcend le long de la partie po¬ 
stérieure du péroné & fe nomme furale» 
la deuxième defcend le long de la par¬ 
tie pofterieure du tibia & fe nomme 
tibiale , la troifiéme perce la membra¬ 
ne ligamenteufe de derrière en devant 
St côtoyant la partie anterieure de ladi* 
te membrane en defcendant, fe va di-i 
ftribuer avec les deux autres aux muf- 
cles delà jambe du pied & des doigts. 


B 



Des Veines. 

Le fang ayant qtéâinfi diftribuéà tou? 
tes les parues du corps, foit pour leur 
nourriture , foit pour la. filtration de 
quelque liqueur, eft par cqnféquent dé¬ 
nué- des particules nqcefiàires à fes fon¬ 
ctions, ce qui fait -qu’il eft obligé de re¬ 
cevoir une préparation qui ne peut être 
qu’après avoir été reporté au çoqurpaf 
des tuyaux appejlés veines,qui different 
des arteres, en ce que les troncs de vei¬ 
nes font formés par les branches , & les 
troncs d’arteres forment des branches. 

Le fang, qui n’a'pû être employé pour 
la nourriturçdesparties renfermées dans 
le crâne eft repris par des capillaires de 
veines,qui forment des branches qui fç 
rendent à d’autres plus confiderables 
auxquelles onadonnéle nom de finus* 
dont le nombre a été déterminé, de dix- 
fept. 

Le premier eft le finus longitudinal 
fuperieur qui fe trouve-au dos de la 
faulx, il commence au conduit borgne 
du coronal, ôc allant de devant en ar¬ 
riéré 4 fe va degorgér dans les finus laté¬ 
raux } ce .finus eft logé dans une goude? 




te qt^on remarque au eoronal, à Iajort- 
élion des pariétaux & à l'occipital.- 

Le deuxième eft le finus longitudinal 
inferieur, qui régné tout le long dit 
tranchant delafaulx & fe va rendre att 
Éorcular ou droit. 

Le troifiéme eft le tôreuïar ou droic 
qui reçoit le finus longitudinal inferieur 
&: fe termine entre les deux latéraux,il 
eft très-court & eft fitné entre la jonéïiort 
delafaulx avec la tente du cervelet. 

Le quatrième & cinquième font les 
finus latérauxqui font pour ainft dire 
la bifurcation du finus longitudinal fu- 
perieur,l’un & l’autre fe trouvent logés 
danslagoutiere tranfverfale de l’occi¬ 
pital , & dans celle de l’os des tempes , 
qui font un demi cercle que ces linus 
fuivent jufqu’à leur fin , qui eft au trou 
déchiré, par ou ils paffent pour après 
former la jugulaire interne. 

Les trois premiers finus dégorgent non 
feulement le fàng qu’ils contiennent 
dans les latéraux, mais encore les autres 
dont le fixiéme & le feptiéme font les 
finus fuperieurs de labafe du crâne,qui 
font logés dans une gouti ere , quieft au 
îranchant del’apophifc pierreufe. 


i6 

Le huitième & neuvième font les fi-’ 
nus inferieurs de la bafe du crâne, fi- 
tués à la partie inferieure & anterieure 
de l’apophife pierreufe. 

Le dixiéme & onzième font les finus 
occipitaux, le douzième & treiziéme 
font les opfalmiqués, le quatorzième 
& quinziéme font lesfphenoidaux,touî 
ces finus fe trouvent au Iphenoide,enfin 
le feiziénie & le dix-fepeiéme font les fi 4 
nus de la tente du cervelet -, ces finus i 
comme il a été dit, vont auxiateraux* 
en fe communiquant l'un avec l’autre V 
&les latéraux fe terminent au fortirdn 
crâne aux jugulaires internes, qui def- 
éendent le long de la partie latérale du 
col, à côté des carotides & de la tra* 
chée artere & ferendent à la veine fous- 
claviere; dans leur chemin elles reçoi¬ 
vent quelquefois les cervicalles internes 
& externes. 

Le fang qui n'a pu être employé pour 
la nourriture dès parties extérieures dè 
la tête & du col, revient par des veines 
qui reçoivent différées noms fuivànt 
leur fituation, 8c qui fe dégorgent dans 
les jugulaires externes,qui fontfîtuésà 
la partie latérale du col » fous le mufcle 
peaucier». 


Celle qui fe trouve à fa partie ante¬ 
rieure du crâne , ou au front fe nomme 
preparate,qui paflant par le grand angle 
de l’orbite prend le nom d’angulaire, 
celle-ci fe communique avec les finus 
optalmiques, celle qui régné le long du 
nez fe nomme nazalle, celle de la partie 
latérale de la tête fe nomme temporale , 
celle qui paffë fur le milieu de la m⬠
choire inferieure fe nomme maxillaire,, 
toutes ces branches vont donc fe rendre 
aux jugula ires externes qui fe terminent, 
ou aux jugulaires internes, ou à la fous- 
elaviere, & qui dans leur chemin reçoi¬ 
vent les veinesIhblinguales , les timi¬ 
des, & quelquefois les cervicales inter¬ 
nes & externes» 

Le fan g qui n’a pû être employé pour 
la nourriture de la main , revient par 
des capillaires de veines, qui forment 
des branches furie dos de la main, donc 
celle qui fe trouve entre les os du mé¬ 
tacarpe, qui foutiennent le doigt annu¬ 
laire & le petit doigt fe nomme falva- 
telie, qui fe réünit avec les autres bran¬ 
ches, pour en former de plus confidera- 
bles,qui reçoivent le nom de radiales & 
de cubitales, par rapport à leur fïtua- 




iS 

ti on,8c qui reçoivent le fang qui revient 
détour l’avant-bras. 

Les radiales 8c les cubitales étant par¬ 
venues vers le pli du bras , elles fe réu< 
niffent enfemble , & là forment quatre 
branches qui prennent divers noms y 
celle qui eft à la partie fliperieure du 
pli du bras, fe nomme céphalique, qui 
après avoir monté le long de la partie 
externe du bras gagne l’aiffelle, pour fe 
rendre à la veine axillaire; celle qurfe 
trou ve au milieu du pli du bras, fe nom¬ 
me mediatre , qui va de là céphalique à 
celle qui'fe'trouveà la partie inferieure 
du pli du brasappellée bafelique; celle | 
qui fe trouve au coude fe nomme cubi¬ 
tale, ces trois veines concourrem à for- 
metla brachiale qui monte lé long de 
la partie interne 8c anterieure du bras; 
dans ce chemin elle reçoit les veines qui 
rapportent le fang du bras. 

La brachiale parvenue fous l’aiffelle; 
forme avec la céphalique, l’axillaire qui 
•reçoit plufieurs branches } la première 
eft fa mammaire externe , qui rapporte 
le fang des mammelles, la deuxieme eft ' 
la fcapulaire , qui rapporte le fang de« 



rp 

mufcles de Tomoplatte 8c du bras , lü 
trentième eft la tliorachiq'qe , qui rap¬ 
porte le fang du thorax , la quatrième: 
eft la cervicale pofterieurequi rapporte: 
le fang de la partie pofterieure du col. 

L’axillaire ayant reçu toutes ces- 
branches, pafte entre les têtes du fcalene 
& parvient fous la clavicule, où elle fe 
nomme fous-elâviere,là elle reçoit plu- 
fieurs branches j la première & la plus- 
confidèrable eft la jugulaire interne & la 
jugulaire externe, quand elle nfc ferend. 
pas à l’interne ; la deuxieme eft la 
mammaire interne qui revient des mu£f 
des droits en accompagnant l’artere ; la 
troifiéme 8c quatrième font les cervica-- 
les internes 8c externes, quand elles ne; 
vont point à la jugulaire , elles rapport 
tentle fang des parties du col ; la- cin-j 
quiéme eft l’intercoftale fuperieure,quî. 
rapporte le fang despotes fuperieures 8cr. 
des mufcles intercoftaux ; la fixième eft 
la timique qui rapporte le fang de la 
glande du même nom ; la lèptiême eft 
la mediaftinequi vient du mediaftin; la. 

t iéme enfin eft la pericardine qui: 
x du péricarde» 



m 

%.$ fôiis-claviere ayant reçue toutes 
Êes branches/e réunit avec celle du cô¬ 
té oppofé & forme la veine cave fupe¬ 
rieure. 

Le fang qui n’a pâ être employé pour 
la nourriture des parties de la poitrine ÿ 
eft repris par des veines appellées inter- : 
coftalles inferieures fituées de même 
que les arteres dans la goutiere des cô¬ 
tes & qui vont fe rendre à la veine azi- 
gos, fituée le long de la partie latéral© 
droite du corps des vertebres du dos ; 
l’azigos enfuite va fe rendre à la veine; 
cave fuperieure. 

La veine cave fuperieure étant formée 
par les deux fous-clavieres,& ayant re¬ 
çu l’azigos , va fe rendre dans l’oreil¬ 
lette droite du coeur, pour y décharger 
le fang qui vient de tôutes les parties- 
fuperieures où je le laide pour le re-- 
prendre plus b»s. 

Ilfautobferver io. qu’à la réunion de¬ 
là jugulaire interne gauche avec l’axil¬ 
laire & la fous-claviere , vient fe rendre- 
le canal thorachique t qui apporté ou le" 
chile ou lalimphe qui fe mêle avet^iü 
fang ; en fécond lieu que la veine azi- 
gos, par fa partie inferieure le commua 


ftique avec la veine cave inferieure a** 
vant qu’elle entre dans la poitrine. 

Le fang qui n’apû être employé pouf 
la nourriture du pied revient par des 
capillaires de veines', qui forment des, 
branches , lelquelles étant réunies en- 
femble forment la faphene interne ôc 
l’externe. 

La faphene interne commence à la 
malléole interne, monte enfuice fous la 
peau le long de la partie interne de là 
jambe £k de la cuiffè * & va fe rendre à 
la cruralleun peu au-deffous de l’arcade 
des mufcles du bas-ventre. 

La faphene externe monte le long de 
la partie externe de la jambe, pour s’al¬ 
ler rendre environ le jarret à la crural-, 
le, conjointement avec les autres bran¬ 
ches qui rapportent le fang des parties 
voifines. 

Lacruralle a donc fon commence¬ 
ment au jarret ôe eft formée par les, 
branches ci-deffus , qui rapportent le 
fang du pied & de la jambe; du jarret 
elle monte en s’inclinant du côté .de la 
partie interne de la cuilfe; étant parve¬ 
nue vers le milieu de lacuiife , elle s’in¬ 
cline delà partie interne à la partie an- 



éé 

ferîeure en montant à l’arcade des muf? 
clés du bas-ventre ; dans tout fon che¬ 
min elle reçoit les branches des veines, 
qui rapportent le fang de là chiffe. 

Lacruralle étant parvenue à la partie 
fuperieure de la cuiffe 4 reçoit trois 
branches qui ont des noms particuliers; 
la première qui vient du fcrotum , ou 
des grandes levres ,■ fuivantle fexe, fe 
iiomrnè honteufe externe ; la deuxieme 
fe nomme faphenc interne ; la troifiéme 
eft la mufculaire qiîr vient des mufcles 
fléchiffeurs 8c extenfeurs de la jambe 4 
extenfeurs 8c abducteurs de la cuiffe» 

La cruralle ayant reçû ces branches 
paflé par-deffous l’arcade des mufcles 
du bas-ventre , 8c à fon entrée elle re¬ 
çoit la veine mufculairequi vient de 
î’iliaqu'e, 8c l’épigaft-rique qui vient des 
mufcles droits , 8c là elle commence à 
prendre le nom d’iliaque externe. 

Le fang qui n’a pu être employé pour 
la nourriture des parties renfermées 
dans le bâffin , de la verge, 8c des muf¬ 
cles de la cuifîè revient par les veines 
hemoroidalles externes, les honteufes 
internes 8c les opturatriGes, qui vont» 
former les hypogaftriques, autrement* 
appellées iliaques internes» 





L’ilîaque interne enfuite s ? anaftemofe 
avec l’iliaque externe , pour former un 
Iront qui a le nomfeul d’iliaque; cet 
iliaque après un peu de chemin s’anafte- 
mofe avec celle du côté oppofé, pour 
former la veine cave inferieure, environ 
l’angle que forme l’union des deux ilia - 
ques,8cvient fe rendre àla veine facrée. 

La veine cave inferieure , monte en- 
fuite le long de la partie latérale débite 
du corps des vertebres des lombes, à 
côté de l'aprce., jufqu’audiaphragma; 
dans tout ce chemin elle reçoit des 
branches de veines } qui font nommées 
lombaires,, outre cela elle reçoit la vei¬ 
ne Ipermatique droite, qui vient du te* 
fticule droit, & la veine émulgente de 
chaque côté qui vient des reins; la veine 
émulgente gauche qui reçoit la veine 
Ip.ermatique gauche. 

, La veine cave inferieure étant parVe- 
ougà là hauteur du foye , paflepar fa 
partie concàve dans unegoutiere qui s’y 
trouve,& enfuite entre dans la poitrine 
par un anneau que forme le diaphragme. 

Le fang qui n’a pu être employé pour 
|a ; nourriture du reéhim,eft repris par la 
yeinehemoroidale interne^qui va fe-ren- 


çire à la veine mefanterique inferieure * 
qui rapporte le fang d’une partie des 
gros inteftins , ôequi fe va rendre à la 
veine fplenique. 

Le fang qui revient des inteftins grès 
les & d’une partie des gros eft repris par 
la veine mefanterique fuperieure qui fe 
va rendre à la veine porte -, en s’anafte- 
mofant avecla veine fplenique; dans ce 
chemin la mefanterique fuperieure re¬ 
çoit la veine gaftrique droite, qui vient 
de la partie convexe de l’eftomac,& la 
gaftrique droite reçoit les gaftrepiploi- 
ques qui viennent de F épiploon. 

Le fang qui revient de la ratte eft re - 
pris par la veine fplenique , qui va fe 
rendre avecla mefanterique fuperieure à 
la veine porte ; dansfon chemin elle re¬ 
çoit les veines pancréatiques, qui viens 
nent du panereas;la veine mefanterique 
inferieure, & la gaftrique gauche, qui 
yient de la partie convexe de l’eftomaç. 

Le fang qui revient de la partie con¬ 
cave de feftomac eft repris par la coro¬ 
naire ftomachique, qui va fe rendre à 1s 
yeine fplenique ou à la veine porte. 

La veine porte ayant reçu toutes ces 
branches churie le fang dans le finus de la 
povtg 





porte dans lequel on obferve plufieurt 
t-mbouchûres , qui ne font que les diftri- 
butions de la veine porte , qui condui- 
fent le fang dans toute la fubftance du 
foye , pour produire la filtration de la 
bile , après quoi ce fang eft repris par 
«les branches de veines qui fe nomment 
hépatiques , qui reçoivent non feule¬ 
ment lé fang qui vient de la veine porte, 
mais encore celui qui a été porté par l’ar- 
tere hépatique, enfuite les veines hépa¬ 
tiques vont fe rendre à la veine cave in¬ 
ferieure dansl’endroit où elle pafTe dans 
la goutiere du foye,où là elle reçoit aufii 
la veine fprenique ou diaphragmatique 
qui vient du diaphragme, & le canal ve- 
neux dans le fœtus. 

La veine cave inferieure monte enfuite 
fe rendre dans l’oreillete droite du cœur, 
conjointement avec la veine cave fupe- 
rieure , le fang va de l’oreillete droite 
dans le ventricule .droit ou anterieur,, 
qui lerenvoye dansl’artere poulmonaire, 
pour qu’elle le diftribue aux pulmons, 
afin qu’il puifle y acquérir de la part de 
l’air les particules capables de nourrir 6e 
filter , & dont il eft dénué en y entrant ; 
ce fang ayant ttaverfé la fubftance des 



poulinons , en revient par des branches 
4e veines qui fe réuniffent enfemble & 
qui forment avi fortir des poulmons qua¬ 
tre troncs trè-cours ; fçavoir, deux de 
chaque côté, ces quatre troncs font nom¬ 
més veines pulmonaires , ils rappor¬ 
tent le fang dans l’oreillette gauche du 
cœur, qui'le pouffe dans le ventricule 
gauche ou pofterieur , & du ventricule 
4 eft envoyé dans l’artere aorte qui le 
diftribue, comme il a été dit ci-deffus, à 
toutes les parties du corps pour leur pro¬ 
duire la nourriture 8c l’accroiffement, 
pour reparer les pertes,& enfin pour fer- 
vir à la filtration des differentes liqueurs* 

Delà circulation du fang dans le foetus. 

Le fœtus renfermé dans la matrice 
cil enveloppé de deux membranes , la 
première eft l’amnios qui renferme cette 
liqueur que l’on voit fortir dans le tems 
de l’accouchement, lorfque les mem¬ 
branes fe font ouv.e tes , & dans la¬ 
quelle le fœtus nage ; la deuxième eft le 
coriutn qui eft uni avec l’amnios 8c qui 
eft adhérant à la furface externe du pla¬ 
centa, 8c qui eft contigu avec la ma-, 
trice. 



Le placenta, autrement appelle arrie s 
fefâix, ou delivre , n’eft autre chofequ’- 
unemaffe vafculairedont la figure repre- 
fente à peu près celle d’un gâteau , 8 c 
C’eft à fa faveur que le fœtus reçoit le 
lang pour fa nourriture * & fe déchar¬ 
ge de celui qui eft furnumeraire à fa 
nourriture. 

Cette malle fe trouve appliquée 8 c 
adhérante à la-furfaee interne de la ma¬ 
trice , foit à droit s foit à gauche, anti¬ 
cipant versfon fond & dans fa partie po- 
fterieure; on y confidere deux furfaces. 
Tune intérieure, inégale & adhérante 
à la matrice par les vaiffeaux de com¬ 
munication , l’autre eft extérieure ôc 
polie à la faveur-de l’amnios qui la ta-, 
pille. 

La fubftance n’eft point charnue., 
comme difent certains Anatomiftes, 
puifque l’on obfcrve que ce n’eft que 
i’entrelafïement des vailïèaux de tout 
genre qui forment plûtôc un corps vaf- 
culaire ou glanduleux , qu’un corps 
charnu. 

L’adherance que le placenta a avec la 
matric^ ne vient que de la part de l’ana- 
dîemofe des arteres capillaires de la mat« 
C ij 



28 

triee avec les veines capillaires du pla¬ 
centa , 8c de l’anaftemofe des arteres 
capdlaires du placenta avec les veines 
capillaires de la matrice. 

G’eft par cette mutuelle communica¬ 
tion d’arteres 8c de veines que le fœtus 
reçoit fa nourriture 8c fe décharge de 
ce qui efldefuperflu , ainli les veines 
capillaires du placenta s’étant anafte- 
mofees avec les arteres de la matrice 5 
elles reçoivent de la mere un fang char¬ 
gé de particules nourriciers, ces capil¬ 
laires feieunifTent enfuire enfemblc 
pour former des branches, qui après a-: 
voir parcouru toute la fubftance du pla¬ 
centa , fe rendent à fa furface exté¬ 
rieure où elles rampent, 8c là environ 
le milieu elles fe réunifient toutes en- 
femble pour ne produire qu’un feul 
tronc auquel on a donné le nom de 
veine ombilicale qui concoure avec les 
deux arteres aufquelles elle fe jointà fer*^ 
mer un cordon d’environ demi aulne de 
longueur plus ou moins. 

Il faut obferver ici deux chofes, pre¬ 
mièrement que la veine ombilicale dans 
toutel’étendue du cordon fe contourne 
autour des deux arteres en forme de 


. 2 ? 

^îffe ou de fpirale, 8c fecondement qu’il 
eft necefiaire de ia longueur de ce cor¬ 
don , pour que le délivre ne foit pas fi 
l’ujct à fe détacher dans le tems que l’en¬ 
fant fe retourne , ce qui occafionneroit 
des pertes de fang accompagnées de la 
mort de l’enfant ; & pour que , quand 
l'enfant fort, il puilîè répondre à l’in¬ 
tervalle qu’il y a entre le fond de la 
matrice & l’enfant dehors , ce qui fait 
que nous devons toujours' prendre la 
précaution de nous affurer fi le cordon 
n’eft point embarafte avec l’enfanta par¬ 
ce qu’il devient plus court, 8e en vou¬ 
lant tirer l’enfant on tire violemment le 
délivre , 8c même fi fon adherance eft 
très-forte le fond de la matrice. 

La veine ombilicale ayant aidé à 
former le cordon , 8c étant parvenue au 
milieu du ventre du foetus } pafie par 
l’anneau que forment les aponevrofes 
des mufcles obliques 8c tranfverfes , a- 
près quoi elle quitte les deux arteres 8c 
monte obliquement le long delà furfaee 
externe du péritoine renfermé dans fon 
tiflu cellulaire, 8c gagne l’échancrure 
du foye pour s’aller ouvrir dans une di¬ 
latation de la veine porte appellée finus 
<r 


de la porte qui reçoit le fang qui vient 
par <xtte veine umbilicale , lequel fe 
mêle avec celui qui revient de l’efto- 
mac, des inteftins , de la ratte & dû 
pancréas par la veine porte qui décharge 
.auffi le fang dans le même finus. 

Dans ce finus ce fang qui vient tant 
de la veine ombilicale que dé la veine 
porte , fe partage en deux parties ; la 
première enfile le canal veneux qui fait 
la continuité de la veine ombilicale, ce 
fang ne paife point dans la fubftance 
du foye & va tout d’un coup à la - faveur 
du canal veneux à la veine cave infe¬ 
rieure , à l’endroit où elle paffe par le 
diaphragme ; la deuxième partie du 
fang contenue dans le finus , eft reprife 
par un nombre d’embouchures qu’on 
obferve dans la circonférence de ce fi¬ 
nus , & qui font le commencement des 
diftributions de la veine porte,lefquelles 
charient le fang dans toute la fubftance 
du foye pour produire la filtration de la 
bile. 

L e fang porté au foye ayant fervi à 
k filtration de la bile , & le fang por¬ 
té pir l’artère hépatique ayant fervi à 
la nourriture du foye, l’un ôc l’autre eü 


repris par les veines hépatiques qui le 
reportent dans la veine cave inferieur® 
au même endroit du canal veneux. 

Le fang qui n’a pu être employé pour 
la nourriture de toutes les parties fituées 
au-deffous du diaphragme revient par la 
veine cave inferieure qui étant parvenue 
entre le-diaphragme & l’oreillette droi¬ 
te du cœur mêlé fon fang avec celui 
qui vient de la veine ombilicale par le 
canal veneux , & avec celui qui vient du 
foye parles veines hépatiques. 

Le fang qui revient de toutes les par¬ 
ties fituées au-deffus du cœur eft reçu 
par la veine cave fuperieure qui mêle fon 
fang dans l’oreillette droite du cœur 
avec celui de la veine cave inferieure.' 

Le fang des deux veines caves étant 
dans l’oreillette droite» là il fe partage 
en deux parties ; la première pafie de 
l’oreillette droite dans l’oreillette gauche 
par un trou appelle aval ou bâtai de fa 
figure & du nomdfe l’autheur, ce trou 
fe trouve à la cloifon des deux oreil¬ 
lettes, ce fang ne va point dans le ven¬ 
tricule droit , la deuxième partie de 
fang va dans l’oreillette droite dans le 
ventricule droit ou anterieur qui le 


chafle dans le tronc de l’artere puhù’ 0 » 
naire qui fe divife en trois branches j 
la première 8c la plus confiderable fc 
nomme conduit botal du nom del’au- 
theur, ou canal de communication ; la 
deuxieme & troifiéme branche , font 
les arteres pulmonaires. 

Le fang du ventricule droit 8c ante¬ 
rieur étant dans le tronc artériel pul¬ 
monaire fe partage donc en trois parties* 
la première va de Fartere pulmonaire 
dans Faorte tout droit par le conduit 
botal , cette partie de fang ne pafle 
point dans les poulmons , les deux 
autres parties de fang' font celles qui fe 
diftribuent aux poulmons par les arte- 
res pulmonaires pour y entrerenir la 
circulation} ce fang après avoir par¬ 
couru les poulmons en revient parle® 
racines de veines pulmonaires qui le 
déchargent dans l’oreillette gauche du 
cœur où il fe mêle avec celui qui a 
pafle de l’oreillette droite dans cette 
oreillette gauche. 

Ces deux parties de fang de ^oreillette 
gauche font pouflées dans le ventricule 
gauche 8c pofterieur qui le chaflè dan® 
ï’aorte où il fe mêle avec celui qui eft 


Tenu de l’artere pulmonaire par le cori- 
duit bocal. 

Ce fang étant dans l’aorte fe diftri- 
bue à toutes les parties du corps du 
fœtus tant pour les nourrir , augmen¬ 
ter & accroître , que pour produire les 
differentes filtrations qui fe font chez 
lu i comme dans l’adulte. 

De chaque artere iliaque interne , au¬ 
trement appelle hypogaftrique , part 
Un canal de décharge appelle artere 
ombilicale qui monte le long de la par¬ 
tie latérale &pofterieure delà veille fut 
la furface externe du péritoine , enfer¬ 
mée dans fon tiflu cellulaire; & étant 
toutes deux parvenues au milieu du 
ventre , s’accompagnent de la veine 
ombilicale & paflent par l’anneau des 
aponevrofes des mufcles obliques & 
tranfverfes , fe continuant le long du 
cordon en fe contournant avec la vei¬ 
ne en forme de ville. 

Ces deux arteres étant parvenues au 
placenta , elles fe divifent chacune eu 
plulîeurs branches,qui après avoir ram¬ 
pé fur fa furface extérieure, s’enfoncent 
dans fa fubftance & fe terminent pat 
des capillaires d’arteres qui s’anaftemo- 


fènt avec les capillaires de veines de 
matrice pour leur porter ce qui eft de 
fuperflu à la nourriture du fœtus. 

Il faut obferver que les deux arteres 
ombilicales & la veine dans leur tra¬ 
jet qui forme le cordon, font envelop¬ 
pées de la continuation des membranes 
qui renferment le fœtus ; on obferve 
encore que le trou ovale fe ferme , que 
le Conduit botal devient ligament aufti 
bien que la veine ombilicale & les 
deux arteres, & que l’anneau de l’om¬ 
bilic fe ferme. 

Pour ce qui eft de l’ouraque on le 
trouve ligament dans le fœtus, com- 
thençant au fond de la veffie &C mon¬ 
tant entre les deux arteres ombilica¬ 
les jufqu’à l’anneau des aponevrofes des 
tnufcles obliques & trafifverfes où on 
obferve qu’il difparoît en s’e'panouiiTant 
au commencement du cordon , il régné 
aufïï fur la furface externe du péritoine 7 
renfermé dans fon tilfu cellulaire. 

De la Neurologie. 

La Neurologie eft une fcience qui 
nous inftiuic des organes deftinés à 



produire à nos parties le mouvement 8c 
Je fentiment, foit à la faveur des efprits 
animaux , foit à la .faveur des ébranle-» 
mens; on nomme ces organes, nerfs. 

Les nerfs font confiderés comme des 
cordons formés.d’un nombre infini de 
filets qui ont leur principe ou au cer« 
veau ik.. cervelet , ou à la moelle d& 
l’épine. 

Des dix paires de nerfs qui partent du ceri 
veau & de fes dépendances. 

La première paire.de nerfs du cerveau 
font les olfaâifs qui partent de la par¬ 
tie anterieure des corps canelés, pafle 
le long & à côté de l’apophife crifta- 
galli, fe partagent enfuite en plusieurs 
filets qui enveloppés de la dure & pie- 
mere pafient par les trous que l’on re¬ 
marque à la partie fuperieure de l’et- 
moïde & s’épanouifient à la membrane 
pituitaire , membrane qui tapiffe toutes 
les lames du nez pour l’organe de l’o?» 
dorât. 

La deuxième paire de nerfs du cer¬ 
veau font les optiques qui partent des 
éminences appellées couches des nerfs 


eptiqu.es; ayant fait un trajet de che¬ 
min 3 elles fe réuniffent enfemble 8c 
enfuite fe divifent pour paffer par le 
trou optique 8c entrer dans l’orbite, de¬ 
là gagnent la partie pbfterieure du glo¬ 
be de l’œil, paffent au travers de la cor¬ 
née opaque ou fcelerotique, auffi-biea 
que de l’uvée ou coroïde 8e s’épanouif- 
fent fur la furface interne de l’uvée 
pour former une membrane très-mince 
appellée la retine organe de la vûë. 

Latroiliéme paire de nerfs du cerveau 
font les moteurs qui partent de la partie 
anterieure de l’éminence annuitaire, en¬ 
trent dans l’orbite par la fente irregu? 
liere, 8c fe partagent en plufieurs bran¬ 
ches ; F une fe termine au relevetjr d.ç 
l’œil 8c de la paupière, la deuxième fe 
rend à l’abd'uéleur, 8c les deux autres 
à l’abaiflfeur, 8c au petit oblique. 

La quatrième paire de nerfs du cer¬ 
veau font les pathétiques quipartent des 
éminences nates Sc pafifentparta fente 
irregu-licie du. fphenoidepourfe termi¬ 
ner au grand oblique de l’œil. 

La cinquie'me paire de nerfs du cer¬ 
veau part de l’éminence annulaire 8c fc 
partage en trois cordons. 


Le 




Le premier fe nomme optalmi<JUc 
-qui avant de paffer par la fente irregu- 
Jiere produit l’intercoftal, entre enfuite 
dans l’orbite par la fente irreguliere 8c 
fe partage en deux branches, la pre¬ 
mière fort de l’orbite par le trou ou é- 
chancrure du coronal pourfe diftribuer 
; à la partie anterieure du crâne. 

La deuxie'me branche fort de l’orbi¬ 
te par lé trou orbitaire interne formé 
.par l’union de l’os planum avec le coro- 
jnal & fe diftribue à la membrane du 
.nez; outre ces deux branches l’optalmi* 
que fe diftribue auffi aux parties de 
i’ceil 8c à la glande laçrimale. 

Le deuxieme cordon de la cinquième 
qsaire des nerfs fe nomme maxiliairefu- 
..perieur , il fort du crâne par le trou 
rond du fphenoide , appelle auffi trou 
maxillaire fuperieur , entre dans l’orbi- 
,jte, 8c fe partage en deux branches, la 
première enfile le conduit guftatif ou 
palatin„pour fe diftribuer à la voûte du 
palais , la deuxieme branche continue 
fon chemin tout le long d’un conduit 
.appelle orbitaire externe pour fortir 
hors de l’orbite 8c fe diftribue aux dents 
de la machoir^ fuperieure 8c aux par¬ 
ties de ladite mâchoire. 


D. 


Le troifieme cordon delà cinquième 
paire de nerfs 4 fe nomme maxillaire in- 
feriècire,ilfort du crâne par le trou ova¬ 
le du fphenoide appelle auffi maxillaire 
inferieure , & produit enfuite plulieurs 
branches, la première fe perd dans le 
mufcle crotafite , la fécondé pallè entre 
l’apophife coronoide & le condille de 
la mâchoire inferieure intérieurement 
pour enrrer par le conduit mentonier 
£k fe diftribuer aux dents de ladite m⬠
choire , & après fort de ce conduit pro¬ 
che le menton , & fe diftribue aux par¬ 
ties dç la mâchoire ; enfin les autres 
branches fe perdent dans le mufcle maf- 
feter, dans la glande parotide , dans le 
mufcle buècinateur, & au conduit car¬ 
tilagineux de l’oreille, & particulière¬ 
ment il y a urïe branche qui entre dans 
la caille du tambour par une finuofité 
qui fe trouve à la partie pofterieure de 
la caillé au-delîiis de la trompe d’Eufta* 
che,cette branche fe rend à la membra¬ 
ne du tambour, & fe nomme la corde 
du tambour. 

La fixiéme paire de nerfs du cerveau 
fort delà partie pofterieure de l’e'mi- 
nence annulaire , produit une branche 
qui aide à la formation du nerf inter- 
coftal, enfuite fort du crâne & entre 


dafts 1‘orbite par la fente irreguliere» 
pour s’aller perdre toute entière au muf- 
de abdudteur de l’œil. 

La feptiéme paire de nerfs du cerveau 
font les auditifs qui partent de la partie 
pofterieure 8c latérale de l’éminence an» 
hullaire j après quoi fe partage en deux 
portions 3 l’une fe nomme portion molle 
8c l’autre portion dure , ce qui répond 
à leur plus ou moins de confiftance. 

Ces deux portions entrent par un. 
trou appelle auditif interne , qui fe 
Rencontre à la face, interne 8c pofte¬ 
rieure de l’apophife pierreufe de l’os des 
tempes ; ces deux portiohs étant dans 
le conduit auditif , elles fe féparent 
l’une de l’autre , fçavoir la portion 
molle , fe diftribue au labyrinte , aux 
canaux demi circulaires, au limaçon 8c 
dans le v.eftibule, 8c la portion dure , 
continue fon chemin dans un conduit 
particulier 8c fort du crâne par l’ouver¬ 
ture de ce conduit , qui eft limé entre 
l’apophife maftoide 8c ftiloide appelle 
ftilomaftoidien , 8c fe diftribue aux 
mufcles qui s’attachent à l’apophife 
maftoide 8c ftiloide , à la glande paro¬ 
tide , aux mufcles de la face, 8cc. 

La huirie'me paire de nerfs du cer¬ 
veau fe nomme paire vague , parce 





40 

■qu’elle fe diftribue dans la poitrine- St 
dans le bas-ventre çà Sc là , elle parc 
des éminences piramidalles par pltr- 
fieurs filets qui fortent du crâne par la 
partie anterieure du trou déchiré étant 
accompagnée du nerf fpinal ; à, fa fortie 
elle produit des branches au larinx & 
pharinx, enfuite elle defcend lé long de 
la partie latérale du col à côté de la 
trachée artere & des carotides jufqu’à 
l’entrée de la poitrine , où elle produit 
les deux nerfs recurrens , qui rcraotf* 
tent de bas en haut, le droit defîôus là 
fous-claviere droite , & le gauche def- 
fous la croffe ; & côtoyent les parties la‘- 
terales de l’œfophage & de la trachée 
artere jufqu’au larinx, en fe diftribuant 
à toutes ces parties; la huitième paire 
produit enfuite en s’anaftemofant avec 
le nerf intercoftal un plexus appelle 
cardiaque , qui fe diftribue au cœur Qc 
au péricarde , & un plexus appellé pul¬ 
monaire, qui fe diftribue aux poulmons, 
après quoi defeendant le long de l’oefb 1 - 
phage , vient fe rendre à l’orifice fupe- 
rieur de l’eftomac,où ilforme lepl-xus 
ftomachique „ qui fe diftribue à f.ftoi- 
mac , de là produit avec l’intercoftal le 
plexus hépatique qui va au foye, ôc le 
plexus fplenique qui ya à la rat te. 


Le nerf intercoftal eft formé par une 
branche de la cinquième paire , & par 
une de la fixiéme, fort enfuite du crâne 
par le conduit par <où entre la carotide 
internejà fa fortieforme un ganglion qui 
s’anafiemofe avec la deuxième paire de 
nerfs & la première vertébrale ; de ce 
ganglion il en part plufieurs filets, qui 
fe diftribuent aux mufcles fléchiffeurs 
du col& delà tête, enfuite i’intercoftal 
defcend le long de la partie anterieure 
& latérale du col jufqu’à la partie fu- 
perieurede la poitrinej dans ce chemin, 
elle fe communique avec les nerfs ver- 
tebrauxjétant parvenue à l’entrée de la 
poitrine , elle forme un ganglion , d’où 
partent des filets de nerfs , qui aident 
avec la huitiémepaire, à former le ple¬ 
xus cordiaque , qui va au cœur. 

L’intercoftale enfuite defcend dans la 
poitrine le long de la partie,latérale des 
vertebres du dos , fur la partie interne 
de la racine des côtes, fe communi¬ 
quant avec les nerfs dorfaux, 8c étant 
parvenu environ la fixiéme ou feptiéme 
vertebre produit plufieurs branches qui 
s’anaftemofent enfemble & forment là 
l’intercoftale anterieure , pour la diftin- 
guer de celle d’où elle part ; qui dans 
cet endroit fe nomme intercoftale pof- 




.4* . „ 

terieure, qui continue toujours fa route 
le long de la partie latérale du corps des 
vertebres du dos & des lombes , & là 
long de l’os facrurtî , ou- elle’ s’àrfafte- 
mole avec celle du côté oppofé. 

Dans touc ce chemin l’intercoftale 
inferieure produit des filets qui fe di- 
ltribuent aux parties voifines,& étant 
parvenue à l’osfacrum , elle communi¬ 
que avec les nerfs lombaires & facrés. 

L’intercoftale anterieure palTe au tra¬ 
vers du diaphragme 8c étant dans ie 
ventre produit avec la huitième paire, 
le plexus hépatique qui va au foye 8c 
le plexus fplenique qui va à laratte , de 
là eflr produit le plexus rénal , qui va 
aux reins & capfules atrabilaires , en- 
fuite eft formé le plexus mefanterique 
qui accompagne les diftributions des 
arteresmefanteriques,& va tant au me¬ 
fanterique qu’aux intelîins, & enfin fe 
forme le plexus facré ou hipogaftrique’, 
qui fe diftribue aux parties qui fe trou¬ 
vent renfermées dans le baffin. 

La neuvième paire de nerfs du cerveau 
appellée gulîatif, part des éminences 
folivaires &Tort du crâne par les trous 
qui fe rencontrent au-deffus des con- 
dilles de l’occipital, trous auffi nommés 
guftatifs,enfuite fe perd dans la fubftan- 


ce 5e la langue, où elle Forme les ms^ 
melons pour l’organe du; goût, elle fe 
perd auffi dans les mulcles ftcrnohyoi- 
diefis 8c bronchiques,-8c dans la glande 
timique; cette neuvième paire fe coiw 
muniqueavec la branche delà cinquiè¬ 
me paire,qui Fe diftribue à la langue, Sc 
avec les premiers nerfs vertébraux. 

La dixième paire de nerfs du cerveau, 
part de l'extremité pofterieure des émi¬ 
nences olivaires, entre l’occipital 6c la 
première vertebre du col, pafle def- 
fous les arteres vertébrales dans la gou- 
tiere qui fe trouve derrière les apophi- 
fes obliques fuperieures de la première 
vertebre du Col, 6c fe diftribue aux: 
mufcles obliques & extenfeurs de la cêr 
te, 8c fe communique avec la première 
paire vertébrale 8c le nerf intercoftal. 

Des trente paires de nerfs qui partent, 
delà moelle de l’épine. 

La moelle de l’épine qui eft comme 
en fçait la continuation de la moelle 
allongée, ÔC qui prend ce nom entre 
l’occipital 8c la première vertebre du 
col,fe trouve logée le long du canal que 
forment les vertebres réunis enfemble,8e 
dans ce chemin. produit trente paires 





<de nerfs qui, fortent parles trous qu’on 
obferve entre la réunion de chaque 
Vertebre latéralement 8c entre les apo^ 
phifes obliques , &c qui ont differens 
noms,8c vont fe diftribuer en differentes 
parties» 

La première paire de nerfs de la moël# 
le de l’épine font les fpinales qui par¬ 
tent de la partie latérale de la moelle de 
l’épine,mentent de bas en haut,entrent 
dans le crâne par le trou occipital 8c 
par-deffous la moelle allongée,gagnent 
la huitième paire avec laquelle elless’ac- 
compagnent,pour enfuite fortirducrâne 
avec elle , par la partie anterieure du 
trou déchiré, après quoi elle quitte la 
huitième paire 8c fe perd aumufcleftra- 
pefe 8c au romboide ; dans ce chemin 
le nerf fpinal, communique avec les 
trois premières branches vertébrales» 
De la partie latérale des vertèbres du 
col partent de chaque côté fept bran¬ 
ches de nerfs appellées vertébrales 8c 
fuivant quelques-uns cervicales. 

La première paire de nerfs vertébrale 
ou cervicale étant partie de la moelle 
de l’épine paffe par le trou qui eft entre 
la première vertebre du col 8c la fécon¬ 
dé 8c fe partage en deux branches, l’une 
fe diftribue àlapartiepoftevieure de la 


tête 5c fuperiéure du col, la fécondé s'a? 
Xiaftemofe avec la huitième , neuvième 
6c dixiéme paire , avec l’intercoftale 65 
avec la deuxième cervicale ou verté¬ 
brale. 

La deuxième paire de nerfs verté¬ 
brale ou cervicale après être fortte par 
le trou qui eft entre la deuxième ôc troip- 
fiéme vertebre du col ,-fe diftribue par 
plufieurs branches à toutes les parties 
du col, ôc fe communique avec la troi- 
fiéme vertébrale. 

La troifiéme paire de nerfs vertébrale 
ou cervicale., après être fortie par le 
trou qui eft entre la troifiéme ôc qua- 
me vertebre du col * fe diftribue à la 
peau du col, aux extenfeurs du ccl 
de la tête ôc produit le nerf diaphrag-» 
manque Ôc communiqué avec fa qua¬ 
trième cervicale. 

La troifiéme paire vertébrale ayant 
fourni le nerf diaphragmatique, autre¬ 
ment nommé fphreniqne , il defeend 
dans la poitrine le long de la partie laté¬ 
rale ôc anterieure du péricarde jufqu’atf 
diaphragme auquel ilfe diftribue. 

La quatrième paire de nerfs vertébra¬ 
le ou cervicale après avoir paffé par lé 
trou qui eft entre la quatrième 8c cin¬ 
quième vertebre du col fournit deÿ 





tranches aux mufcles vdifins, & com¬ 
munique avec la cinquième vertebralé 
8c le nerf diaphragmatique ou fphre- 
hique. 

La cinquième, fixiéme & feptiéme 
paire denerfà vertébrales ôutervicales* 
après avoir palïé entre la cinquième 8 c 
fixiéme, fixiéme 8 c feptie'me, feptiéme 
8 c première vertebre du dos,forment les 
nerfs brachiaux qui vont fe diftribuer 
aux extrémités fuperieures. 

Les nerfs brachiaux qui font aufïï 
formés par la première paire dorfâle 
font au nombre de fixqui palTent par 
la féparation du mufcle fcalene pour 
fe rendre fous l’aiffelle; 

Le premier cordon brachial defcend 
le long de la partie interne dü bras à 
côté du mufcle biceps, 8c gagne l’a- 4 
Vant-bras pour fe perdre à la peau qui 
fe recouvre. 

Le deuxieme cordon brachial defcend 
le long de la partie interne du bras, 
étant parvenu au ply du bras defcend 
tout le long de la partie anterieure de 
l’avant-bras entre le mufcle fublime 8 è 
profond en leur fourniffant des filets ; 
arrivé au poignet pafle par-deffous le 
ligament annulaire commun 8 c s’incli¬ 
ne dans lapaulme de la main , fe diftri* 


fcue aux mufclesqui y font & aux doigts* 

Le troifiéme cordon brachial defcend 
le long de la partie interne du bras,paf- 
fe par une goutiere qui eft à la partie 
pofterieure du condille interne del’hu- 
merus } defcend enfuite le long de la 
partie interne du cubitus donnant dans 
Ion chemin des filets à tous les mufcles, 
& e'tant parvenu à la partie inferieure 
du cubitus, fe partage en deux bran¬ 
ches , la première entre dans la paulme 
de la main fe diftribuer au muîcle hy- 
potenar& aux interoffeux, après avoir 
paffé par la goutiere que l’os du carpe 
qui eft hors de rang forme , fa fécondé 
branche produit des filets quife difitri— 
buent au doigt annulaire & petit doigt 
& aux tegumens qui recouvrent le défi? 
fus de la paulme de la main. 

Le quatrième cordon brachial def¬ 
cend le long de la partie interne du bras 
entre le biceps 8 c le eoracobrachial juf- 
qu’à la partie moyenne d’où il paffe de 
h partie interne à l’externe entre le long 
8 c le court extenfeur, s’incline enfuite 
vers la partie fuperieure de l’avant-bras 
où il fe partage en deux branches ; la 
première fe diftribue au long 8 c court 
ïupinateur, 8 c aux extenfeurs des doigts 
8 c du poignet, la fécondé defcend le 




4 « 

long du radius avec l’artere' radiale $£ 
dtant parvenu à la partie inférieure fe 
perd aux tegumens qui recouvrent k 
deffusde la main , le poulce , le doigt 
ihdex , le dpigtdu milieu. 

Le cinquième cordon brachial defcen,d 
le long delà partie interne du bras , 
gagne fon pli pour fe diftribuer à la 
peau qui recouvre l’avant-bras. 

Enfin le fixie'me cordon brachial va de 
la partie fuperieure 8c interne du bras à 
la partie externe pour fe perdre dans 
les mufclesdeltoid.es , fous épineux, 
grand dorfal, grand„& petit rond. 

De la partie latérale des vertébrés du 
dos partent do„uze nerfs de chaque côté 
aufquels on a donné le nom de dor- 
faux. 

La première paire de nerfs dorfale ç- 
tant fortie par les trous qui font entre 
la première & fécondé vertébré du dos, 
remonte pour fe confondre avec la der¬ 
nière paire vertébrale ou cervicale , 8 e 
aide par ce moyen à la formation des 
nerfs brachiaux qui font expliquez ci- 
deflus. 

Les onze autres paires de nerfs dor- 
fales après être (ortie parles trous qui 
fontentre chaque vertebre du dos.pro-' 
duifent des branches qui fe logent dans 
les 


les goutieres qui fe rencontrent à la par¬ 
tie inferieure & interne de chaque cô¬ 
te , toutes ces branches fe diftribueht 
à la plèvre , aux naufeles intereoftaux, 
à ceux qui recouvrent la poitrine , aüx 
mufcles triangulaires. 

Les demierespaires de nerfs dorfalés 
fe communiquent avec les premièréS- 
paires lombaires, &: les lombaires font 
au nombre de cinq de chaque eôtéjqvti 
partent des trous qu’on obferve entre 
le corps des vertebes des lombes. 

La première paire des nerfs lornbai- 
res va fe diftribuer aux mufcles du bas- 
ventre .; au péritoine ,• & à la peâu ; la 
deuxième paire lombaire fe diftribue au 
ferotum, àla verge & au pubis àd’hom- 
roe , à la motte ou mont venus Si au* 
grandes levres à la femme, & entre dans 
la compofitiOn du nerf crural ; latroi- 
fiéme & quatrième paire lot^baire ai¬ 
de à former avec letdeuxicme nerf cru- 
ral anterieur & lenerf opturareur ap¬ 
pelle autrement crural polterieur. 

Le nerf crural anterieur fort du ventrè’ 
par-delïous i’arcade des mufcles & par 
defîbus le mufcle pfoas, après quoi ga¬ 
gne la partie fuperieure tk anterieure 



P 

delà cuifiè,s'accompagnant avec'Farte* 
Te & veine crurale; là il fepartage en 
plufieurs branches qui fe diftribuenr à 
la peau qui recouvre la euifle , aux 
glandes inguinales & aux mufcles de la 
euifle & de la jambe, enfuite continue 
fon chemin le long de la partie latérale 
& interne de lajambe dans la graille en 
accompagnant la veine faphene interne 
& va lé perdre dans les tegumens qui 
recouvrent le deflus du pied. 

Le nerf crural poflerieur autrement 
appelle opturateur entre dans le baflin, 
pâlie par le trou oval au travers des 
mufcles opturateurs étant accompagné 
de l’artere & veine du même nom ; en 
fortant il fe partage en plufieurs filets 
qui fe diftribuent aux mufcles triceps; 
& autres. 

L acinquiéffiepaire lombaire commu¬ 
nique avec la première paire faerée , Ô£ 
•celle-là avec les cinq paires faerées qui 
fe partagent chacune en deux branches; 
les externes ou poflerieurs paflent par 
les trous externes de l’os facrum & vont 
fe diftribuer aux mufcles de l’épine, les 
internes ou anterieurs fortent par les 
trous internes & anterieurs de l’os fa¬ 
crum. 



Les premières facrées avec la dernicre 
lombaire s’anaftemofent enfcmble pour 
former le nerffciatique , 8c les derniè¬ 
res facrées fe diftribuent aux mufcles 
de l’anus, à la veffie ÔC à fon col, à U 
matrice 8c à fon col, aux proftates, aux 
veflicules feminaires, aux trompes de 
Fallope, au clitoris s aux grandes lè¬ 
vres, à la verge 8c à fes mufcles,au fcro- 
tum , 8c au periné. 

Le nerf fciatique eft donc formé par 
la derniere paire lombaire , 8c les pre¬ 
mières facrées, fortent du baflin en paf* 
fant par l’échancrure qui eft à la 'partie 
inferieure 8c pofterieure de l’os ileurrc,’ 
& par deiïous le mufcle pyramidal;à»fa 
forcie il diftfibue des filets au releveur 
8c fphinéler de l’anus 8c aux mufcles 
feffiers , ,pafte enfuite par-deffous le 
grand fefïjer fur les mufcles gemaux, 
opturateur interne 8c quarré entre le 
grand trocantcr 8c la tuberofité de l’os 
ifchium, defcend enfuite le long de la 
partie pofterieure de laeuiffe entre les 
mufcles flechilfeurs de la jambe, où 
étant parvenu à l’endroit du jarret fe 
partage en deux cordons qui prennent 
le nom de fciatique externe ou ante- 
xieure, ôc interne ou pofterieure. 





Le feiatique externe oQ anterieur, 
defcend le long de la partie anterieure 
du péroné ; & étant parvenu à la partie 
inferieure,unedes branches qui le com- 
pofenr, paf-fe par-deflus le Ligament an¬ 
nuitaire, l'autre par-deffous pour s’aller 
perdre aux tegurpens qui recouvrent le 
larfe , metatarfe, & les doigts» , 

Le. feiatique interné ou pofterieur 
defcendle long de la partie pofterieure 
du tibia en atcômpagnant l’artere ^ti¬ 
biale ,*.de même que le feiatique ante¬ 
rieur aGCômpagne l’artere furale,étant 
parvenu à.la.partie inferieure ; unç 
branche Vagàgnerle ddlus du pied pour 
fe diftribuer à la peau qui le recouvre,- 
& l’autre continue foj^chemin , paffe 
par la fiinioficé de la’mgelle interne & 
va fe diftribuer aux tegumens de la 
plante du pied ôc à tous lesmufcles qui 
rempliffent cette cavité. 

Il faut obferver que le nerf feiatique' 
depuis fon Commencement produit des 
filets qui fe diftribuent à toutes les par- 
ïies par où il paffe. 

$?tn de VJngeologïe , de la circulation dtt 
Jdng dans fie fœtus, & de U 

, ■ . -Me vrslogtei* . ,